Le Polisario a revu à la hausse ses demandes d'aides humanitaires. Il sollicite désormais 100 millions de dollars auprès de pays et d'organisations donateurs pour les «réfugiés sahraouis» installés dans les camps de Tindouf. Ce montant a été annoncé hier par le «Croissant rouge sahraoui» dans un communiqué, alors qu'était organisée à Alger, en coordination avec le ministère algérien des Affaires étrangères, une réunion du «Plan de réponse régional pour les réfugiés sahraouis 2026-2027», lancé par les Nations unies. Le texte affirme que «la situation des réfugiés s'est considérablement aggravé : les taux de malnutrition et d'anémie chez les enfants et les femmes atteignant des niveaux jamais vus depuis 2010». L'Algérie attribue cette crise alimentaire à ce qu'elle qualifie de «processus de décolonisation inachevé», une position exprimée par un haut cadre de sa diplomatie lors de la réunion d'Alger. En relation avec ce sujet, les Nations unies ont mis fin au mandat de leur représentant dans les camps de Tindouf. Cette décision intervient alors que l'ONU et plusieurs pays donateurs s'inquiètent de plus en plus du manque de transparence dans la gestion des aides humanitaires destinées à la population sahraouie, a appris Yabiladi auprès d'une source proche du dossier. Le Maroc a régulièrement soulevé cette question lors de ses interventions aux Nations unies, insistant sur la nécessité d'un suivi rigoureux de la situation humanitaire et sur l'importance de garantir que l'aide parvienne effectivement aux personnes qui en ont besoin.