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Rencontre avec M. Andrés Ordóñez, ambassadeur du Mexique à Rabat: Contribution d'artistes mexicains à « Jidar »
Publié dans L'opinion le 12 - 05 - 2016

Dans le cadre des activités interculturelles entre le Maroc et le Mexique, une rencontre a été organisée par l'ambassadeur du Mexique au Maroc, M. Andrés Ordóñez, pour faire le point sur quelques avancées dans les rapports entre les deux pays et dresser le planning riche de cette année, en matière d'échanges culturels et scientifiques. Des affinités et des échanges qui marquent la bonne volonté du Mexique, dans le cadre de son ouverture et de son rapprochement du Maroc.
C'est le moment propice d'ailleurs. Plusieurs activités et programmes intéressants sont d'ores et déjà initiés, certains projets artistiques et scientifiques entre les universités sont en cours. L'ambassadeur aspire à plus d'échanges bilatéraux, que ce soit au niveau économique ou culturel. Il n'y a certes pas de difficultés relationnelles, la problématique réside dans la méconnaissance réciproque induite par la grande distance entre les deux pays (à peu près 9028 km).
L'Agence mexicaine de Coopération Internationale pour le Développement (AMEXCID) a coparrainé deux des 19 peintures murales, dans le cadre du Festival Jidar Toiles de Rue qui s'est déroulé à Rabat du 22 avril au 1er mai 2016. Le Mexique étant un pays à production artistique importante et qui possède 1121 musées à travers le pays, dont 142 rien que dans la ville de Mexico. Des affinités culturelles entre les deux pays sont enregistrées. Il n'y a qu'à voir les haciendas mexicaines traditionnelles considérées comme andalouses (colonialisme espagnol commun), elles sont similaires aux « Riads » marocains, de même que certains textiles communs au Nord marocain et des céramiques proches de celles de Safi.
Plusieurs activités confirmées ont débuté, il y a plusieurs mois, relève M. l'ambassadeur, outre les visites de courtoisie et de travail, celles du ministre des Affaires étrangères du Mexique, du ministre du Travail, certains accords de coopération qui sont prêts à être signés, faute d'agenda diplomatique, ce qui montre le renforcement des accords et des rapports bilatéraux qui lient les deux pays. La loi mexicaine contre la corruption a été également présentée au Maroc et une délégation entrepreneuriale a été à Marrakech et Casablanca. Les choses bougent. Surtout connaissant l'héritage andalous qui imprègne les deux cultures, entre autres, le zellige, les « riads », certaines architectures et les diversités culinaires...Comme affirmé par M. Andrés Ordóñez, il y a plusieurs traces communes entre nos deux pays, surtout dans le domaine culturel, mais aussi social, dans la façon de percevoir la réalité, le sens de la vie en famille, du communautaire. Développer des communications à travers l'art est une porte d'entrée.
Une Histoire commune
Les deux pays ont une ouverture atlantique avec un héritage historique culturel partagé : les Crypto-musulmans pendant le septième siècle. Certains termes arabes sont également courants au Mexique. Ce qui pourrait pousser à des jumelages. A savoir que la ville marocaine Fès est très proche d'Oaxaca qui se trouve au Sud-Est du Mexique. Les défis des deux pays sont également similaires dans plusieurs domaines : diaspora, migration, Droits de l'Homme, terres arides... Chacun des deux pays a développé à part ces volets.
Après la semaine du cinéma,
le festival Jidar
Dans le cadre culturel, trois artistes mexicains ont participé au Festival Jidar Toiles de Rue 2016, une peinture murale qui a mêlé le savoir-faire et les traditions mexicaines sous l'angle d'une certaine perception traditionnelle du Maroc. M. l'ambassadeur a spécifié qu'au début du XXème siècle, après la révolution, la peinture a pris une finalité pédagogique. Dans la culture contemporaine, cela s'est traduit dans les graffitis de façon plus sophistiquée, dans la peinture des grands espaces publics, rejoignant le type de festivités comme Jidar. C'est ce qui favorise, en même temps, le volet économique et permet d'égayer la vie des habitants.
Par ailleurs, la semaine du cinéma, organisée par l'ambassade américaine et Cervantès, a eu de bons échos à Rabat et à Casablanca. L'échange interculturel a été également incarné à travers l'échange d'artistes et de résidences entre la Fondation ONA du Maroc (qui se trouve dans l'Atlas) et l'Institut des Arts Graphiques de Oaxaca (IAGO). Dans ce même cadre, la Fondation ONA a offert la résidence à un jeune artiste : Rosé Santiago, lequel a été recommandé par le grand artiste Francisco Tolédo, reconnu comme étant le plus grand artiste du Mexique et le plus généreux mécène de la ville de Oaxaca. M. Tolédo va également offrir la résidence à un jeune artiste marocain. La prestation du jeune artiste mexicain a pour thème : Le silence.
La peinture est à même de mieux « déchiffrer » et montrer la richesse mexicaine. Cette réciprocité est intéressante. Toutes ces activités sont dans la continuité de la semaine du Mexique qui a été organisée au Centre culturel du Crédit Agricole, l'année dernière. A savoir que le Mexique a une grande production d'art plastique.
Une peinture murale à travers des regards croisés, un échantillon des travaux de Jidar
Deux jeunes artistes venus du Mexique ont peint les murs du quartier Youssoufia de Rabat. Saner (Edgar Flores) a eu l'idée de peindre un Mexicain (avec un masque de jaguar, une figure qui mêle les traits du jaguar à ceux du personnage, symbole mexicain) qui prend le thé marocain avec un passant. Saner est un artiste urbain, illustrateur et designer mexicain. Il touche à tout, ses œuvres vont du graffiti aux tableaux, aux pochettes d'albums et conception de jouets. Il maîtrise la peinture en aérosol. Il se démarque pour tout ce qui est scènes folkloriques mexicaines, visages d'animaux représentatifs de la culture mexicaine.
Deux autres artistes, Stnk (Carlo Cano) et Machima (Mehdi), l'un Mexicain et l'autre Marocain ont peint une interaction entre les gens qui passent. Issus de deux rives de l'Atlantique, ils ont travaillé ensemble et offert une peinture murale adressée aux enfants, une rencontre entre deux cultures. La fresque reproduit le quotidien, elle montre deux personnages qui jouent à cache-cache avec des enfants du quartier, lesquels passent par le couloir de l'immeuble. Stnk est influencé et imprégné par les caricatures et les jeux vidéo de son enfance. Machima, un designer graphique autodidacte, partage les mêmes visions et regards que Stnk.
Des projets confirmés
pour l'année
Outre la peinture murale, le Mexique envisage, d'ici la fin de l'année, l'interprétation, par l'orchestre philharmonique du Maroc, d'œuvres mexicaines. Un agenda qui promet d'être riche et diversifié. Les rencontres scientifiques entre les universités seront bientôt concrétisées à travers l'échange de professeurs, d'étudiants...
A propos de Jidar
L'idée est de transformer les murs de la ville, de les embellir sous le regard joyeux des passants, un air de gaieté au cœur du printemps, qui peut être ensoleillé ou pluvieux, sous l'œil émerveillé des enfants.
Cet événement a pour but de produire des graffitis et des peintures murales et de montrer les performances artistiques urbaines. 32 artistes ont peints 14 fresques extérieures au niveau de Rabat, la ville lumière, la capitale marocaine de la culture. Plusieurs projections, conférences-ateliers et résidences ont été organisées. Une merveille dressée aux murs des : Avenue Hassan II, Avenue Tadla, Avenue Ibn Sina, Avenue Al Alaouiyine, Avenue Houmman El Fatwaki, Avenue Mohamed Ben Abdellah, Avenue Al Moukawama, Avenue Madagascar, Rue Abdelmoumen, Avenue Allal Al Fassi, MMVI.
Il y a un an, a été lancée Jidar et les multiples facettes de la capitale sous l'angle de la créativité picturale urbaine. Cette année, les présentations faites montrent la rencontre entre les imaginaires de trois continents : Afrique, Europe et Amérique, entre les techniques de trois sphères du street art, graffiti, pochoir et peinture murale, et entre les volontés de trois acteurs de l'espace urbain, public, artistes et institutions. Jidar 2016 a proposé des fresques murales individuelles où se côtoient l'ancestral et l'actuel et où les iconographies du passé, présent et futur apprennent à cohabiter.


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