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Gaza : «La mort est préférable à ce que nous vivons»
Publié dans L'opinion le 18 - 09 - 2025

Les Palestiniens de la ville de Gaza ont décrit des scènes de panique, mardi, lorsqu'Israël a lancé une nouvelle opération terrestre, déployant des troupes et des chars dans la zone, tout en la bombardant de lourdes frappes aériennes. Les Gazaouis racontent les journées d'horreur.
Les rues de la ville étaient remplies d'habitants n'ayant trouvé aucun abri, selon des témoins cités par le New York Times. D'autres ont trouvé refuge dans des bâtiments emplis de fumée provenant des frappes aériennes ou des tirs israéliens à proximité.
Nisreen Joudeh a déclaré qu'elle se réfugiait avec son mari et ses quatre enfants dans un appartement dont les murs gravement fissurés semblaient s'effondrer autour d'eux. Elle a ajouté qu'elle craignait qu'ils ne meurent tous bientôt. «À chaque frappe, des morceaux de béton nous tombaient sur la tête, et je hurlais sans arrêt», a raconté Jouda, 40 ans. Montaser Bahja, ancien enseignant, a déclaré qu'il se cachait lui aussi de l'attaque israélienne dans un appartement près de la côte méditerranéenne. Il a expliqué que les bombardements intensifs ont commencé la nuit et que les frappes ont fait trembler le sol sous son immeuble. «Nous sommes tous terrifiés. La mort est préférable à ce que nous vivons», a-t-il déclaré.
Mardi, l'armée israélienne a déclaré qu'environ un demi-million de personnes restaient à Gaza, après que 350.000 personnes ont obéi aux ordres d'évacuation et ont fui, aggravant la catastrophe humanitaire dans la région, où la plupart des habitants ont été déplacés à plusieurs reprises et où la faim est généralisée après près de deux ans de guerre.
Les responsables de la santé à Gaza ont indiqué que les ambulances et les secouristes n'ont pas pu atteindre certains blessés coincés dans les rues ou sous les décombres en raison des frappes aériennes israéliennes.
Avec le début de l'opération terrestre mardi, l'armée israélienne a demandé à tous ceux qui restaient à Gaza de partir au plus vite, mais beaucoup ont déclaré que tout simplement ils n'en ont pas les moyens. «Je n'ai nulle part où aller dans le sud de Gaza : ni maison, ni tente, ni voiture pour me déplacer», a déclaré Bahja. «Ils ne combattent pas le Hamas, ils nous combattent tous, nous, les civils».
Israël a affirmé cibler la ville de Gaza car elle est l'un des derniers bastions du Hamas, du groupe de la résistance palestinienne.

Un demi-million d'enfants pâtissent de cette guerre
Joda a affirmé que sa famille n'avait pas les moyens de se déplacer hors de la ville, ce qui lui a coûté environ 1.000 dollars, voire plus, ces derniers jours. Elle a ajouté qu'ils ne pouvaient pas partir à pied car son mari souffrait de diabète et d'hypertension. Elle a souligné que l'un de ses fils avait également été blessé en tentant d'aller chercher de la farine dans un centre de distribution d'aide, ajoutant qu'elle avait le sentiment que sa famille et sa ville avaient atteint leurs limites. Même si sa famille survivait à l'attaque, elle s'inquiétait de savoir comment elle allait pouvoir se nourrir. Il ne lui reste que deux kilos de farine et quelques conserves chez elle, et elle craint de ne plus pouvoir recevoir d'aide de sitôt.
Au milieu de ces drames, Israël continue de lancer des avertissements d'évacuation aux habitants de Gaza, et chaque avertissement marque le début d'un long périple de souffrances à la recherche d'une bouée de sauvetage. Mais de cette situation c'est surtout ce un demi-million d'enfants, victimes de violences et de traumatismes psychologiques depuis plus de 700 jours dans la bande de Gaza, qui en pâtissent le plus.
Le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) tire la sonnette d'alarme sur ces catastrophes humaines, qualifiant d'«inhumain», voire cruel, l'avertissement à ces enfants les poussant à fuir, les conditions sont si désastreuses que certaines personnes déplacées par la nouvelle offensive israélienne sur Gaza, frappée par la famine ces derniers jours, retournent vers les bombardements, selon Reuters.
L'offensive israélienne actuelle démontre une fois de plus que les enfants constituent le «maillon faible» de la guerre à Gaza. Ni la fuite ne les protège de la menace de mort, ni les conditions de vie ne garantissent leur survie.


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