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Ziiiiid, Ziiiid ya Walid !
Publié dans L'opinion le 28 - 12 - 2025

Les Lions de l'Atlas ont concédé face au Mali un nul au goût amer et échappé à une humiliation devant plus de 60.000 supporters. Derrière l'apparente maîtrise comptable - une première place préservée - se cache un malaise profond, fait d'interrogations techniques, de doutes sur les choix opérés et d'un sentiment diffus de potentiel inexploité.
Car ce nul n'a rien d'accidentel. Il s'inscrit dans une continuité déjà perceptible : celle d'un jeu devenu prévisible, trop conservateur, parfois prisonnier de ses propres certitudes. Le Maroc a eu le ballon, a installé sa possession, a multiplié les situations offensives. Mais cette domination est restée stérile, faute de verticalité, de prises de risque et de justesse dans les trente derniers mètres. À force de vouloir contrôler, l'équipe a fini par neutraliser sa propre créativité. Le paradoxe est frappant. Jamais le Onze national n'a semblé aussi riche en talents offensifs, en profils capables de faire la différence individuellement. Et pourtant, cette abondance se transforme rarement en déséquilibre collectif. Le jeu manque de percussion, d'imprévisibilité, de cette étincelle qui force les blocs adverses à rompre. Face à un Mali discipliné et bien organisé, le Maroc a souvent donné l'impression de réciter une partition connue, sans surprise ni variation.
Plus inquiétante encore fut la seconde période. Là où l'on attendait une montée en puissance, une prise de contrôle émotionnelle et tactique du match, ce sont les fragilités qui se sont révélées. Déséquilibres dans le placement, transitions mal maîtrisées, gestion hésitante des temps faibles. Le collectif a perdu en cohérence, comme si le fil du match lui échappait progressivement.
Les choix opérés depuis le banc n'ont guère dissipé ces zones d'ombre. Certains ajustements ont semblé tardifs, d'autres insuffisamment audacieux. L'insistance sur des joueurs en manque de rythme ou de repères interroge, surtout dans une compétition disputée à domicile, où la concurrence interne devrait être un moteur, non un frein. À ce niveau d'exigence, la gestion du groupe est aussi déterminante que le schéma tactique.
Walid Regragui se retrouve ainsi face à un défi délicat : sortir de la zone de confort sans renier l'équilibre qui a fait la force de cette équipe par le passé. La stabilité est une vertu, mais elle devient un risque lorsqu'elle se transforme en immobilisme. Le contexte continental, la pression du public et les ambitions affichées exigent davantage de clarté dans les choix et de courage dans les décisions. La première place au classement ne doit pas servir d'alibi. Elle ne rassure ni les observateurs avertis ni un public marocain qui aspire à voir une sélection plus inspirée, plus audacieuse, plus en phase avec la qualité de son vivier. Le rêve africain reste intact, mais il apparaît aujourd'hui moins menacé par la valeur des adversaires que par une forme d'autocensure tactique.
Dans une CAN à domicile, l'Histoire ne se construit pas à coups de calculs, mais par des partis pris forts. Le temps n'est plus à constater les limites, mais à les dépasser. Car le talent est là. Reste à oser l'utiliser pleinement... Ziiiid, Ziiid ya Walid ! Car le Maroc reste malgré tout derrière toi et ton équipe.


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