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Syrie
Moscou et Pékin contre une intervention armée et contre un changement de régime
Publié dans L'opinion le 31 - 05 - 2012

La Russie ne laissera pas le Conseil de Sécurité des Nations unies autoriser une intervention militaire en Syrie, a prévenu mardi le vice-ministre russe des Affaires étrangères tandis que Pékin réaffirmait dans le même temps son opposition à toute intervention armée et qu'elle «ne soutient aucun changement forcé de régime».
Moscou est «catégoriquement opposée à toute intervention extérieure dans le conflit syrien qui ne ferait qu'aggraver la situation avec des conséquences incalculables pour la Syrie et le reste de la région», a souligné le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Guennadi Gatilov, cité par l'agence de presse Interfax.
A Pékin, la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Liu Weimin, a rappelé que «la Chine s'oppos(ait) à toute intervention militaire» et qu'elle «ne soutient aucun changement forcé de régime».
Ces mises au point font suite aux propos tenus mardi par le président français François Hollande, qui, face à l'indignation provoquée par le massacre de plus de 100 civils syriens en fin de semaine dernière à Houla, n'a pas exclu une intervention armée dans un cadre international.
Une action militaire «n'est pas exclue à condition qu'elle se fasse dans le respect du droit international, c'est-à-dire par une délibération du Conseil de sécurité», a-t-il déclaré sur France 2.
Depuis le début de la crise syrienne, la Russie et la Chine, qui disposent d'un droit de veto, ont déjà mis en échec deux projets de résolution du Conseil de sécurité qui aurait condamné la répression menée par le régime de Bachar al Assad.
Elles ont en revanche accepté la création de la Mission de supervision des Nations unies en Syrie (Misnus) par la résolution 2043 votée à l'unanimité pour surveiller le cessez-le-feu entré théoriquement en vigueur le 12 avril.
Elles ont également voté la déclaration non contraignante adoptée après le carnage de Houla, qui critique l'emploi par l'armée syrienne d'armes lourdes dans des centres de population et appelle le régime de Bachar al Assad comme ses ennemis à mettre fin à la violence.
Cette déclaration, a poursuivi Guennadi Gatilov, constitue «un signal fort aux parties syriennes et une réaction suffisante de la part du Conseil aux derniers développements». «Nous pensons que toute considération au Conseil de sécurité quant à de nouvelles mesures visant à influencer la situation serait à présent prématurée», a-t-il ajouté.
Le président russe, Vladimir Poutine, sera reçu vendredi soir à Paris par François Hollande.
Pékin a indiqué par ailleurs qu'aucune décision n'avait été prise sur une possible expulsion de diplomates syriens à l'image de ce qui s'est passé dans les pays occidentaux en riposte au carnage de Houla.
«Je n'ai pas entendu qu'il y ait eu le moindre impact sur l'ambassade de Syrie en Chine», a dit Liu Weimin.
Pour Annan, la Syrie
est à un tournant
Kofi Annan a déclaré mardi que la Syrie était «à un tournant» et il a indiqué avoir demandé au président Bachar al Assad, lors de leur entretien à Damas, d'agir immédiatement pour mettre fin aux violences.
L'émissaire spécial des Nations unies et de la Ligue arabe dit avoir «exprimé en termes francs la sérieuse inquiétude de la communauté internationale au sujet de la violence en Syrie, notamment des événements choquants survenus récemment à Houla».
Selon lui, Bachar al Assad a également condamné le massacre commis vendredi à Houla, où 108 personnes, dont des dizaines d'enfants, ont été tuées. Le régime syrien a rejeté toute responsabilité dans cette tuerie, qu'il impute à des «terroristes» islamistes.
«Nous sommes à un tournant. Le peuple syrien ne veut pas que son avenir soit fait de bain de sang et de division. Pourtant, les meurtres continuent et nous assistons toujours aujourd'hui à des violences», a dit Kofi Annan aux journalistes à Damas.
Il dit avoir demandé à Bachar al Assad «des initiatives courageuses maintenant, pas demain, maintenant» pour permettre la mise en œuvre de son plan de paix, aux termes duquel un cessez-le-feu est officiellement en vigueur depuis le 12 avril.
«Cela signifie que le gouvernement et l'ensemble des milices progouvernementales doivent mettre un terme à toutes les opérations militaires et faire preuve de la plus grande retenue», a dit Kofi Annan.
Il n'a pourtant pas fait état de la moindre avancée concrète à l'issue de ses deux heures de discussions avec le président syrien, qui tente depuis mars 2011 de mater par la force un soulèvement prenant des allures de guerre civile.


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