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Pacte de la jeunesse : La vision de l'Istiqlal pour rajeunir la politique [INTEGRAL]
Publié dans L'opinion le 06 - 10 - 2025

Le Parti de l'Istiqlal a livré les conclusions des consultations menées auprès des jeunes dans le cadre de la charte de la Jeunesse pour rétablir la confiance dans l'action politique face aux discours anti-démocratiques. Détails.
Pour le Parti de l'Istiqlal, il est indispensable que la jeunesse investisse le champ politique pour réconcilier les nouvelles générations avec les institutions. D'où l'urgence de reconstruire la confiance. C'est l'intime conviction du Secrétaire Général du parti, Nizar Baraka, qui s'est livré à cœur ouvert lors d'une rencontre, tenue samedi, avec les jeunes istiqlaliens, dédiée à la présentation des conclusions des consultations lancées auprès des jeunes depuis janvier dernier dans le cadre de l'initiative de la charte de la jeunesse coordonné par Abdelhafid Adminou, membre du Comité Exécutif du parti de la Balance.

Ces consultations menées dans de nombreuses régions du Royaume, et qui ont inclus 500 communes, ont connu la participation des jeunes de 16 à 30 ans qui ont exprimé leurs préoccupations et leurs attentes au bout de 1000 heures d'échanges. Il s'agit d'un débat franc et sincère dans le cadre de l'autocritique qui demeure le fil conducteur du parti.

L'enquête a montré que les jeunes restent attachés aux constances de la Nation et à l'identité nationale. Par contre, la jeunesse reste pessimiste quant à son avenir et pense qu'il y a un fossé qui la sépare de la politique. La santé, l'éducation et le chômage demeurent au cœur des préoccupations de jeunes qui ont revendiqué plus de justice sociale et territoriale et souligné l'importance de réactiver l'ascenseur social à travers l'école et la libération des énergies. Les jeunes interrogés pensent toujours que la politique reste gangrénée par la corruption qui les empêche de s'y engager. Ils n'en demeurent pas moins optimistes à condition qu'il y ait davantage de justice, de transparence et de reddition des comptes.

L'Istiqlal a anticipé le malaise des jeunes

Pour sa part, Nizar Baraka a rappelé que l'Istiqlal a tenté de se rapprocher des jeunes et porter leurs préoccupations avant la crise actuelle. En témoigne le nouveau contrat social auquel le parti a appelé dès janvier dernier pour répondre aux aspirations d'une jeunesse livrée aux incertitudes. Selon le leader istiqlalien, le parti de la Balance a été précurseur en anticipant la colère actuelle, comme il l'avait pressenti dans son discours du 11 janvier à l'occasion du 81ème anniversaire de la présentation du Manifeste de l'Indépendance, où il a souligné la nécessité de donner un nouvel espoir aux jeunes face au chômage et au manque de visibilité sur leur avenir.

Pour l'Istiqlal, la solution à cette crise de confiance passe par la participation des jeunes dans la vie politique. "Cette jeunesse a montré qu'elle a une conscience politique. Profitons-en. Il faut que les jeunes s'inscrivent sur les listes électorales", a-t-il insisté, soulignant que le parti a plaidé pour le renforcement de la représentativité et de la participation des jeunes lors des consultations relatives à la réforme électorale.

Mise en garde contre les tentations du "reset"

L'Istiqlal voit sa nouvelle charte comme une chance pour que la jeunesse s'engage davantage en politique au lieu de céder aux discours nihilistes qui veulent faire table rase des institutions. Là, M. Baraka a mis en garde contre les voix qui veulent exploiter le sentiment de frustration des jeunes pour décrédibiliser les partis en tant que forces d'encadrement de la société.

Le message est on ne peut plus clair : il ne faut pas que les partis politiques soient un bouc émissaire après tant de décennies d'acquis démocratiques.

Nizar Baraka a rappelé qu'il y a un discours anti-démocratique qui resurgit à chaque crise politique. "C'est ce que veulent ceux qui défendent le retour des technocrates pour en finir avec la reddition des comptes", a-t-il mis en garde.

En gros, à travers ce nouveau pacte, l'Istiqlal essaye de montrer à cette nouvelle jeunesse qu'il est possible de contribuer au changement en militant au sein des partis politiques. Raison pour laquelle Nizar Baraka a annoncé la création d'une académie de la jeunesse qui soit une plateforme de dialogue et d'échange mise à disposition des jeunes pour qu'ils prennent leur destin en main et faire valoir leurs préoccupations. C'est une sorte de pépinière de talents et de futurs militants qui porteront le flambeau et les aspirations des nouvelles générations sur la scène politique. Cette initiative va dans le sens de l'année du volontariat lancée dès février dernier. En fait, cette nouvelle académie est également un canal de communication avec les jeunes. Une task force a été créée pour communiquer directement au sein des plateformes numériques, notamment Discord.

Par ailleurs, Nizar Baraka a profité de cette rencontre pour faire un diagnostic de la situation politique actuelle et dire ce qu'il pense sans langue de bois. Il a réitéré que les revendications portées par les jeunes sont légitimes, rappelant qu'il y a encore des défis majeurs dans l'éducation et la santé. "Nous disons les choses telles qu'elles sont, c'est pourquoi les Marocains nous font confiance", a poursuivi le Secrétaire Général qui a tenu à rappeler que le parti a toujours tenu un discours de vérité. Selon lui, l'Istiqlal a été clair lorsqu'il a reconnu l'échec de l'objectif d'un million d'emplois sur lequel s'est engagé le gouvernement dans son programme.

Malgré les nombreuses carences dont souffrent les services publics, notamment dans l'éducation et la santé, cela ne signifie pas que le gouvernement n'a rien fait durant son mandat. Nizar Baraka a estimé qu'il faut voir le tableau dans sa globalité et ne pas se contenter de voir le verre à moitié vide. Il a défendu le bilan de l'Exécutif qui, a-t-il rappelé, a augmenté considérablement les budgets de la Santé et de l'Education auxquels ils mobilisent annuellement 100 milliards de dirhams.

A cela s'ajoutent la généralisation de la couverture sociale, l'aide au logement et l'ensemble des acquis du dialogue social dont la facture s'élève chaque année à 45 milliards de dirhams, sans oublier les dépenses de la Caisse de Compensation qui ont atteint 12 milliards de dirhams.

En gros, 100 MMDH ont été déboursés pour améliorer les revenus, a indiqué M. Baraka. Autant d'efforts qui prouvent, à ses yeux, les efforts consentis par le gouvernement pour parachever la construction de l'Etat. Certes, a-t-il concédé, la qualité des services, surtout dans la Santé, n'est pas encore au rendez-vous pour plusieurs raisons structurelles, dont le déficit des ressources humaines.

Enfin, Nizar Baraka a rappelé que les grands chantiers structurels en cours lancés par le gouvernement conformément aux Hautes Instruction royales ont pour but d'améliorer les services publics. Il a donné l'exemple de l'hôpital Ibn Sina dont la reconstruction a nécessité 11 milliards de dirhams. Il a également mis l'accent sur les autoroutes de l'eau qui ont permis de garantir l'approvisionnement en eau grâce à l'interconnexion entre les bassins hydrauliques en peu de temps.

Ces grands chantiers vont permettre d'accélérer la dynamique de développement, aux yeux de M. Baraka, qui a rappelé que les services sociaux et les infrastructures de santé demeurent au cœur du cahier lié à l'organisation de la Coupe du Monde.


Abdejebbar Rachidi : « Le débat public s'est déplacé dans l'espace virtuel, il faut s'y adapter »
« Le gouvernement est prêt à ouvrir les voies du dialogue avec la nouvelle génération de manifestants, afin de mettre sur la table leurs doléances et d'examiner les mesures susceptibles d'améliorer l'accès à des services de santé et d'éducation de qualité. Le refus de cette initiative ne facilitera guère la possibilité d'apporter des réponses aux revendications exprimées par les citoyens », a déclaré vendredi à 2M Abdeljabbar Rachidi, Secrétaire d'Etat auprès de la ministre de la Solidarité, de l'Insertion sociale et de la Famille, chargé de l'Insertion sociale. Il a indiqué que la jeunesse a toujours été une force motrice dans l'espace public, notamment à travers les formations politiques actives ayant, au fil des années, contribué à impulser des réformes constitutionnelles historiques. La différence qui s'impose aujourd'hui, ajoute-t-il, est que cette jeunesse a fait de l'espace virtuel un véritable espace public de débat et d'expression collective.

« Nous sommes désormais face à l'émergence d'institutions virtuelles qui produisent une opinion et une élite, d'où l'importance du dialogue pour l'engager dans les réformes », souligne le responsable.

En direct sur une télévision publique, Abdeljabbar Rachidi a reconnu, une nouvelle fois, la légitimité des revendications brandies par le mouvement "GenZ", tout en rejetant l'émergence de ce qu'il a qualifié de revendications « étrangères » et « exagérées », notamment celles appelant à la dissolution des institutions. En réponse aux critiques concernant les équipements médicaux défaillants dans plusieurs hôpitaux, notamment à l'hôpital régional d'Agadir, qui a été l'un des éléments déclencheurs de la colère, Abdeljabbar Rachidi a précisé que la disponibilité des équipements et des ressources humaines dans les établissements hospitaliers constitue l'un des objectifs mêmes de la création des groupements territoriaux de santé.

Selon Rachidi, la gestion régionale de l'offre de soins permet de rapprocher les soins du citoyen. Le responsable a réaffirmé la prédisposition du gouvernement au dialogue avec le mouvement "GenZ", en vue d'en faire une force motrice pour accélérer le changement dans des secteurs aussi vitaux que la santé et l'éducation.

Il a toutefois regretté l'absence d'une élite encadrante pour ce mouvement, à l'instar de celle qui avait émergé lors du mouvement du 20 février, et qui aurait pu faciliter l'activation des mécanismes de médiation. Une médiation que le groupe "GenZ" rejette, en raison de ce qu'il considère comme une perte de confiance envers le gouvernement actuel.
Comité Exécutif : L'Istiqlal appelle au dialogue sérieux et aux solutions tangibles
Réunis mercredi sous la présidence de leur Secrétaire Général, Nizar Baraka, les Istiqlaliens ont ainsi réaffirmé leur conviction quant au bien-fondé de ces revendications. Le Comité Exécutif du parti a donc réitéré son engagement en faveur du renforcement de l'hôpital public, en insistant sur la nécessité de le doter des moyens humains et techniques requis, ainsi que de conditions professionnelles adéquates, afin qu'il puisse pleinement jouer son rôle social et garantir des prestations de santé de qualité. Et pour atteindre l'objectif escompté, le Comex invite la jeunesse à adopter une démarche constructive, en privilégiant le dialogue responsable, que ce soit au sein des institutions, dans les médias publics ou à travers les espaces de débat ouverts, étant la seule voie pour dégager des solutions concrètes, immédiates et opérationnelles aux problèmes soulevés. Les leaders du Parti ont par ailleurs rappelé l'importance pour les autorités publiques de garantir les droits et libertés fondamentaux, « au premier rang desquels le droit à la manifestation pacifique et la liberté d'expression, dans le strict respect du cadre légal et avec le souci constant de préserver la sécurité des personnes et des biens ».


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