De longues et interminables minutes avant que l'ambulance de service ne fasse son apparition sur l'arène du complexe sportif Mohammed V pour porter secours au malheureux gardien fassi lors d'un mémorable choc au sommet WAC-MAS de ce dimanche 17 février 2013. Alors que Zniti sombrait dans un coma de 6 bonnes minutes, que le staff médical du MAS s'affairait à sauver le gardien international à commencer par lui tirer la langue pour éviter l'étouffement fatal, tout un stade ainsi que des centaines de milliers de téléspectateurs guettaient avec angoisse l'apparition de l'ambulance normalement affectée au match. Hélas, mille fois hélas, l'ambulance et son ambulancier étaient aux abonnés absents ! Attiré par l'affiche, ledit préposé aurait-il préféré suivre ce sommet du championnat... professionnel... dans les tribunes ?! L'on sait que, parfois, ce sont les tous premiers secours qui sont décisifs pour éviter le pire au blessé... Paradoxalement, le malheur de Zniti a, semble-t-il, fait le « bonheur » du producteur de la transmission télévisée... Tel « responsable » a cru bon de multiplier à satiété la répétition de la séquence poignante de la chute terrible d'Anas Zniti. Une attitude qui a poussé le commentateur de la chaîne Al Jazera à s'offusquer au point d'implorer avec insistance le producteur T.V de cesser le massacre de telle besogne douloureuse à visionner. Que diable, ce n'est pourtant pas un but extraordinaire d'un Messi pour en faire tout un feuilleton ! A-t-on imaginé une seconde dans le studio T.V transmetteur l'attitude d'amis – ou pire – celle des membres de la famille de l'infortuné ZNiti soumis implaquablement au spectacle affligeant de la répétition du terrible choc de leur cher frère ou fils ? Pour en revenir à l'incident lui-même, on est en droit de s'interroger sur la responsabilité de l'arbitre du match... N'était-il pas en droit d'exiger la présence matérielle de l'ambulance de service sur le bord de la piste d'athlétisme ? En clair, ladite ambulance devait être clairement visible avant même de donner le coup d'envoi du match ? Tout lorsque l'arbitre s'assure de la présence des 22 joueurs sur le champ de jeu avant de démarrer la partie ? Qu'en pense la commission centrale des arbitres ? L'autre responsabilité incombe au club organisateur comptable de tous les détails d'organisation y compris le volet sécurité-sanitaire indissociable du reste. Alors quoi ? Une bonne et loyale décision serait d'infliger tout au moins le « Dirham symbolique » aux organisateurs. Pour la leçon à retenir ! Imaginez que l'incident ait tourné au drame.