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Télégramme
Publié dans L'opinion le 11 - 10 - 2012

Le hammam de Sania Gharbiya a décidé de fermer sa porte jour et nuit aux hommes. Après 19 heures, les femmes sont autorisées à rester jusqu'à 20h 30, alors que les hommes prenaient la relève. Du coup, les pauvres hommes âgés sont ainsi privés de ce bain traditionnel qui revitalise, neutralise les mauvaises vibrations et apporte un regard neuf sur le monde. Les jeunes aussi sont obligés d'aller jusqu'à Marassa sans baraka ou au hammam de Berlin qui n'enchante pas Merlin avec son sol glissant qui fait culbuter le chanteur Gharbaoui...
La propriétaire du hammam Gharbiya, qui ne veut plus voir les hommes même en peinture, raconte que le soir ça ne rapporte plus comme avant. En fait, c'est vraiment un drame pour les gens qui n'ont pas de salle de bain dans ce quartier populaire.
Et même quand ils ont une salle d'eau avec baignoire, ça ne vaut pas un bon hammam. Il devait y avoir un cahier de charges afin que l'on ne prenne pas les gens au dépourvu. Ce genre de fermeture dramatique n'arriverait pas dans un bain des Habous. stop.
Les Marocains se soignent mieux, nous dit-on, sans citer la source. Ce qui n'est pas faux.
En 2011, les Marocains ont dépensé 76 millions de dirhams pour l'achat de soins de blessures, le marché ayant évolué de 7% par rapport à 2010. Cette croissance est le résultat de la disponibilité accrue des produits par le biais de nouveaux canaux de distribution, à savoir les grandes surfaces sur Internet, ajoute la dépêche qui ne cherche pas midi à 14 heures. Car, en ce qui concerne l'Internet, il n'y a pas eu d'assaut, contrairement à ce que l'on dit.
Les gens se soignent mieux, c'est vrai, mais il ne faut pas généraliser et dire les Marocains pour parler de ceci et de cela.
Allons voir dans les bleds où il n'y a plus de siba où des localités entières ne connaissent ni Bétadine ni Malox. Là-bas, les gens se soignent comme ils peuvent avec souvent des remèdes de grande mère, de la Louiza jusqu'à Meriouet, Takaout, Zaâtar, la camomille, l'eucalyptus ou Merdadouch. Alors, disons finalement que les Marocains se soignent mieux, mais que ça ne vaut pas pour tous. stop.
Parfois, ce sont les responsables de grands services qui encouragent la corruption sans le savoir, le mal du siècle qui remonte à plusieurs siècles avant JC. Prenons le cas d'un épicier à qui on raconte que ses papiers seront réglés en un laps de temps, parce qu'on connaît « flane » ou « flana » au bureau concerné. Ça marche sans pot-de-vin ni verre de thé. Mais au bout d'un bout de temps, l'épicier ne croit plus aux bonnes relations, il est attiré par des opportunistes qui lui disent que s'il ne casque pas, ça ne réussira pas. Même si des fonctionnaires en majorité ne sont pas tentés, avec les temps qui courent, par l'enveloppe qui chasse les antilopes, il finit par donner de l'argent parce que son dossier a traîné. Pauvre monde où les gens de bonnes intentions poussent des ploucs à mettre la main dans la poche pour une affaire toute simple où il suffit de payer tout simplement ses impôts sans payer de pots à des crétins qui profitent du vide. stop.
Bon à savoir. Le manuel de l'OCDE décrit tout un éventail de pratiques relevées dans les transactions immobilières qui doit éveiller l'attention des inspecteurs du Fisc. Le paiement très courant d'une partie du prix du bien par le versement en espèces des « dessous de table », l'achat des biens immeubles par des sociétés offshore dont l'actionnaire et l'origine des fonds n'apparaissent pas, le financement de l'opération à travers un prêt à soi-même, etc. Dans certaines opérations de vente, la cession d'immeuble à une société offshore pour un prix largement supérieur au prix du marché génère une plus-value tout à fait légitime en apparence. En apparence seulement, car la compensation peut se faire via la restitution partielle ou totale en espèces à l'acquéreur. Le commerce extérieur est aussi l'un des principaux canaux de blanchissement de l'argent sale. stop.
Le HCP (Haut Commissariat au Plan) nous annonce que le Marocain consacre près de 3% de son revenu aux repas hors de la maison. Pour illustrer l'article, on a sorti une photo de l'Internet où on voit des frites et un hamburger qui rappellent Mac Do. Ça peut coller avec les chiffres du HCP bien qu'il y a des Marocains qui n'ont jamais mis les pieds chez la célèbre enseigne américaine qui nous vend notre propre «kefta» qui ne vient pas du Kentucky ou de l'Oklahoma oua majawarahouma.
Mais le pire, c'est que le HCP qui ne s'intéresse ni au CCP ni à l'OCP, ne donne aucune précision sur les repas pris hors domicile, alors que le consommateur marocain aimerait avoir les détails plutôt que des généralités sans précision. Par exemple, mange-t-on plus de «hendiya», d'escargots au fenouil et à l'anis, la «harcha» qui fait des ravages chez les fous du Barça, le «Raïbi» avant qu'il ne soit devenu Jamila et autres boustifailles qui se consomment debout ou assis chez Ould Fernatchi ? Le HCP a honte de parler de ces choses-là, qui font notre quotidien qui, mine de rien, est révélateur d'un certain état d'esprit. stop.
Terrible et stupéfiant, ce sourd-muet qui raconte avec des gestes simples comment un enfant de 3 ans a été égorgé comme un mouton. Ceux qui connaissent ce sourd-muet qui aide un kiosque, en lui apportant les journaux de Sapress, ont compris vite son langage silencieux qui donne froid au dos. stop.
Un homme qui a des problèmes sur le cœur, il s'est brouillé avec sa famille, n'a pas pu entrer dans un bar de seconde catégorie, parce qu'il titubait, alors que beaucoup sont ronds à l'intérieur de l'établissement. Aussitôt, il s'est rendu à la station d'essence du coin où on lui a vendu 1 litre d'essence, croyant qu'il était en panne de fuel. L'homme paumé et inconscient a alors déversé l'essence de la tête au pied devant le bar où on lui avait interdit l'entrée. A peine a-t-il sorti un briquet que les vigiles ont sauté sur lui pour le persuader de rentrer chez lui et d'oublier un mauvais geste qui lui aurait gâché la vie. stop.
Malgré la crise qui frise parfois l'indécence, des immigrés sont venus en masse dans leur région à laquelle ils restent attachés. Les femmes comme les hommes distribuent dans les quartiers déshérités, comme disent les riches héritiers, de l'argent à gogo comme s'ils avaient gagné au Loto. Batoul, vieille fille de Vesoul, donne 100 ou 200 DH à un chômeur qui ignore la manif, aux vieilles dames sans ressources qui vivent de mendicité déguisée. Bref, elle a arrosé tout le quartier El Mohit avant de regagner son pays d'adoption.
Un autre bienfaiteur venu de l'Arabie Saoudite où il travaille depuis des années au service d'une riche famille, est revenu à Rabat pour voir la famille et les copains, des vilains qui lui ont piqué 3000 DH, alors qu'il se croyait en bonne compagnie au milieu des riches sur les rochers. C'est au moment où il est descendu vers l'eau pour s'asperger la tête, qu'on a cherché dans son sac à dos pour lui voler son bien. Ce n'est qu'en montant vers la corniche qu'il s'est rendu compte de la trahison. De l'argent qu'il comptait distribuer à gauche et à droite. Mais il ne veut pas suivre le proverbe inopportun «Ma dir khir ma yatra bass»... Car, si tout le monde prend au pied de la lettre ce dicton, ça sera le désastre. stop.
Oulad ennass, les gens bien et même très bien, qui n'ont pas de fin de mois difficiles et qui ont un cancer, le diabète ou dépendant ses séances de dialyse, aident les pauvres qui ont le même genre de maladie qu'eux. Sens du partage. stop.
Ex-Route des Zaërs. Splendide Avenue Mohammed VI.
La fourrière devrait faire marche arrière, au lieu de tolérer le stationnement devant les uns et de l'interdire chez les autres. Il n'y a pas de raison pour laisser tout le monde se garer n'importe où en double et en triple file sur l' Avenue Hassan II qui part de Sidi Makhlouf en passant par Diour Jamaâ jusqu'aux lotissements Vita, et d'interdire aux clients, banques, restaurants, pâtisseries, pharmacies, etc., de se garer à côté du trottoir de cette ex-Avenue des Zaërs. Il y a des abus au fond de l'air avec ces voitures embarquées à la fourrière comme si on était en zone d'occupation où les boches avaient vidé Paris avec des panneaux moches partout. stop.
Rallye d'Erfoud. Ça s'est passé dans une ambiance conviviale où Othmane Bargach, imprégné par le nouvel élan du tourisme, a mis les petits plats dans les grands pour accueillir les participants. stop.
Amina du Bario fait un tabac avec son répertoire qui part de Warda à Pat Benatar et bien des reprises qui font passer du bon temps. stop.
La chanteuse vedette invitée à l'Amnésia a failli provoquer une manif, tellement il y avait du monde qui voulait entrer dans ce temple de la nuit qui ne peut pas dépasser ses capacités. stop.
Vigon s'est retrouvé dans son élément à Agadir pour la nuit de la tolérance qui, a-t-il dit, doit être au goût du jour toute l'année et non pas un jour. Vigon qui a chanté avec les plus grands, un cas unique chez les artistes marocains, a rappelé aux anciens les nuits de Tan-Tan Club, un night mythique dont on n'a pas retrouvé le spleen dans la ville de la tolérance par excellence. stop.
INITIATION A LA DARIJA
ARABE DIALECTAL
30 heures pour apprendre à :
- Se présenter
- Faire des achats
- Exprimer ses goûts
- Entrer en contact au téléphone
- Fixer un rendez-vous
Méthode communicative orientée sur le développement d'une compétence en production et en compréhension orale.
Une annonce qui saute aux yeux dans la presse où rien ne presse face au danger de l'Internet qui ne vaut pas une messe, diront certains.
Mais quelle bonne nouvelle que celle de donner des cours en arabe dialectal en 2012 ! Si en 1912 on avait commencé à initier les instituteurs venus d'Arcachon pour enseigner à Aït Baha ou à Saniat Rmel, et les postiers venus de Poitiers pour travailler à Mechraâ Bel Ksiri, peut-être que les choses se seraient passées autrement.
Quand on pense – pendant que des Français parlaient l'arabe – qu'il y avait des Frankaouis qui ne parlaient pas le dialectal et qui nous ont tout juste dit «Baslama» en partant pour le pays de Serge Lama... stop.


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