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L'Internationale Démocratique du Centre en conclave à Marrakech
La démocratie et la dignité humaine, socles du développement Le PI et l'IDC se partagent des valeurs suprêmes de démocratie, de tolérance et de libertés
Publié dans L'opinion le 11 - 10 - 2010

Le Parti de l'Istiqlal, facteur essentiel pour la stabilité politique au Maroc
C'est avant-hier samedi qu'ont pris fin les travaux de la réunion des leaders de l'Internationale démocratique du Centre (IDC), tenue à Marrakech à l'invitation du Parti de l'Istiqlal, avec l'adoption de plusieurs résolutions, dont l'une relative à l'intégration régionale des pays du Maghreb.
M. Nizar Baraka, membre du Comité exécutif du Parti de l'Istiqlal, chargé des relations internationales au PI et vice-président de l'IDC Afrique, a souligné, lors de la conférence de presse tenue au terme de la réunion, toute l'importance de cette résolution, qui a mis l'accent sur les efforts déployés par le Maroc dans le sens de la résolution du conflit du Sahara et de la promotion de l'intégration régionale maghrébine (voir ci-dessus le texte de la résolution).
Au paravant, le Secrétaire général du Parti de l'Istiqlal, M. Abbas El Fassi, a déclaré, dans son discours prononcé lors de la séance plénière de la réunion des leaders de l'IDC, qu'il ne fait aucun doute qu'aucun pays ne peut affronter seul les défis mondiaux, aussi différents qu'entremêlés. Une action internationale concertée, unifiée et cohérente est la seule démarche apte à mettre en œuvre les solutions efficientes et justes attendues par tous. L'IDC, qui regroupe en son sein des partis politiques influents des quatre coins du monde, est capable de traiter les problématiques posées. Et ce en partant de son expérience, de ses initiatives et de son modèle de développement, ainsi que ses nobles valeurs, auxquelles elle se réfère dans l'élaboration d'une stratégie solidaire globale menant à une économie sociale de marché, qui tient aussi compte d'une gestion durable des ressources naturelles et énergétiques.
Plus explicitement encore, M. El Fassi a déclaré, lors d'un dîner de gala offert en l'honneur des délégations participantes, que le Parti de I'Istiqlal et l'IDC se partagent des valeurs suprêmes de démocratie, de tolérance et de libertés. «Nous travaillons au sein de l'IDC avec force et conviction en vue de garantir plein succès aux objectifs de l'IDC «, a-t-il ajouté rappelant que le PI a eu le privilège d'adhérer à l'IDC en 2004.
Le secrétaire général de l'Istiqlal a tenu à rappeler que le parti de l'Istiqlal a eu le privilège d'être à l'origine de la création de la première organisation des droits de l'Homme au Maroc, la Ligue Marocaine pour la Défense des Droits de l'Homme, organisation dont M. Abbas El Fassi avait assumé la présidence. L'Istiqlal fut ainsi l'une des premières organisations au Maroc, au Maghreb et dans le monde arabe à avoir défendu les droits humains avec force et déterminisme.
Il a également mis l'accent sur la promotion des droits de la femme et l'égalité entre les sexes, que le Parti de l'Istiqlal défend fermement, insistant sur la promotion des valeurs de tolérance et de dialogue inter religions.
« Nous considérons que la loi est l'expression suprême de la volonté du peuple», a-t-il dit, faisant savoir que le PI fait de la tolérance, du dialogue entre les religions et entre les cultures et les civilisations, son cheval de bataille.
M. El Fassi s'est félicité également de l'organisation de ce conclave au Maroc ainsi que de la participation massive de nombre de pays africains, participation, a-t-il dit, qui se veut l'illustration de la détermination de ces pays à consolider la démocratie et les libertés fondamentales.
De son côté, le président de l'IDC, M. Pierre Ferdinado Cassini, s'est dit, quant à lui, fier de l'organisation de cette réunion au Maroc, terre africaine et arabe, de paix, de tolérance, de liberté, d'ouverture et de démocratie, mettant en avant les grandes avancées réalisées par le Royaume dans divers domaines.
M. Cassini a mis en relief également le rôle joué par le Royaume dans la préservation de la paix et de la stabilité non seulement à l'échelle maghrébin mais aussi au niveau du pourtour Méditerranéen.
Dans une longue déclaration faite à L'Opinion sur l'objectif de l'IDC, M. Pier Ferdinando Cassini, qui est aussi député italien et européen du parti de la démocratie chrétienne et président du Conseil de l'Union du Centre, a indiqué que cet objectif est de «regrouper tous les partis politiques modérés ou centristes, et tout ceux qui contribuent à la paix, la stabilité et la démocratie dans le monde. Et il n'y a pas de vraie démocratie sans liberté. La dignité de la personne est fondamentale. Mais il n'y a pas, non plus, de démocratie sans la participation des citoyens dans la vie politique».
M. Cassini, qui tient à faire connaître les valeurs de l'IDC à travers le monde, ne manque pas d'en énumérer les principales: «Nous mettons l'être humain, l'individu, homme ou femme, au centre de notre pensée et de notre action politique. C'est la raison pour laquelle nous travaillons beaucoup pour le renforcement des droits de la femme dans le monde. Nous défendons également le dialogue entre les religions. Selon notre conception des choses, les fanatismes religieux, tous les fanatismes, sont négatifs. Parce qu'ils utilisent la religion pour semer la violence et déclencher la déstabilisation. Dans notre organisation, comme je vous ai déjà dit, il y a tous les partis centristes du monde. En Europe, notre courant est représenté par des personnalités politiques de grande envergure, comme la chancelière allemande, Mme Angela Merkel, et le président français, M. Nicolas Sarkozy.
»En Amérique latine, ce sont également des personnalités politiques de premier plan qui nous représentent, à l'exemple du président du Mexique, M. Calderone, et M. Freij, l'ancien président du Chili. De grands leaders politiques de ce monde adhérent et collaborent au sein de notre organisation. Pour nous, il est important de développer les relations entre les Etats. C'est-à-dire entre les gouvernements, mais aussi entre les parlements et les partis politiques.
»Aujourd'hui, nous sommes les invités du Parti de l'Istiqlal, un très grand parti qui est un facteur essentiel pour la stabilité politique au Maroc. Il est donc important pour nous qu'un aussi grand parti ait un rôle important à jouer au sein de l'IDC. C'est-à-dire des relations de partenariat.
»Il y a actuellement, une nouvelle génération d'hommes politiques avec qui il est important d'établir de fortes relations pour qu'ils puissent s'activer au sein de cette organisation.
»Les problèmes qu'affronte le Maroc sont les mêmes auxquels sont confrontés d'autres pays. Et c'est pourquoi ces problèmes peuvent être mieux analysés et débattus en commun au sein de cette organisation.
»Il y a beaucoup de Marocains qui vivent et travaillent en Italie. Ce sont de bons travailleurs et c'est une communauté qui s'est très bien intégrée dans la société italienne. Marrakech, cette ville où nous nous trouvons maintenant, est très connue des Italiens. Parce que c'est une très belle ville, une ville où on a envie de passer ses vacances. Il y a aussi une importante coopération entre petites et moyennes entreprises italiennes et marocaines. Ce ne sont que des exemples pris au hasard. Je veux dire par là qu'il y a de très bonnes relations entre les deux pays».
Pour sa part, M. Alberto Ruiz Thierry, membre du Parti populaire espagnol et coordinateur général de l'IDC, a rappelé que «jusqu'ici, nous avons tenu nos réunions dans les autres continents. Mais cette fois-ci c'est un peu spéciale puisque c'est la première fois que nous nous réunissons en Afrique, ce qui est très significatif». Pour M. Alberto Ruiz, le mérite revient au Parti de l'Istiqlal, affirmant qu'«il y a un facteur particulier à prendre en considération dans les relations entre le Parti Populaire et le Parti de l'Istiqlal, à savoir l'amitié. C'est notre parti qui a parrainé l'adhésion du PI à l'IDC».
Concernant les questions économiques soulevées au cours des travaux de la réunion des leaders, M. Alberto Ruiz Thierry, a expliqué en termes très simples la situation actuelle: «Il est arrivé un moment où, dans le monde, plusieurs pays pensaient qu'ils étaient riches. Puis ils ont fini par découvrir qu'ils n'étaient pas aussi riches que ça».
Sur le plan de l'aide au développement, M. Alberto Ruiz Thierry défend une approche novatrice, qui privilégie la coopération plutôt que les dons. «L'idée pour l'avenir est de changer le système de la coopération. Le système de la coopération doit créer de la richesse. Sinon, les peuples ne vont jamais sortir de la pauvreté. Mais pour cela, il faut des infrastructures.
»A travers l'aide au développement, beaucoup de choses ont été réalisées en matière d'éducation et de santé dans les pays en développement. Mais il y a également beaucoup d'argent qui disparaît. L'Europe a dépensé en Afrique des sommes énormes. Dans certains pays d'Afrique, 60 à 70% du budget de l'Etat provient des aides internationales. Je dis bien dépenser et non pas investi, parce qu'on ne voit pas les signes de développement qui aurait dû en résulter. Et ce après des années d'octroi d'importantes aides à ces pays. Il faut bien être conscient d'une chose, sans démocratie, point de développement».
Au sujet de la présence chinoise, de plus en plus forte en Afrique, M. Alberto Ruiz Thierry n'y va pas par quatre chemins:
«Maintenant, les Chinois ont fait leur entrée sur la scène africaine. Ils donnent de l'argent à certains pays africains et beaucoup de cet argent disparaît dans des poches. A court terme, l'aide chinoise sera bien perçue. Mais à long terme, il faut s'attendre à voir 60 à 70 millions de Chinois installés ici, en Afrique. Les pays africains qui applaudissent actuellement à ces aides chinoises riront beaucoup moins par la suite.
»Partout où les Chinois bâtissent des infrastructures ou édifices, ils amènent avec eux leur propre main d'œuvre. Et parfois, ces travailleurs, ce sont des prisonniers. Ils travaillent sans coûter plus que le prix de leur nourriture. C'est ce qui explique, d'ailleurs, que l'Afrique du Sud a perdu tous les gros contrats de travaux publics sur son propre continent. Les entreprises chinoises sont toujours les moins disantes, elles demandent beaucoup moins chers que les entreprises sud-africaines».
Il est à rappeler que l'Internationale démocratique du centre a été crée en 1961 et regroupe 130 partis centristes de 80 pays.
En Europe, ce ne sont pas moins de 20 pays sur les 27 que compte l'Union, qui sont à la tête de gouvernements. Le Parti de l'Istiqlal est membre de l'IDC depuis l'année 2004.
D'autre part, le comité exécutif de l'IDC Afrique a validé l'adhésion du parti mauritanien «Union pour la République», du parti mozambicain «Mouvement démocratique du Mozambique», du parti burkinabais «Union pour la République», et enfin le parti ivoirien «Rassemblement des Républicains».
Un dossier spécial sur la réunion des leader de l'IDC, dans une prochaine édition.


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