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"Nom d'un chien", nouveau roman de Abdellah Baïda : Quand l'ombre canine vous colle à la peau !
Publié dans L'opinion le 25 - 01 - 2016

L'univers canin a l'honneur dans le nouveau roman d'Abdellah Baïda : « Nom d'un chien » (Ed. Marsam, 2016, 192 pages). Driss Ibn Kalb est le nom du protagoniste et il en bave au moment où il est appelé à transmettre ce patronyme (patrimoine ?) à son enfant. La course contre la montre se déclenche pour résoudre ce problème avant la naissance du bébé. Épaulé par sa femme Linda, Driss court comme un chien pour se débarrasser de l'ombre canine qui lui colle à la peau à travers son nom de famille ; il mène l'enquête, en fin limier, pour y voir un peu plus clair dans les inextricables rapports qui relient le chien et l'homme. C'est un roman sur le grand pouvoir de la nomination, sur la représentation que se fait l'homme de la race canine et sur la transmission de l'héritage.
A travers la lecture de son ouvrage, le lecteur ne peut pas s'empêcher de découvrir de grandes questions ontologiques menées et traitées avec humour, désinvolture et profondeur à travers des situations cocasses et imprévisibles que vivra Driss Ibn Kalb aussi bien au Maroc, en France qu'en Espagne... Un périple aux couleurs d'une quête à rebondissements multiples servie dans une écriture sans concession. «Nom d'un chien» est un autre grand salto qu'opère Abdellah Baïda dans l'univers de la véritable création romanesque. En voici par ailleurs un extrait:
- « Driss a un beau physique mais il manque de confiance. Avec les filles, il avait un peu de succès mais il redoutait l'instant où il serait obligé de dévoiler son nom de famille. Tant que c'est le prénom, il assurait ; dès que les évènements dépassaient ce stade et grimpaient vers l'arbre généalogique, il perdait tous ses moyens. Le regard des filles changeait. On ne le voyait plus comme avant. Il y en avait qui pouffaient carrément de rire à son visage. D'autres, plus diplomates, jouaient l'indifférence. Et les plus attentionnées lui touchaient maladroitement le bras ou l'épaule, comme pour dire : ce n'est pas grave, il y a pire ! «
Rappelons que Abdellah Baida, est un essayiste, nouvelliste et romancier marocain. Il a publié en 2007 Les voix de Khair-Eddine aux éditions Bouregreg. Il a dirigé l'ouvrage Mohamed Leftah ou le bonheur des mots, paru en 2009 aux éditions Tarik. En 2011, paraît Au fil des livres, recueil de chroniques littéraires, chez La Croisée des chemins & Séguier. Le dernier salto, roman paru chez Marsam en 2014, a reçu le prix Grand Atlas dans les catégories «Culture thèque» et «Étudiants ». En 2012, Abdellah Baïda s'est vu décorer des insignes de Chevalier dans l'Ordre des Arts et des Lettres de France, après avoir été décoré en 2007 des Palmes Académiques. Abdellah Baïda est agrégé de littérature française qu'il enseigne à l'Université Mohammed V de Rabat.
On retrouve du même auteur «Les voix de Khair-Eddine publié en 2007, « chroniques de littéraire marocaine de langue française en 2011 et il a dirigé l'ouvrage Mohamed Leftah ou le bonheur des mots (2009).


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