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En route pour le développement à visage humain...
Publié dans L'opinion le 02 - 03 - 2013

Depuis son lancement en 2005, et jusqu'à fin 2012, l'INDH a ciblé à l'échelle nationale, plus de 5 millions de bénéficiaires directs et indirects à travers plus de 29.000 projets. Le montant d'investissement global mobilisé est de 18 milliards de dh avec une contribution directe de l'INDH s'élevant à 11 milliards de dh.
«On ne construit pas une économie solide sur une société en ruines !! », cette théorie économique trouve certainement toute sa signification dans la philosophie novatrice de l'INDH.
En effet, le progrès économique, la croissance, et le développement technologique ne concernent pas toutes les couches sociales puisque beaucoup de populations n'y ont pas droit.
En même temps, les couches sociales défavorisées et exclues des fruits de la croissance sont un frein pour progrès et un handicap pour le développement car ce dernier doit concerner le plus grand nombre de citoyens.
C'est dans ce sens, et à ce niveau que l'esprit nouveau et novateur de l'Initiative Nationale pour le Développement Humain a apporté une avancée majeure en ciblant des actions d'envergure en faveur de pans entiers de populations qui sont restées en marge du développement : Enfants abandonnés, ou en situation difficile, personnes âgées dans la précarité, accès aux services de base dans les zones rurales, accès aux soins dans les centres reculés, maison d'étudiants et d'étudiantes défavorisés, activités génératrices de revenus chez les zones reculées, enclavées et difficile d'accès et ou, surtout, le taux de pauvreté et de chômage est très élevé par rapport aux villes (apiculture, plantes aromatiques et médicinales, agro-alimentaire, élevage, culture diverses, poterie, tapisserie, etc...) franchement, rien n'est laissé au hasard, toutes les pistes sont envisagées et investies, main dans la main, avec les associations locales véritables acteurs et partenaires du développement local et régional.
En route pour le développement
à visage humain...
Après la première période qui a duré de 2005 à 2010, et au cours de laquelle le phénomène INDH a pris son envol et posé ses premiers jalons, la deuxième période s'étend est venu de 2011 à 2015. Le temps de dresser les premiers bilans, l'occasion de renforcer les acquis, et de colmater les brèches là où le besoin s'est fait sentir, rentabiliser la dynamique et surtout pérenniser la fonctionnalité de services sociaux opérationnels et efficaces en faveur d'une population qui ‘en a longtemps été privée.
C'est là que la démarche de l'INDH devient pionnière dans le sens où ce sont les wilayas qui sont en charge de la gestion de ce dossier à l'échelle régionale et locale, en concertation avec les acteurs locaux, et dans une démarche partenariale, avec les services extérieurs et les différents départements acteurs du développement.
A cet effet, le dialogue et la communication étaient nécessaires pour accompagner la processus.
Fort heureusement, conscient de ce souci, les concepteurs de l'INDH en ont fait une tradition à honorer, à délais réguliers : Ce qui a donné naissance aux «Jeudis médias de l'INDH » dont la 15ème édition vient de faire étape les 20 et 21 février dans la province d'Ifrane, pour faire un tour d'horizon des avancées de l'INDH dans la région et faire le point sur les acquis, les retards ou les échecs.
Mme Nadira Gueramaï, Gouverneur Coordinatrice Nationale de l'INDH, affirme que : « Nous avons choisi Ifrane parce que cette province est connue pour ses conditions dimatiques difficiles. En visitant des projets, nous pourrons apprécier l'impact de nos actions et définir quelles sont les perspectives pour l'avenir.
D'ailleurs, ces débats ouverts avec les médias nous permettent l'échange d'informations à travers des discussions et des échanges d'idées, d'assurer un suivi régulier de l'actualité de l'INDH. Il s'agit d'une occasion idoine pour juger du degré d'efficacité de ce chantier, consolider les acquis, corriger les défaillances, et définir une stratégie susceptible d'accélérer le rythme de réalisation des projets et de renforcer leurs impacts positifs sur les catégories de populations ciblées.
Depuis son lancement en 2005 et jusqu'à 2012, l'INDH a ciblé à l'échelle nationale 5 millions de bénéficiaires directs et indirects, à travers plus de 29.000 projets. le montant d'investissement global mobilisé est de 18 millions de dh, dont 11 millions de l'INDH.
Il y a des axes à renforcer, à travers les multiples actions qui visent à réduire la pauvreté, la précarité et l'exclusion sociale, afin que l'INDH puisse remplir sa mission. Une fois que les projets programmés ont vu le jour, c'est leur pérennité qui nous importe le plus. Dans ce sens, il faut consolider la gouvernance locale, la bonne gestion ainsi que la convergence et la synergie avec les différents programmes sectoriels de développement.
La pérennité de ces projets est le nouveau défi et le leitmotiv majeur de l'INDH. Pour cela, nous allons adopter de nouvelles mesures, dont l'appel au cabinet français d'audit et d'expertise comptable KPMG, pour faire l'audit des 16 régions du Royaume. Au niveau des comités locaux de développement humain, une nouvelle mesure va s'imposer pour cette deuxième pha se, à savoir que chaque membre des CLDH n'a le droit de bénéficier que d'un seul projet. Mais en général, l'évaluation de l'impact de l'INDH reste une opération difficile vu que l'initiative a seulement huit ans ».
« Le choix d'Ifrane n'est pas un hasard, mais découle des caractéristiques climatiques difficiles de la province »
Quant à M. Jelloul Samsam, gouverneur de la province d'Ifrane, il a souligné : « 325 projets concernant 25.299 personnes ont été financés par l'INDH pour un montant de 37,1 millions de dh.
L'INDH a permis l'amélioration d'infrastructures existantes mais a contribué également à la naissance de nouvelles infrastructures. En matière d'éducation, quatre transports scolaires ont été mis à disposition des établissements et quatre maisons pour étudiants ont été construites.
Le projet a aussi permis d'améliorer la scolarisation. Pour les activités génératrices de revenus, 97 projets ont vu le jour dans l'artisanat, l'agriculture, le tourisme et le commerce, grâce à une enveloppe budgétaire de 7,4 millions de dh, donc 43% de contribution de l'INDH.
Pour ce qui est de la deuxième phase (2011-2015) de l'INDH au niveau de la province d'Ifrane, c'est une enveloppe de 89 millions de dh qui lui a été réservée. Ce montant est reparti entre le programme de lutte contre la pauvreté en milieu rural (40 millions de dh), le programme de lutte contre la précarité (12 millions de dh), et le programme transversal (21 millions dh). D'une manière générale, en conclusion, les projets de développement mis en place dans le cadre de l'INDH ont indéniablement contribué à améliorer le quotidien de la population de la province d'Ifrane », assure le gouverneur.
Aujourd'hui, les combats menés par l'INDH contre la pauvreté, l'exclusion sociale et la marginalisation constituent un véritable jihad pour lequel notre société doit savoir se mobiliser.
Il va falloir s'armer de la conviction que notre structure sociale peut s'améliorer et que le quotidien des populations restées en marge du développement peut être meilleur pourvu qu'on y mette la volonté et les moyens... Un débat national sur la question serait le bienvenu car il y a énormément de déficits à combler, de retards à réparer.
La pauvreté est un handicap pour la compétitivité de chaque région. Aussi, n'y aura-t-il pas de développement sans mise à niveau par le bas.
Hafid FASSI FIHRI
- - Le centre d'hémodialyse d'Azrou, opérationnel depuis septembre 2010.
- Les combats menés par l'INDH contre la pauvreté, l'exclusion social et la marginalisation constituent un véritable jihad.
- Le complexe socio-éducatif et sportif, d'Azrou, un espace à valoriser
- Des gîtes chez l'habitant comme activité génératrice de revenus à Oued Ifrane.
(Phts)
- Mme le gouverneur à pied d'œuvre Nadira Guermai, Gouverneur Coordinatrice Nationale de l'INDH (au centre de la photo) : « Une fois que les projets programmés ont vu le jour, c'est leur pérennité qui nous importe le plus. Dans ce sens, il faut consolider la gouvernance locale et la bonne gestion, ainsi que la convergence et la synergie avec les différents programmes sectoriels de développement».


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