Une source sécuritaire a réagi aux critiques émises par l'Association marocaine des droits de l'Homme (AMDH) suite aux peines de prison infligées à des manifestants du mouvement GenZ Maroc. «Nous rejetons les préjugés et accusations illégitimes formulés par Khadija Riyadi et ses collègues concernant les enquêtes sur les violences, émeutes et incendies criminels survenus lors des récentes manifestations dans certaines régions du Royaume.» Le responsable sécuritaire a souligné que «toutes les personnes arrêtées ont bénéficié de l'ensemble des garanties légales accordées aux personnes en conflit avec la loi». Il a ajouté : «Ceux qui prétendent que certains détenus ont été forcés de signer leurs procès-verbaux d'interrogatoire s'expriment en dehors du cadre de la loi.» Il a également indiqué que «certains observateurs ont jugé les peines sévères en se basant uniquement sur leur durée, sans considérer la gravité des crimes commis ni les circonstances aggravantes. Cela constitue un déni du principe d'individualisation des peines et un mépris du principe de légalité». La même source a rappelé que parmi les personnes poursuivies se trouvent «des auteurs de crimes graves et aggravés, passibles de la réclusion criminelle à perpétuité. Certains ont utilisé des armes blanches ou contondantes contre les forces de l'ordre, tandis que d'autres ont attaqué des postes de sécurité, des banques et des établissements de services dans le but de commettre des vols à main armée». «Les pertes humaines et matérielles enregistrées au sein des forces de l'ordre ont été considérables : 289 policiers ont été blessés à des degrés divers et 268 véhicules de sécurité ont subi des dommages matériels, dont six voitures et motos incendiées délibérément.» Pour rappel, l'AMDH a présenté vendredi à Rabat un rapport préliminaire sur les manifestations de la «Génération Z» qui ont secoué plusieurs villes du Royaume. Le document indique que 2 068 personnes ont été arrêtées et mises en accusation, dont 1 088 actuellement en détention, 596 relâchées et 233 déjà condamnées. L'association estime que «cette vague de condamnations sévères vise à intimider les manifestants et à dissuader les rassemblements, conformément à l'approche sécuritaire adoptée.»