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Les incidences de la périurbanité sur la mobilité pendulaire
Enquête récente sur la mobilité périurbaine
Publié dans L'opinion le 17 - 07 - 2013

Au sein d'une grande agglomération, la plus grosse partie de la distance parcourue en voiture est réalisée par les périurbains, c'est-à-dire les habitants de la périphérie d'une grande ville qui peut s'étendre sur un diamètre autour de la tache noire ou le noyau de la ville allant jusqu'à 60km. Cette périphérie est divisée par les urbanistes en plusieurs entités: d'abord la banlieue immédiate qui se trouve aux sorties de la grande ville, suivie par la première couronne, puis la deuxième et, en fin, la troisième couronne. La distance à parcourir d'une entité à l'autre varie entre vingt et trente kilomètres ; tout dépendra de l'importance de la l'agglomération, son rôle économique et son apport global aux dites couronnes.
En moyenne, 60% des distances parcourues par les voitures particulières sont faites par 39% des habitants périurbains. La part modale de la voiture particulière dans les zones appelées périurbaines atteint en moyenne 70%. Les enjeux de ces déplacements qui s'apparentent à un voyage interurbain sont de plusieurs ordres : Des enjeux en termes de réchauffement climatique et de pollution locale. Des enjeux en termes de congestion vu le fait que le nombre de citoyens qui optent pour l'installation périphérique est en immense progression.
La congestion, elle, devient un véritable engrenage les jours fériés où les urbains comme les périurbains empruntent les mêmes routes. Les Enjeux en termes de santé sont eux aussi infernaux ; dans la mesure où le nombre grandissant des engins chaque jour sur les voies engendre automatiquement une augmentation en émission de gaz carbonique malgré tous les progrès technologiques réalisés sur les pots d'échappement.
Les Enjeux en termes de coûts des déplacements et de vulnérabilité pour les résidents du périurbain ne sont pas en reste. Un contexte marqué par une énergie de plus en plus chère. Un report vers d'autres modes de déplacements plus économes en énergie est nécessaire. Surtout que plus on s'éloigne des centres villes, plus l'usage des modes doux à savoir la marche, le vélo et même les transports collectifs, diminue d'une manière drastique. Dans le périurbain, la part modale de la voiture est en moyenne entre 70 et 80%. Or l'usage des modes doux demeure très faible même aux centres des pôles urbains.
Qu'en est-il pour les petits déplacements ?
Tous les déplacements inférieurs à 3 km sont qualifiés de déplacements courts qui peuvent s'accomplir soit à l'aide de la marche, soit à l'aide du vélo normal ou électrique, soit à l'aide du transport collectif. Mais un très relatif succès des modes doux est enregistré dans les centres villes des grandes agglomérations.
Les enjeux et solutions à apporter sont différents suivant les types de populations et les types de programmes d'activités. Pour les actifs par exemple, dont la dimension horaire est énorme, le seul mode qui leur convient est la voiture particulière ou la voiture de service, mais aussi la voiture utilitaire. Ces trois composantes d'un seul mode domine largement et il est utilisé même pour les courtes distances.
La voiture reste en effet un moyen de transport très efficace dans de nombreux cas (déplacements chaînés, achats, accompagnement, contrôle, navette, dispersion des activités). Mais cela ne doit aucunement décourager les aménagistes à imaginer des solutions pratiques pour élargir le nombre d'utilisateurs des modes collectifs pour pouvoir maîtriser les phénomènes pervers comme la pollution, la congestion et le coût de plus en plus élevé de l'énergie motrice. D'où l'urgence de favoriser un transfert modal vers les modes doux et développer l'inter modalité avec les transports collectifs. Exemple des bus qui aménagent une surface pour les vélos.
Dans le cas des retraités, l'usage de la voiture reste dominant pour les déplacements supérieurs à 1 km, tandis que l'usage des transports Collectifs est très faible chez cette catégorie. Il faudra éviter la baisse de mobilité qui conduirait à l'isolement chez les plus de 75 ans. A éviter aussi l'usage excessif de la voiture chez les 60-75 ans.
Pour les scolaires, l'usage des Transports Collectifs reste important mais l'usage du vélo pourrait être plus développé avec des aménagements adaptés. Les Transports scolaires fonctionnent bien dès 3 km mais ce mode semble trébucher pour pouvoir s'imposer comme choix mode à part entière (question de pérennité du matériel roulant).


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