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Nucléaire iranien: Kerry à Vienne pour relancer les discussions avec Téhéran
Publié dans L'opinion le 22 - 11 - 2014

A l'approche de la date limite, la discussion d'un accord nucléaire historique avec l'Iran s'est tendue jeudi, au moment-même où John Kerry, le chef de la diplomatie américaine, arrivait à Vienne pour faciliter les négociations.
«Dans la situation actuelle, s'il n'y a pas un nouvel élan, un accord sera très difficile à obtenir», a déploré le négociateur russe Sergueï Riabkov, cité par l'agence de presse Ria Novosti.
Les grandes puissances du «5»1» (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et l'Allemagne) soupçonnent l'Iran de chercher à se doter en secret de l'arme atomique, ce que la République islamique a toujours démenti. L'accord négocié entre les deux camps garantirait le caractère pacifique du programme nucléaire iranien, en échange d'une levée des sanctions contre ce pays. Après douze ans de controverses et de menaces de guerre, suivis de longs mois de discussions acharnées, les parties négocient depuis mardi, pour la dernière fois, dans la capitale autrichienne. Elles se sont donné jusqu'au lundi 24 novembre pour aboutir.
Le secrétaire d'Etat américain John Kerry, premier ministre du "5"1" à arriver dans la capitale autrichienne jeudi soir, a qualifié la discussion en cours de "chance" - "Et je souligne le mot chance", a-t-il insisté. Mais selon M. Riabkov, "les discussions se mènent dans un climat de forte tension".
"Le temps passe", a-t-il témoigné, "et des rencontres dans tous les formats se poursuivent sans arrêt. (...) Il faut que les délégations reçoivent des consignes supplémentaires et prennent en compte le climat." Alors que la délégation iranienne observe un silence absolu, le président du Parlement, Ali Larijani, a également fait part d'une certaine irritation à Téhéran. "Nous coopérons en permanence (mais) ils haussent le ton", a-t-il déclaré jeudi matin.
C'est dans ce contexte assombri que John Kerry est arrivé à Vienne, bien décidé à peser de tout son poids politique pour dénouer la situation. Peu après sa descente d'avion, il s'est entretenu pendant plus de deux heures avec Mohammad Javad Zarif, son homologue iranien.
Selon Sergueï Riabkov, "l'accord est suspendu à la volonté et à la capacité des Etats-Unis à lever les sanctions."
Mais l'administration Obama, sous surveillance des opposants républicains du président américain au Congrès, insiste pour sa part sur les efforts que doit accomplir l'Iran.
"Il reste des points de divergence importants. Nous espérons qu'ils pourront être réduits et cela dépendra très largement de l'attitude de l'Iran", a également souligné jeudi le ministre des Affaires étrangères français Laurent Fabius, qui doit arriver à Vienne vendredi.
Un accord redonnerait du souffle à l'économie iranienne, en particulier grâce à la levée de l'embargo occidental sur le pétrole iranien. Il ouvrirait aussi la voie à une normalisation des relations entre l'Iran et l'Occident, rendant possible des coopérations, notamment dans les crises en Irak et en Syrie.
Ce serait "le début d'un nouveau chapitre dans les relations entre l'Iran et la communauté internationale", a souligné avec emphase jeudi soir Federica Mogherini, la nouvelle responsable de la diplomatie européenne. A l'inverse, un échec à tenir le délai du 24 novembre entrainerait une forte incertitude sur l'avenir des discussions, qui déplaisent aux sceptiques des deux camps.
"Une possibilité comme celle que nous avons aujourd'hui est très rare", a averti M. Riabkov. "C'est un moment crucial, et le laisser passer serait une grave erreur, avec d'assez lourdes conséquences."
Israël a répété jeudi qu'il se réservait "toutes les options" pour se défendre en cas de développement des capacités nucléaires iraniennes.
L'Arabie saoudite, grand rival régional de Téhéran, a rappelé de son côté à John Kerry qu'elle "partage l'inquiétude" des Etats-Unis face au nucléaire iranien. Téhéran, soucieux d'obtenir un accord réaffirmant haut et fort son droit au nucléaire civil, a douché jeudi les espoirs d'un compromis rapide, en excluant de nouvelles concessions sur plusieurs points jugés essentiels par les grandes puissances, en raison de leur possible dimension militaire.
Ali Akbar Salehi, le chef du programme nucléaire iranien, a affirmé que son pays souhaitait multiplier par 20 ses capacités d'enrichissement d'uranium, et qu'il refuserait de réduire son stock d'uranium enrichi. La République islamique refuse également de modifier davantage son réacteur nucléaire à eau lourde d'Arak.


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