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Pourparlers informels sur le Sahara, une 4ème session sans surprises
Le Maroc fait des propositions innovantes et concrètes, l'autre partie campe sur ses positions
Publié dans L'opinion le 20 - 12 - 2010

Evénements de Laâyoune : L'argumentaire du polisario démonté par les preuves irréfutables présentés par la délégation marocaine
Les travaux de la 4ème session de pourparlers informels sur le Sahara, ouverts jeudi à Manhasset, (près de New York), à l'invitation de l'Envoyé personnel du Secrétaire général de l'ONU, M. Christopher Ross, ont été clôturés samedi après-midi.
Ce nouveau round s'est tenu à huis clos, à l'instar des rendez-vous précédents, en présence de représentants du Maroc, de l'Algérie, de la Mauritanie et du «Polisario» et a été sanctionné par une déclaration de M. Ross à la presse.
La délégation marocaine comprenait MM. Taib Fassi Fihri, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Mohamed Yassine Mansouri, Directeur général des Etudes et de la documentation (DGED) et Maouelainin Ben Khalihanna Maouelainin, Secrétaire général du Conseil Royal Consultatif pour les Affaires Sahariennes (CORCAS).
Après les quatre réunions de négociations officielles directes, menées sous la houlette de l'ancien envoyé personnel du Secrétaire général de l'ONU, M. Peter Van Walsum, les parties concernées se retrouvent, depuis 2009, dans ce nouveau cadre informel proposé par M. Ross pour relancer le processus de négociations.
Pour le rendez-vous actuel, M. Ross avait promis une «approche novatrice pour essayer de créer un environnement qui serait plus propice au progrès» des négociations.
En 2010, trois pourparlers informels ont été organisés sur le territoire américain, au mois de février à Armonk, en novembre à Manhasset et l'actuelle rencontre dans la même localité. Le round inaugural de ces négociations s'était déroulé en août 2009 à Durnstein (Autriche).
Ces pourparlers s'inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre des résolutions 1813 (2008), 1871 (2009) et 1920 (2010) du Conseil de sécurité, qui appellent les parties à entrer dans une phase de négociations intenses et substantielles en tenant compte des efforts déployés par le Maroc depuis 2006 et en faisant preuve de réalisme et d'un esprit de compromis.
Le Maroc a présenté au cours de ce 4ème round de pourparlers informels sur le Sahara «un certain nombre d'initiatives et de propositions concrètes pour donner une chance» au processus de négociation et le dynamiser selon des «approches innovantes», a affirmé samedi soir M. Taib Fassi Fihri.
Ces propositions concrètes tendent à explorer différents aspects du dossier relatifs, notamment, à l'état réel des ressources naturelles de la région, la question de la représentativité de la population des provinces sahariennes, en plus de la contribution plus constructive de l'Algérie, a expliqué le ministre dans un point de presse, à l'issue de cette rencontre de trois jours.
«La délégation marocaine a présenté un certain nombre d'initiatives et de propositions pour donner davantage de chance à la négociation, accélérer son rythme et améliorer sa pertinence et sa perspicacité», a notamment déclaré M. Fassi Fihri.
Il a également évoqué la nécessité de ne plus limiter les tournées de l'Envoyé personnel du Secrétaire général de l'ONU pour le Sahara à la simple préparation des rounds de négociation, mais à les inscrire dans une dynamique visant, en plus, à «écouter ceux qui, dans la région, peuvent contribuer à faciliter le processus» en vue d'aboutir à une solution au service des intérêts du Maghreb arabe.
Le ministre a, dans ce cadre, fait part de la forte volonté du Maroc d'aboutir à une solution définitive de la question du Sahara sur la base du réalisme et de l'initiative marocaine d'autonomie saluée par l'ensemble de la communauté internationale.
Le plan d'autonomie, a-t-il souligné, représente une opportunité réelle pour l'ensemble des peuples de la région.
Le ministre a rappelé que le précédent Envoyé personnel, M. Peter Van Walsum avait abouti, à l'issue de quatre rounds de négociations, à une conclusion cruciale, à savoir que l'indépendance était une option irréaliste et irréalisable. «Nous ne voulons pas d'un retour en arrière, ni de repartir à zéro, car le Maroc a accompli des efforts considérables, à travers cette initiative, pour montrer son caractère sérieux, face à la soi-disant nouvelle proposition présentée par les autres parties, qui n'offre aucune chance d'avancer réellement», a-t-il dit.
La région a besoin d'une solution définitive de ce différend régional artificiel avec les autres parties, en particulier l'Algérie, le principal soutien politique et diplomatique du polisario, a-t-il ajouté.
Le Maroc ne ménagera aucun effort pour donner une nouvelle chance aux négociations sachant qu'»il y a des lignes rouges», à savoir la légitimité de la présence marocaine dans ses provinces du sud et l'unité et l'intégrité territoriale du Royaume, a rappelé le ministre.
Dans ce cadre, le Royaume est tout a fait disponible à donner une nouvelle chance au processus pour progresser à travers ces approches innovantes, donnant à titre d'exemple la question de l'évaluation de l'état réel des ressources naturelles de la région, de manière à clarifier la situation et démentir les allégations fallacieuses du polisario relatives à l'exploitation par le Maroc de ces ressources.
Autre exemple cité par le ministre, la question de la représentation de la population sahraouie, sachant que le polisario ne représente pas l'ensemble de cette population et ne peut prétendre, à la limite, qu'à la représentation de nos frères marocains séquestrés dans les camps de Tindouf, en Algérie.
Il a en outre évoqué la possibilité pour l'Envoyé personnel du Secrétaire général de l'ONU, de ne pas se contenter des rounds de négociation et de conférer plus de dynamisme à ses démarches, pour être à l'écoute de ceux qui, dans la région, peuvent contribuer à ce processus.
Le ministre s'est également interrogé sur le point de savoir comment dynamiser la contribution des Etats voisins, à savoir l'Algérie et la Mauritanie, dans la perspective d'une solution définitive dans l'intérêt de l'ensemble de la région du Maghreb Arabe.
Il a indiqué, par ailleurs, que la délégation marocaine a présenté, au cours de ces pourparlers, les preuves irréfutables pour démentir la propagande entretenue à l'occasion du démantèlement du camp de Gdeim Izik près de Laâyoune.
«Nous avons démonté tout l'argumentaire du polisario, pièce par pièce, en démontrant une fois de plus, que l'intervention était pacifique», a-t-il dit, ajoutant que les Nations unies et la Communauté internationale étaient parfaitement au courant des détails de ces incidents.
Nouveaux pourparlers informels sur le Sahara en janvier et mars 2011
Pour sa part, M. Ross a déclaré à la presse que les parties se sont engagées dans des discussions «approfondies sur des approches innovantes afin d'insuffler une nouvelle dynamique au processus de négociation en 2011, sur la base de rencontres régulières».
Les parties ont proposé des idées «concrètes qui seront développées» lors des deux prochaines sessions de pourparlers informels les 21 et 22 janvier et en mars 2011.
A la fin de la réunion, selon M. Ross, chaque partie a continué «à rejeter la proposition de l'autre comme une base unique de négociations à venir».
L'envoyé personnel du SG de l'ONU pour le Sahara a appelé les parties «à créer un climat de confiance et une atmosphère propice au progrès des négociations».
La rencontre de Manhasset a permis aux parties d'évoquer les derniers développements intervenus, a dit M. Ross en allusion aux opérations de diversion orchestrées par les autres parties à l'occasion du démantèlement du camp de Gdeim Izik à Laâyoune. Dans ce sens, il a appelé les parties à «éviter tout ce qui pourrait nuire au processus de négociation».
Par ailleurs, les quatre délégations présentes ont prévu de rencontrer les responsables du Haut commissariat pour les réfugiés (HCR) à Genève «dans un futur proche» afin de passer en revue le plan d'action concernant les visites familiales, dans sa totalité, et d'avancer vers le lancement de ces visites par voie terrestre, confirmant la poursuite de ces visites par voie aérienne.
Paris et Madrid déterminés à aider les parties à trouver une solution
Pendant ce temps, les chefs de diplomaties française et espagnole, Mmes Michèle Alliot-Marie et Trinidad Jiménez, ont affirmé, à l'issue d'un entretien vendredi à Paris que la France et l'Espagne sont déterminées à travailler ensemble pour aider les parties à trouver une solution à la question du Sahara.
«Nous sommes bien décidées à travailler ensemble pour que l'on puisse trouver une solution et j'ai tenu à saluer les efforts de l'Espagne dans ce sens», a souligné la ministre française des Affaires étrangères, lors d'un point de presse conjoint avec son homologue espagnole.
«Le plus important est d'aider les parties à trouver une solution juste, durable et acceptée par les parties», a souligné, pour sa part, Mme Jiménez notant, dans ce sens, que les deux pays veulent «appuyer aujourd'hui les négociations (informelles) qui se déroulent à New York et continuer à travailler dans le cadre du Groupe des amis et dans le cadre des Nations unies».
«Nous pensons qu'il s'agit du rôle le plus positif que les deux pays peuvent jouer dans cette question», a-t-elle relevé.
Pour Mme Alliot-Marie, le conflit autour du Sahara est «l'un des éléments qui freinent la capacité d'avoir une action commune au Maghreb et c'est la raison pour laquelle nous souhaitons qu'il puisse trouver une solution en toute bonne foi».
«Il est important à la fois pour les intéressés, les parties et pour pouvoir mieux lutter contre le terrorisme, qu'il puisse y avoir une réelle entente au niveau du Maghreb», a-t-elle noté, estimant nécessaire de «rétablir la confiance».
Le Maroc, partenaire «stratégique» et «prioritaire» pour la France et l'Espagne
Lors de cet entretien, Mme Trinidad Jiménez, a affirmé que le Maroc est un partenaire «stratégique» et «prioritaire» pour la France et l'Espagne.
Evoquant les relations de Paris et de Madrid avec les pays du Maghreb, elle a souligné que le Maroc est un pays «prioritaire dans le cadre de nos relations internationales».
«Il s'agit d'un pays important sur le plan méditerranéen où des réformes et des avancées importantes ont été réalisées ces derrières années. Et nous pensons que nous devons essayer d'aider dans le processus de consolidation de ces réformes», a-t-elle ajouté.
De son côté, la chef de la diplomatie française a indiqué que le conflit autour du Sahara est «l'un des éléments qui freinent la capacité d'avoir une action commune au Maghreb et c'est la raison pour laquelle nous souhaitons qu'il puisse trouver une solution en toute bonne foi».
«Il est important à la fois pour les intéressés, les parties et pour pouvoir mieux lutter contre le terrorisme, qu'il puisse y avoir une réelle entente au niveau du Maghreb», a-t-elle noté, estimant nécessaire de «rétablir la confiance».
Il s'agit de la première rencontre officielle entre Mmes Jiménez et Alliot-Marie depuis leur accession à la tête de la diplomatie de leurs pays respectifs.
«Le Maroc, un des pays de la Méditerranée qui a le plus avancé sur la voie des réformes et de la démocratie»
La ministre espagnole a, en outre, affirmé que «le Maroc est un des pays de la Méditerranée qui a le plus avancé sur la voie des réformes et de la démocratie».
C'est un pays «avec lequel l'Espagne a développé une coopération intense dans la lutte contre le terrorisme, le trafic de drogue et le contrôle des migrations», a-t-elle souligné dans un entretien paru samedi au quotidien Le Figaro, en marge de ses entretiens avec son homologue française.
Mme Jimenez a indiqué avoir évoqué avec Mme Alliot-Marie les relations avec le Maroc et la question du Sahara.
«Nous sommes d'accord pour considérer que le Maroc est, pour la France comme pour l'Espagne, un partenaire stratégique, un pays prioritaire avec lequel nous voulons avoir une très bonne relation, pour le bien des trois pays», a-t-elle assuré.
«C'est donc un pays qui mérite une attention particulière de notre part», a ajouté Mme Jimenez dont c'est la première visite en France depuis sa nomination à la tête de la diplomatie espagnole, en octobre.
Concernant le Sahara, Paris et Madrid «appuient» les discussions informelles qui ont repris à New York sous l'égide de l'ONU, en vue d'une «solution équilibrée, durable et acceptable» pour les parties, a-t-elle dit, notant que les deux pays «peuvent aider à créer un climat de confiance» dans ce sens.
Par ailleurs, la chef de la diplomatie espagnole a indiqué avoir évoqué avec son homologue française l'Union pour la Méditerranée (UPM) qualifié, par les deux parties de «forum indispensable» qu'»il faut consolider».
Elle a, à cet égard, estimé qu'»en l'absence de discussions israélo-palestiniennes, nous pouvons travailler au niveau technique, sur des questions comme le climat ou l'eau».


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