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Les partis de la Koutla présentent la plateforme de leur action commune baptisée «un nouveau contrat d'avenir»
Un projet sociétal pour un Maroc moderne et démocratique Engagement renouvelé en vue d'accélerer la cadence des réformes globales
Publié dans L'opinion le 03 - 11 - 2011

Les dirigeants de la Koutla affirment : Notre alliance ne s'arrête pas à l'étape du 25 novembre et nous ne nous adresserons pas à ceux qui ne sont pas maîtres de leurs choix
«Un nouveau pas en avant», c'est ainsi que le Secrétaire général du Parti de l'Istiqlal, M. Abbas El Fassi, a qualifié la plateforme de l'action commune des partis de la Koutla démocratique, présentée aux médias hier au siège de l'USFP à Rabat, en présence des secrétaires généraux et des cadres-dirigeants des dits partis. Un acte de foi et d'engagement démocratiques qui prouve, si besoin est, que la Koutla est non seulement toujours vivante et active, mais qu'elle se renouvelle et adapte également sa démarche à chaque nouvelle phase de l'évolution politique du Maroc, a signifié M. Abbas El Fassi.
De son côté, M. Abdelouahed Radi, Premier secrétaire de l'Union Socialiste des Forces Populaires, a défini la plateforme de l'action commune des partis de la Koutla comme étant un projet sociétal qui vise la mise en oeuvre de la nouvelle Constitution, en respectant l'esprit de celle-ci.
Les partis de la Koutla se sont fait les défenseurs de la démocratie et de ses institutions, de la stabilité du pays et des intérêts supérieurs de la nation, a souligné pour sa part, M. Nabil Benabdellah, secrétaire général du Parti du Progrès et du Socialisme pour qui la Koutla n'est pas une coalition conjoncturelle, mais une véritable expérience démocratique qui propose aujourd'hui un nouveau contrat social.
La plateforme d'action commune, articulée autour de sept axes et dont le texte a été lu par M. Habib El Malki, membre du bureau politique de l'USFP, insiste sur le passage d'une société de tutelle à une société de la citoyenneté responsable ainsi que sur le parachèvement de l'édification de l'Etat de droit où règne la suprématie de la loi et sur la mise en application de la nouvelle génération des réformes.
Le document prévoit également la consécration d'une nouvelle charte sociale fondée sur les valeurs d'équité et du progrès, la promotion d'une politique économique volontariste qui place le citoyen au coeur du processus de développement, la réalisation du développement durable, la préservation des ressources naturelles, et la promotion des relations extérieures du Maroc pour un meilleur accompagnement de l'évolution à l'échelle régionale.
La Koutla, contre vents
et marées
«La Koutla est une union qui a plus de vingt ans et n'est pas une simple coalition contextuelle», a tenu à souligner M. Abdelouahed Radi, rappelant que l'actuelle plateforme d'action commune n'est pas la première du genre, chacune ayant réalisé les objectifs qui lui étaient astreints, à savoir les réformes constitutionnelles de 1992, de 1996 et de 2011, ainsi que le gouvernement d'alternance, sur la voie de la modernisation et de la démocratisation du Maroc. L'actuelle plateforme d'action commune des partis de la Koutla, qui n'est pas saisonnière a souligné M. Radi, vise en premier lieu à doter le pays d'institutions élues qui soient plus représentatives et donc plus légitimes. C'est également un appel à tous les Marocains pour qu'ils prennent leur avenir en main et ce à travers une participation massive aux échéances électorales. Une bonne partie de l'enjeu politique actuel réside justement dans le taux de participation au scrutin électoral, a-t-il dit.
Abondant dans le même sens, M. Abbas El Fassi a indiqué qu'il a fallu des mois de préparation et trois réunions pour élaborer cette plateforme d'action commune, qui est un projet sociétal pour le nouveau Maroc, celui de la citoyenneté, de l'Etat de Droit et des institutions, des libertés, des droits et devoirs du tout citoyen et de la dignité des Marocains. Elle est destinée, a-t-il ajouté, à instaurer une meilleure gouvernance politique, économique et sociale et promouvoir une nouvelle génération de réformes. C'est un nouveau contrat social et un projet de développement durable qui incite à l'adoption d'une politique économique volontariste.
Dénonçant une campagne de dénigrement des partis politiques en général et de ceux de la Koutla en particulier, en cours actuellement, le secrétaire général du Parti de l'Istiqlal a appelé de son côté à une participation citoyenne massive aux prochaines élections législatives. La mise en oeuvre des dispositions de la nouvelle Constitution commence par les élections, qui doivent dégager une majorité rationnelle et logique, seule apte à diriger un gouvernement de manière satisfaisante. Le mélange des genres sur la scène politique nationale n'est pas de nature à donner confiance aux électeurs, a affirmé M. El Fassi. Et une majorité gouvernementale ne peut fonctionner convenablement en étant constituée de partis libres de leurs choix et d'autres qui ne sont pas maîtres de leur décision. «C'est irrationnel», a martelé M. El Fassi précisant que la Koutla ne composera qu'avec les partis disposant de liberté de décision.
La Koutla, a-t-il déclaré, a joué son rôle de noyau dur au sein de trois gouvernements successifs, et c'est grâce à elle que le Maroc a pu connaître trois réformes constitutionnelles et l'expérience de l'alternance consensuelle. C'est également grâce à la Koutla que le parti arrivé en tête des précédentes élections législatives a donné le premier ministre de l'actuel gouvernement. La Koutla, n'en déplaise aux pessimistes qui n'ont cessé de dénoncer sa soi disant léthargie puis d'annoncer son décès, a souligné M. El Fassi, a obtenu la confiance du peuple marocain et joué un rôle historique de grande importance en prenant part, avec Feu Hassan II, à l'élaboration des réformes constitutionnelles de 1992 et 1996, outre sa récente participation à l'élaboration de la nouvelle Constitution, en alimentant la commission dirigée par le Pr Mennouni de propositions qui ont été en grande partie prises en considération.
Il est vrai que la Koutla a connu des difficultés, que M. El Fassi a catégorisées en deux genres. Il a rappelé qu'outre certains différents superficiels à chaque fois vaincus par la mâturité des composantes de la Koutla, au cours des dernières années, les partis la constituant devaient organiser leurs congrès, ce qui prend beaucoup de temps aux dépends de l'action commune. Ensuite, les échéances électorales successives ont aussi monopolisé l'attention des cadres et militants des partis de la Koutla.
Au sujet des élections du 25 novembre, les espoirs sont placés en SM le Roi Mohammed VI, qui est le garant de l'honnêteté et de la transparence des élections, a déclaré le Secrétaire général de l'Istiqlal, qui a appelé de son souhait une neutralité positive de l'Administration et la lutte contre l'usage de l'argent au cours des élections.
Pour sa part, M. Nabil Benabdellah, secrétaire général du Parti du Progrès et du Socialisme a commencé par rappeler que la bataille commune pour un Maroc démocratique menée par les partis de la Koutla a commencé il y a vingt ans et qu'elle se poursuit toujours, après avoir réalisé les réformes constitutionnelles de 1992, 1996 et de 2011. La Koutla, a-t-il dit, a toujours milité pour les réformes constitutionnelles et inauguré les réformes politique, économique et sociale, outre son expérience avec l'institution royale et son rôle dans l'avènement du gouvernement d'alternance, ce qui met en évidence son rôle axial sur la scène politique nationale. Les partis de la Koutla se sont fait les défenseurs de la démocratie et de ses institutions, de la stabilité du pays et des intérêts supérieurs de la nation. Ce n'est pas une coalition contextuelle, a-t-il renchéri, mais une véritable expérience démocratique qui propose aujourd'hui un nouveau contrat social. Cette démarche politique, qui vise la mise en oeuvre adéquate des dispositions de la nouvelle Constitution pour l'édification d'un espace politique assaini et une véritable démocratie, est là pour prouver que les partis de la Koutla ne cherchent pas la majorité à n'importe quel prix et qu'ils demeurent fidèles à ses principes fondateurs ainsi qu'aux principes et à l'esprit de la nouvelle Constitution. Les partis de la Koutla, a-t-il affirmé, ont pu maintenir leur cohésion tout en tenant un discours politique clair, crédible et porteurs d'espoirs. Avant de conclure que l'échéance électorale du 25 novembre prochain sera une importante bataille pour l'édification du Maroc démocratique.
Une plateforme
en sept axes
La bonne gouvernance et l'élargissement de l'espace des libertés, à travers la révision du rôle de l'Etat, le renforcement de l'Etat de Droit et des institutions, une meilleure productivité de l'administration publique, l'instauration d'une nouvelle structure de l'administration publique et la réforme de la justice, constituent le premier pilier de la plateforme d'action commune des partis de la Koutla, articulée autour de sept axes. Viennent ensuite la question de l'emploi, considérée comme extrêmement prioritaire, et les stratégies sectorielles pour y apporter des solutions pratiques et réalisables, ainsi que celle du développement durable et de la promotion du monde rural, par la mise à niveau de l'agriculture, la modernisation de ses infrastructures et la dynamisation du monde rural.
Le quatrième axe est relatif à l'aménagement du territoire et à la consécration de la politique de la ville. Pour ce faire, les partis de la Koutla estiment qu'il est nécessaire de s'appuyer sur la région en tant qu'espace de démocratisation du processus de développement, adjointe à des stratégies de dotation en infrastructure de base et de protection de l'environnement. Une attention particulière a été accordée au développement humain et à la réduction des inégalités, par l'amélioration des techniques de travail, l'élimination de l'analphabétisme, la mise à niveau du système sanitaire, l'essor des mécanismes de solidarité, la promotion des droits de la femme et l'activation de l'approche genre, ainsi que le développement des organismes de retraite et de couverture sociale.
La plateforme d'action commune des partis de la Koutla démocratique, dont nous publions le texte intégral dans notre édition de demain, met également l'accent sur l'intégration du pays dans la société du savoir et de l'information et le renforcement de la position du Maroc sur les scènes internationale et régionale.


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