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Assad déclare que les conditions n'étaient «pas encore réunies» pour en garantir le succès
Syrie: Les «Amis de la Syrie» se réunissent pour préparer Genève II
Publié dans L'opinion le 23 - 10 - 2013

La montée en puissance des islamistes radicaux au sein de la rébellion syrienne a renforcé le régime de Bachar al Assad et il sera difficile d'obtenir des concessions de Damas lors de l'éventuelle conférence de paix de Genève, a prévenu lundi un responsable du département d'Etat américain. Le responsable s'exprimait à la veille d'une nouvelle réunion des «Amis de la Syrie», où les pays soutenant la rébellion se penchaient sur un moyen de convaincre les insurgés modérés de s'asseoir à la table des négociations. Mais le président syrien Bachar al-Assad a porté un coup dur à la proposition russo-américaine de tenir une conférence de paix en novembre, affirmant que les conditions n'étaient «pas encore réunies» pour garantir le succès de telles négociations.
Les «Onze de Londres» - Allemagne, Arabie saoudite, Egypte, Emirats arabes unis, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Jordanie, Qatar et Turquie - vont essayer de préparer le terrain à la tenue fin novembre de la conférence de «Genève II», dans un contexte peu favorable.
Les opposants en exil de la Coalition nationale syrienne (CNS), principaux interlocuteurs des «Amis de la Syrie», ont en effet prévenu vendredi qu'ils ne se rendraient en Suisse qu'à la condition expresse que «Bachar al Assad et sa clique au pouvoir ne participent plus à la vie politique en Syrie dans la période de transition et à l'avenir».
Le président syrien leur a répondu lundi en déclarant à la chaîne de télévision Al Mayadine qu'il ne voyait pour sa part «aucun obstacle» à ce qu'il brigue un nouveau mandat lors de l'élection présidentielle toujours officiellement prévue en Syrie en 2014.
Pour le responsable du département d'Etat, il sera difficile de faire transiger Bachar al Assad, conforté par ses récents succès militaires et par les divisions de plus en plus ouvertes au sein de l'opposition.
«Selon moi, le plus gros problème est que le régime se sent plus fort en raison des opérations de l'Etat islamique en Irak et au Levant», a déclaré le responsable américain, selon lequel la progression des djihadistes dans le nord du pays a contraint l'ASL à retirer des combattants de la ligne de front avec le régime. «Cela a mis le régime en confiance et il sera d'autant plus difficile de lui arracher des concessions à la table de négociation», a-t-il ajouté sous le sceau de l'anonymat.
Plusieurs responsables internationaux, dont le secrétaire général de la Ligue arabe Nabil Elarabi, ont avancé la date du 23 novembre pour le début de Genève II, date que les Etats-Unis et la Russie, ses deux principaux initiateurs, n'ont pas voulu confirmer. John Kerry s'est par ailleurs interrogé lundi sur le rôle «constructif» que l'Iran pourrait jouer s'il était amené à participer à la conférence, comme Washington, contrairement à Paris, a dit l'envisager.
Assad : président toujours présidentiable
De son côté, le président Bachar al-Assad vient de porter un coup dur à la proposition russo-américaine de tenir une conférence de paix en novembre, affirmant que les conditions n'étaient «pas encore réunies» pour garantir le succès de telles négociations.
Cette déclaration est intervenue alors qu'Occidentaux et Arabes ont intensifié leurs efforts pour convaincre l'opposition syrienne de participer à cette réunion espérée, après de multiples reports, pour fin novembre à Genève et qui semble ainsi de nouveau compromise.
Dans une longue interview diffusée lundi soir par la chaîne libanaise Al-Mayadeen, M. Assad a estimé que «les conditions n'étaient pas encore réunies si nous voulons (que Genève-2) réussisse».
«Quelles sont les forces qui y prendront part ? Quel lien ont-elles avec le peuple syrien ? Ces forces représentent-elles le peuple syrien, ou représentent-elles les Etats qui les ont inventées?», s'est-il interrogé. Il a d'autre part affirmé que les Frères musulmans, composante de l'opposition syrienne, étaient «un groupe terroriste et opportuniste».
Très divisée et désavouée récemment par plusieurs groupes rebelles sur le terrain, l'opposition devait décider cette semaine à Istanbul de sa participation à Genève-2, mais a repoussé sa réunion à début novembre.
Le Conseil national syrien (CNS), le groupe le plus important de la Coalition de l'opposition, a annoncé qu'il n'irait pas à Genève et menacé de faire scission si la Coalition y assistait.
Les ministres européens des Affaires étrangères ont exhorté lundi l'opposition à participer unie à cette conférence, à la veille d'une réunion à Londres entre l'opposition et onze pays arabes et occidentaux qui la soutiennent, réunis au sein des «Amis de la Syrie» .De son côté, l'émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe pour la Syrie, Lakhdar Brahimi, poursuivait sa tournée régionale destinée à préparer Genève-2, après avoir averti que la conférence n'était pas envisageable en l'absence d'une opposition «crédible».
Mais alors que les tractations se poursuivent et que l'opposition réclame le départ du président Assad dans le cadre d'une transition, le régime refuse une telle condition.
Le chef de l'Etat syrien s'est même déclaré lundi soir prêt «sur le plan personnel» à se présenter à la présidentielle de 2014. Mais si M. Assad est réélu, la guerre continuera, a prévenu le secrétaire d'Etat américain John Kerry, en visite à Paris: «S'il pense régler les problèmes en étant candidat à sa réélection, je peux lui dire ceci: je crois qu'il est certain que cette guerre n'en finira pas tant qu'il est là où il est».


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