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GenZ : pris en otage par la spirale de violence, le mouvement veut continuer sans se décrédibiliser ( Le point)
Publié dans L'opinion le 02 - 10 - 2025

Après cinq jours de manifestations et d'émeutes d'une rare ampleur qui ont atteint leur pic pendant la nuit du mercredi, les appels du mouvement GenZ à manifester se poursuivent au moment où les protestations bascule dans une violence qui échappe à leurs initiateurs pacifiques. Ces derniers récusent le vandalisme et les actes de sédition devenus incontrôlables qui risquent de décrédibiliser une mobilisation au départ pacifique. Tour d'horizon.
Les manifestations initiées par le mouvement GenZ basculent vers la violence qui prend maintenant le dessus sur le caractère pacifique. L'extrême violence secoue le Royaume pour le cinquième jour consécutif. Les émeutes ont atteint un degré inouï de brutalité dans la nuit du mercredi. Les actes subversifs se sont propagés comme une traînée de poudre dans plusieurs régions touchant à la fois les grandes métropoles et les petites communes.
Des scènes de dévastation nous parviennent de plusieurs villes qui se sont transformées en théâtres d'affrontement impitoyable entre les force de l'ordre et des centaines de manifestants, venus en grand nombre pour semer la pagaille.
Désormais, ce sont les casseurs et les émeutiers cagoulés qui sont à l'avant-garde de foules galvanisées où se cachent des centaines de mineurs. Nous sommes désormais loin des jeunes éduqués descendues avec retenue dans la rue pour revendiquer des droits sociaux pendant le week-end dernier.
De Tanger, à Salé en passant par Taroudant et Oujda, les scènes sont pareilles. Heurts avec les forces de l'ordre, jets de pierre, pillages et véhicules incendiés. Selon les vidéos diffusées massivement sur les réseaux sociaux, les émeutiers ont ciblé particulièrement les centres commerciaux, les magasins de grande distribution et les agences bancaires dont plusieurs ont été incendiées ou pillées. En parallèle, les affrontements avec les forces de l'ordre sont d'une violence comme on en a rarement connue ces dernières années. Plus de 263 membres de la police et des forces auxiliaires ont été blessés, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur. De l'autre côté, 23 personnes parmi les manifestations ont été blessées.
C'est dans la province d'Inzegane que la violence atteint son comble. A Leqliaa, des individus ont pris d'assaut une brigade de Gendarmerie pour s'emparer des armes de service et des munitions. Les gendarmes ont dû faire usage de leurs armes à feu pour neutraliser les assaillants, dont deux sont morts des suites de leurs blessures, selon un communiqué des autorités locales. Les assaillants ont tenté d'attaquer le poste à deux reprises en renforçant leurs rangs.
À Sidi Bibi, le siège de la Commune a été incendié. Idem à Taroudant où les bâtiments publics ont été visés.
Cependant, les manifestations qui ont eu lieu à Sidi Bernoussi à Casablanca se sont déroulées pacifiquement sans dérapage.
Le tournant dangereux devient de plus en plus inquiétant. Plusieurs personnes ont dénoncé sur les réseaux sociaux l'intrusion des casseurs dans les manifestations à des fins de pillage et de subversion. La situation est si préoccupante que même les initiateurs du mouvement Genz de dissocient de cette explosion de rage.
Réunis sur la plateforme Discord, les participants ont voté en faveur de la poursuite des manifestations pacifiques. Le mouvement maintient ainsi les sit-in tout en récusant les débordements dans un communiqué. Des appels au rassemblement à 17h dans plusieurs villes ont été lancés .
Le mouvement semble échapper maintenant à ses initiateurs. Les casseurs ont confisqué les manifestations au point qu'il devient impossible pour les forces de l'ordre de démêler le séditieux du manifestant pacifique face des hordes cagoulées déterminées à semer la pagaille.
Les autorités poursuivent les arrestations. Le ministère de l'Intérieur comme les autorités judiciaires, notamment le Ministère public, tiennent un discours ferme en enchainant les rappels à l'ordre.
Jusqu'à présent, 409 personnes ont été placées en garde à vue tandis que d'autres ont été relâchées après vérification d'identité. 193 personnes sont poursuivies par la Justice. Le Parquet a mis en garde les fauteurs de trouble. Dans une déclaration à la presse, Zakaria Laaroussi, magistrat et chef de l'unité de suivi de l'exécution des mesures répressives à la Présidence du ministère public, a déclaré que les auteurs d'actes de vandalisme seront traités avec la plus extrême rigueur.
La réponse pénale devrait être intraitable, selon une source judiciaire, qui rappelle que les peines encourues peuvent aller jusqu'à 20 ans de prison ferme et à la perpétuité en cas de circonstances aggravantes.
Selon le président du Pôle de l'action publique et du suivi de l'exécution de la politique pénale à la Présidence du Ministère public, Ahmed Ouali Alami, "les actes de vandalisme, d'incendie et de violence ayant touché les biens publics et privés et attenté à l'intégrité physique des personnes suite aux manifestations non autorisées, n'ont rien à voir avec une quelconque forme de liberté d'expression, mais sont des actes criminels sanctionnés, en vertu du Code pénal, par de lourdes peines variant entre 10 et 20 ans de prison et pouvant aller jusqu'à 30 ans voire, dans certains cas, la perpétuité s'ils sont associés à des circonstances aggravantes".


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