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Télégramme
Publié dans L'opinion le 28 - 03 - 2011

Scènes burlesques samedi dernier vers 17 heures au pied du building Assaâda où des ambulants hurlaient en précisant qu'ils vendaient des chemises Smalto à 60 dh et autres Balto à 100, même si ce n'est plus de saison. Ils ne craignent plus les autorités préoccupées par des manifestants – toujours les mêmes – entre Bank Al Maghrib et Maroc Télécom. Les diplômés au chômage, dont on croyait que leur cas était réglé - plus de 4000 recrutements - sont revenus sur la place qui ressemble de plus en plus à un syndicat permanent qui n'attend plus le 1er mai et la fête du muguet et du nougat. Jusqu'ici, les sans diplôme n'ont pas encore occupé le terrain, mais on imagine mal tous les sans-emploi prendre notre avenue centrale comme otage. Espérons que l'avenue Mohammed V sera rendue aux piétons en juin 2011 avec la Constitution revue et corrigée. En attendant, manifestants et ambulants occupent la voie publique, des scènes qu'on ne voit même pas en république. stop.
« L'Opinion » et l'Imprimerie Arrissala ont été frappés de plein fouet par la mort de notre standardiste qui a été violemment renversée, jeudi matin, sur cette route meurtrière en face de notre établissement, sur ce tronçon dangereux qui mène à l'autoroute. Après 48 heures dans un état comateux, Chama, la défunte qui a travaillé longtemps chez nous, a rendu l'âme, laissant derrière elle sa mère et sa petite famille.
On pense aux milliers de piétons qui traversent chaque jour cette route maudite où les radars n'inquiètent plus les chauffeurs qui se croient déjà sur l'autoroute alors qu'ils sont encore en ville. Adieu Chama qui nous a suivis dans notre déménagement quand « L'Opinion » a quitté le 11, avenue Allal Ben Abdallah où il n'y a plus de problèmes de « tobessate » pour nous rejoindre au lotissement Vita qui nous a éloignés du centre urbain. stop.
Signes des temps. Quand on allumait la lampe de sa chambre en pleine journée, les parents qui protègent un certain savoir et la baraka, nous disaient que c'était « hrame ». Un sacrilège presque qui nous incitait à avoir du respect envers nos valeurs. Aujourd'hui que des candélabres sont allumés quand le soleil est au zénith, on se dit qu'on a vécu des heures bénites. stop.
Dans les quartiers populaires, de plus en plus, les portes d'entrée sont fermées alors qu'il n'y a pas longtemps, elles étaient ouvertes ou entr'ouvertes du matin au soir. Ce qui permettait à la maîtresse de maison d'entendre passer le vendeur de « louwani » avec qui les femmes font du troc sans toucher un rond, le vendeur de sardines et autre « moule bali » qui ne craint aucun wali dont le rôle en juin sera limité. Dieu merci, avec la nouvelle Constitution qui va en surprendre plus d'un. stop.
Enfin, l'ambassade du Maroc au Japon a réagi aux appels du pied de la presse qui s'est demandé combien il y a de Marocains au Japon sérieusement ébranlé par la menace nucléaire.
Mercredi 23 mars, deux avions ont atterri à l'aéroport Mohammed V à Casablanca à 9 h 30 et 15 h avec à leur bord respectivement 55 et 45 ressortissants marocains évacués du Japon. Le 19 mars déjà, 5 Marocains avaient été évacués. Selon des sources au ministère chargé de la Communauté marocaine à l'étranger, un quatrième vol est prévu à la fin de la même semaine avec à son bord 36 personnes toujours en provenance du Japon. L'opération a été entièrement prise en charge par l'Etat, notamment les billets d'avion et le raccompagnement des personnes concernées jusqu'à leurs villes d'origine une fois arrivés au Maroc. Il faut rappeler que 640 Marocains sont installés au Japon essentiellement.
Enfin, on ne nous dit pas si les personnes ramenées au pays ont subi un contrôle médical à leur arrivée à Casablanca. Dans leur propre intérêt. Les radiations dont on parle beaucoup en ce moment ne peuvent pas être arrêtées par la source chaude magnésienne de Sidi Harazem ou de Moulay Yacoub avec son eau souffrée. Avec tout notre respect pour ces deux stations thermales. stop.
Après avoir laissé tomber des chefs d'Etat dans tous leurs états, Ben, roi des béni-oui-oui, Moubarak, la pyramide aux pieds d'argile humide, Kadhafi, le roi des rois dans le désarroi, et autres dictateurs manipulateurs, le prince de Bruni va-t-il lâcher le fils d'Assad, Bachar Al-Assad après la tuerie qui a fait une centaine de morts ?
Rappelons qu'un opposant de taille, le colonel Khaled Al Aïd, avait trouvé refuge au Maroc où le Roi Hassan II lui avait accordé l'exil. Notre ami Khaled qui a enseigné à Rabat doit certainement penser du fond de sa tombe au régime qui lui a mené la vie dure. Un opposant qui a gouverné 48h avant de s'installer à Rabat où cet amateur de café fort avait beaucoup d'amis. Un petit salut à Majid, Alia, Nasser et Khalid, ses enfants qui ont grandi à Rabat. stop.
Tiens, tiens, le Polisario avec ou sans majuscule – à Tindouf il y a des renoncules ? – refuse un don du PAM, à ne pas confondre avec l'autre de Peter Pan – mais le Programme Alimentaire Mondial (PAM), parce que, dans les lots remis à Tindouf, il y avait de l'huile made in Morocco achetée par l'Espagne. Comme si à Tindouf, à deux pas du Maroc prospère et généreux, il n'y avait pas des boîtes de thé, des pains de sucre ou des biscuits Bimo et autres Kika fel mica…
La cargaison refusée par le Polisario, le polyvalent qui ne crache pourtant dans aucune soupe, destinée à la population des camps de Tindouf, est arrivée au port d'Oran. Face à ce refus, le PAM a été contraint de transférer l'aide aux habitants de Benghazi en Libye. stop.
Quand on entend les journalistes en colère contre Bouzerda, Laâraïchi et autres maîtres de conférences des Hautes Etudes de la Sorbonne, on croit que ça se passe comme pour un papier musique dans les autres groupes. Comme 2M où des ténors voient les parapluies se refermer sans commentaire. Là encore, les journalistes sont sortis dans la rue – devant leur boîte qui boite - pour oser dire dégager gentiment… Enfin, au Télégramme, on va bientôt prendre une retraite quand on voit tous nos flashs d'hier devenus des réalités d'aujourd'hui, sans battre pour autant en retraite. stop.
A consommer sur place. Des promeneurs qui passent devant la route côtière toujours meurtrière – messieurs Amrani et Oualalou – sont attirés par des vendeurs de moules, ces délicieux bouzroug, dont le ghoraf se vend à 10 dh. Vite cuites sur un feu de pacotille, les moules n'ont besoin ni de citron ni de sauce meunière. « Meunier tu dors, ton moulin, ton moulin va trop vite… ». stop.
Echos de l'Hexagone. La Marine marchande qui veut enterrer son père sans l'avoir égorgé est passée sur « Canal Plus » où Denisot, un sot qui croit que le FN ne déverse pas de haine, lui a donné la parole sur un canal qui chante la tolérance sur toutes les cadences. Quant aux journaleux qui caressent la castafiore dans le sens du poil, ils verront un jour comment leur pays se videra quand la pleine de crasse sera en première ligne qui la fera dégringoler au deuxième tour, elle qui se croit maligne. stop.
Pauvre Liz Taylor ! Personne n'a évoqué ton militantisme dans la lutte anti-Sida qui t'a bouleversée le jour où tu as appris le décès de Rock Hudson. Jacques Siclier, le jeunot pas le vieux vétéran comme Fouzia Marouf, n'ont à aucun moment parlé de ton combat contre les laboratoires et ceux qui monopolisent la parole. Ils n'ont parlé que du cinéma de Cléopâtre, la Mégère apprivoisée et pas de la misère des exclus. Salut Liz. stop.
Salé. Toboggans partout dans les espaces verts au jardin Moulay Rachid, à la Pépinière et non loin du rond-point Hay Salam illuminé le soir comme à Rambouillet ou dans la Loire. La rive droite fait mieux que la rive gauche dont les jardins d'enfants sont moches. stop.
Radio. Younès Boumehdi qui a voulu se détacher du reste de la compagnie des ondes de mémoire courte en réalisant du direct lors du 20 février, a voulu récidiver le 20 mars, une occasion que le rital de Radio Mars qui écoute le new-derwiche pour faire couleur locale a raté en grignotant sa terrine de pâté. Mais la musique peu révolutionnaire de ses émissions pour les potaches de la Mission, ne collait pas avec le mouv du mouvement rénovateur qui ne plait pas aux rédempteurs. stop.


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