Le Sénat américain s'empare du dossier du polisario et envisage sa désignation comme organisation terroriste    Salah-Eddine, Saibari et Driouech proches du titre avec le PSV    Bétis : Sofyan Amrabat de retour après plus de trois mois d'absence    AGR : Consensus des investisseurs en faveur d'un taux directeur inchangé    Plus de 1,6 billion de dollars pour l'économie maritime chinoise    Maroc-Espagne : un iftar au pavillon Hassan II pour célébrer le dialogue des cultures    Intégration professionnelle des jeunes : Lancement du dispositif Idmaj pour les non-diplômés    Revue de presse de ce samedi 14 mars 2026    Propriété industrielle : Le Maroc confirme son leadership en Afrique et dans les pays arabes    Emploi : Sekkouri lance le programme « Idmaj » pour intégrer les jeunes sans diplôme    Ligue des champions CAF: Les FAR font match nul avec Pyramids    André Azoulay à la Fondation des Trois Cultures : un appel au respect de l'altérité    En Marsella, Samia Chabani pone rostros a la migración de mujeres    Washington aux portes de la désignation du Polisario comme organisation terroriste : un projet de loi au Congrès accuse le Front de liens avec l'Iran et de recevoir des drones et des armes    Stand-up : les Nuits de l'Humour francophone font escale à Marrakech, Casablanca et Rabat    Photographie : « L'appel du large », les jeunes talents invités à exposer leur regard    Assurance. Sanlam Maroc et Allianz Maroc enclenchent leur fusion    Maroc : Lundi 23 mars 2026, jour de congé exceptionnel pour l'Aïd el-Fitr    Aéroports du Maroc : Plus de 3 millions de passagers (+14,7%) en janvier 2026    Ayoub El Kaabi prolonge l'aventure avec l'Olympiakos    Tourisme. Le Maroc en tête des destinations africaines les plus sûres    Cannabis médical. L'AMMPS et l'ANRAC s'accordent sur les procédures d'enregistrement    À Paris.. le Maroc met en avant son expérience en matière de souveraineté alimentaire devant l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe    UE : Les flux migratoires depuis le Maroc baissent, ceux depuis l'Algérie augmentent    Ministère public : Une nouvelle circulaire sur la protection des catégories vulnérables    Festival Gnaoua. Berklee College of Music revient pour sa 3e édition à Essaouira    Jazzablanca 2026 : la Scène 21 célèbre le jazz et les explorations musicales    Patrimoine : cinq musées marocains décrochent le premier label « Musée du Maroc »    L'Union Touarga se sépare de Abdelouahed Zamrat, Mimoun Mokhtari nouvel entraîneur    Une première en Afrique : à Casablanca, Oncorad Group réalise un traitement de tumeur inédit    Mondial 2026 : la FIFA valide de nouvelles règles pour accélérer le jeu    Désarmement chimique : le Maroc élu à la présidence du Conseil exécutif de l'OIAC    Morocco to host 9th Joint Ministerial Meeting with Gulf Cooperation Council    Marruecos acogerá la 9a Reunión Ministerial Conjunta con los Estados del CCG    Défense des Lions de l'Atlas : Ouahbi contraint de reconstruire    Le joueur du Real Madrid, Thiago Pitarch : «Je n'ai pas encore décidé de mon choix entre le Maroc et l'Espagne»    Nicole Kidman partage l'impact de son séjour au Maroc sur l'éducation de ses enfants    Transport de devises. Important rappel de la Guardia Civil aux Marocains se rendant à Ceuta    Irak : 4 membres d'équipage tués dans le crash d'un ravitailleur américain    Le Maroc prépare un plan pour rapatrier ses ressortissants liés à l'Etat islamique depuis l'Irak    BiG M s'installe au Maroc avec une première ouverture à Tanger    Espagne: L'artisanat marocain primé à Séville    Agressions iraniennes: les appels téléphoniques de SM le Roi avec plusieurs dirigeants des pays du CCG, une expression de la solidarité fraternelle constante du Maroc avec ces Etats (Bourita)    Le temps qu'il fera ce vendredi 13 mars 2026    Guerre contre l'Iran : le pétrole flambe et les marchés mondiaux vacillent    Les températures attendues ce vendredi 13 mars 2026    CDH ONU: Zniber appelle à renforcer l'action collective contre les discours de haine    Genève : Le Polisario pointé lors d'une conférence sur les enfants soldats    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Des journalistes pro-polisariens cherchent à faire taire l'ambassadrice du Maroc à Lima : Le Pérou n'est pas le bagne à ciel ouvert des camps de Lahmada !
Publié dans L'opinion le 12 - 03 - 2014

«Qui se ressemble s'assemble», dit, à juste titre, le proverbe. Les terroristes polisariens et leurs sympathisants de la Fédération des journalistes péruviens ont ceci en commun qu'ils n'aiment pas entendre d'autres voix que les leurs. Mais comme le Pérou est une république démocratique, et pas un bagne à ciel ouvert comme le sont les camps de la honte de Lahmada, en Algérie, les sympathisants péruviens des miliciens du Polisario n'ont eu d'autre choix que de crier tout haut leur répulsion envers la liberté d'expression.
Dr Oumama Aouad Lahrech, ambassadrice du Royaume du Maroc à Lima, au Pérou, depuis novembre 2008, fait un si bon travail pour rapprocher les peuples marocains et péruviens que les pro-polisariens l'ont carrément déclaré «persona non grata» dans la capitale péruvienne. Il n'est, en effet, nullement admissible pour les défenseurs du «sentier lumineux»* polisarien que leurs compatriotes prennent connaissance de la nature terroriste des milices séparatistes à la solde d'Alger et voir, de la sorte, couler leur fonds de commerce. La liberté d'expression s'arrête, pour la Fédération des journalistes péruviens, là où commencent les révélations sur le sort des séquestrés des camps de Tindouf.
Tout a commencé en octobre 1996, quand l'ancien président péruvien, M. Alberto Fujimori, une année seulement après son accession au pouvoir, retire la reconnaissance de son pays à la fantomatique RASD. Par la suite, ni M. Alejandro Toledo, ni même le socialiste M. Alan Garcia, ne sont revenus sur cette décision. La sagesse politique continue de régner à Lima avec l'actuel président, M. Ollanta Humala et ce au grand dam de Hach Ahmed Bericalla, nommé ministre de la propagande polisarienne à destination de l'Amérique latine, afin de tenter d'y entretenir l'illusion d'une république des sables. Quoi qu'il fasse, non seulement il n'arrive pas à renverser la tendance, mais il ne parvient même pas à juguler l'hémorragie. Le Paraguay est le dernier pays latino-américain en date à avoir retiré sa reconnaissance à la RASD.
Il est bel et bien terminé le temps où il suffisait de se dire révolutionnaire en Amérique du sud pour bénéficier automatiquement de la sympathie de larges pans de populations empreintes d'une forte culture politique de gauche. Cela fait bien longtemps que les Sud-américains ont compris que tout ce qui brille n'est pas or. Des révolutionnaires marxistes d'étiquette, qui seraient également terroristes jihadistes par occasion, narcotrafiquants de profession et preneurs d'otages, quand AQMI se porte acheteur de naïfs travailleurs européens allés pourtant les aider, ça ne colle pas vraiment. Sinon, les FARC colombiens auraient été les premiers à bénéficier du soutien des Sud-américains.
Sauf qu'au Pérou, Hach Ahmed Bericalla dispose de bons amis, qui ne rêvent que de voir le Maroc emprunter le «sentier lumineux» qui a envoyé aux cieux 70.000 de leurs compatriotes, dans les années 80 et 90. Parmi ces «charmants» personnages, un journaliste du nom de Ricardo Sanchez Serra, qui se fend d'articles appelant au démembrement du Maroc. Comme le veut sa fonction de représentante du peuple marocain auprès du peuple péruvien, la Dr Oumama Aouad Lahrech répond aux attaques médiatiques dudit journaliste en donnant à l'opinion publique péruvienne l'autre version du faux problème du Sahara, destiné en fait à cacher la vraie guerre froide que mène depuis des décennies le pays maghrébin voisin de l'est contre le Maroc.
La référence au mur de Berlin faite par Ricardo Sanchez Serra en traitant du mur de protection érigé par les Forces Armées Royales (FAR) pour contrer les attaques des milices terroristes polisariennes, dans un article publié en février 2012, est bien plus opportune qu'il ne se l'imagine. Comme pour la ligne de séparation entre les deux parties de la capitale allemande, il suffit de suivre le flux des fuyards pour situer de quel côté se trouve la liberté.
Mais cette vérité n'est pas bonne à dire aux Péruviens pour le journaliste pro-polisarien, pas plus qu'il ne fait mention des murs qui cernent tous les camps de Lahmada, en Algérie, où sont séquestrées des familles marocaines entières originaires des provinces du sud du Royaume. Contrairement aux sympathisants péruviens du Polisario, les Marocains ne demandent à personne de les croire sur parole ou de faire taire toute voix dissidente pour imposer leurs seules visions de l'affaire du Sahara. Il suffit à n'importe qui de regarder les images satellites des camps de Tindouf, sur Google Earth, pour vérifier par soi même l'existence de ces murs de la «honte», selon le qualificatif, tout à fait adapté dans le cas de figure, de Ricardo Sanchez Serra.
L'Aigle Aztèque au pays des Incas
Le journaliste péruvien l'affirme fièrement: «je ne crains rien !» Pas même le ridicule, de toute évidence. C'est pourtant lui-même qui décrit la ligne de défense érigée par les FAR comme étant un «mur de terre et de pierres d'environ 2,5 mètres de haut, avec un système complexe de fossés antichars et de barbelés, des bunkers de munitions ainsi que de l'artillerie anti-aérienne et des radars». A votre avis, M. Ricardo Sanchez Serra, un tel ouvrage militaire, c'est pour stopper des attaques de milices terroristes, lourdement armées par une tierce partie intéressée, ou croyez-vous que les Marocains ont consenti de tels sacrifices financiers juste pour «séparer des familles» ? Où est-ce que les familles sahraouies ne peuvent pas circuler librement, M. Ricardo Sanchez Serra: Entre les villes et villages des provinces du sud du Royaume, protégées ensemble par un bouclier anti-terroriste faits de remblais et de soldats prêts à se sacrifier pour leur patrie, ou entre les camps de Tindouf, où il faut demander une autorisation pour ce faire ? Mais à quoi bon tenter d'argumenter avec qui ne conçoit l'avenir des habitants des provinces du sud du Maroc qu'engagés sur un «sentier lumineux»...
Il faut vraiment connaître Mohamed Abdelaziz et ses sbires pour comprendre qu'une comparaison, même très superficielle, avec Tupac Amaru et ses guerriers serait la pire des insultes envers ce grand chef Inca tombé avec tous les siens en défendant sa patrie contre les conquistadors espagnols.
A qui cette association de journalistes péruviens fera gober le motif invoqué dans le communiqué laconique publié à l'encontre de la diplomate marocaine: «Nous avons pris connaissance des actes émanant de l'ambassadeur du Maroc, Oumana Aouad Lahrech, qui a entrepris des contacts avec les autorités de l'Etat péruvien, des responsables ecclésiastiques et des représentants d'ambassades en vue de faire retirer l'agrément au journaliste Ricardo Sanchez Serra à cause de sa solidarité avec le peuple sahraoui» !
De quels moyens de pression disposerait le Maroc pour pousser les autorités d'un Etat souverain, situé de l'autre côté du globe terrestre, à retirer son accréditation à un journaliste, dont ladite fédération précise elle-même pourtant qu'il «jouit de toutes les garanties constitutionnelles» ? A supposer que c'est le cas, pourquoi s'adresser pour ce faire à des responsables ecclésiastiques et des représentants d'ambassades ? Et puis, pourquoi chercher à faire taire quelqu'un que l'on peut démentir aisément ? Pas plus que leur président, Ricardo Sanchez Serra, les membres de cette association ne semblent craindre le ridicule.
Le titre de «persona non grata» décerné par la Fédération des journalistes péruviens au Dr Oumama Aouad Lahrech est une reconnaissance de fait du travail de désintoxication de l'opinion publique péruvienne accompli par la représentante diplomatique du Royaume à Lima. L'ambassadrice du Maroc à Lima, distinguée en avril 2001 par le gouvernement mexicain, de la plus haute distinction culturelle de ce pays d'Amérique centrale, la médaille «Aguila Azteca» (l'aigle aztèque), a également été faite citoyenne d'honneur de trois villes péruviennes, Ica, Piura et Sechura.
La passion de cette doctoresse d'Etat en Lettres Ibériques et Ibéro-Américaines pour la culture latino-américaine en général et péruvienne en particulier est plus ancienne que ses fonctions diplomatiques. C'est, en effet, dix ans avant qu'elle ne devienne l'ambassadrice du Royaume dans ce pays andin, troisième du sous-continent latino-américain de par sa surface, qu'elle s'était faite la promotrice du jumelage de la ville péruvienne de Tlaxcala avec celle de Salé. Dr Oumama Aouad Lahrech avait déclaré, en cette occasion: «Je suis assez fière qu'à Tlaxcala, il y ait une place qui s'appelle "La Place du Maroc", avec un drapeau. C'est la beauté et la splendeur de l'humanité de savoir qu'on partage beaucoup de choses avec des peuples très lointains».
Hach Ahmed Bericalla est, lui, titulaire d'une distinction décernée par... la Fédération des journalistes péruviens ! Ensemble, c'est «fiers de chercher à museler quiconque dévoile nos mensonges» pour pouvoir entraîner l'humanité sur le «sentier lumineux» du démembrement des nations et de l'opposition entre les peuples.
Ricardo Sanchez Serra a, toutefois, raison de citer l'adage sahraoui: «Parle à celui qui comprend tes paroles». Ce n'est, en tout cas, sûrement pas celui qui cherche à te faire taire.
* Le «Sentier lumineux» est le nom d'une organisation terroriste communiste péruvienne qui a mené une sanglante guérilla contre le pouvoir central à Lima au cours des vingt dernières années du siècle dernier.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.