Gabriela Sommerfeld: le Maroc est une porte d'entrée de l'Équateur vers le continent africain    Pouvoir d'achat: les syndicats remettent la question des salaires au centre    MO : Emmanuel Macron propose une mission internationale pour sécuriser le détroit d'Ormuz    Casablanca : Arrestation d'un individu pour une violente agression ayant causé une infirmité permanente à une femme    Le temps qu'il fera ce samedi 18 avril 2026    Les températures attendues ce samedi 18 avril 2026    Nouveau projet de loi contre le piratage des retransmissions sportives en direct    Para-athlétisme : le Grand Prix Moulay El Hassan à Rabat pour sa 10e édition    Concert : Ino Casablanca, "EXTASIA" en tournée marocaine    Arts plastiques : Ilias Selfati fait fleurir le papier    Info en images. Transport routier : Hausse de 25% du soutien octroyé aux professionnels    L'Iran annonce l'ouverture totale du détroit d'Ormuz, une mesure saluée par Trump    Casablanca : le navire-école indien INS Sudarshini en escale pour renforcer la coopération navale    Selon Trump, l'Iran accepte de "ne plus jamais fermer le détroit d'Ormuz"    La Bourse de Casablanca termine en hausse    Un journal canadien salue le Maroc et le met en avant comme puissance du renseignement pour la sécurité du Mondial    Agriculture : un rebond climatique soutient la croissance, sans dissiper les fragilités du modèle    Budget ouvert : Le Maroc progresse mais la transparence fait encore défaut    L'ONMT déploie sa stratégie ciblée pour stimuler la croissance de Dakhla    Casablanca: el buque escuela indio INS Sudarshini hace escala para fortalecer la cooperación naval    Ecuador reaffirms support for Morocco's autonomy plan, to extend consular coverage to Sahara    Canadian Newspaper Praises Morocco and Highlights It as an Intelligence Powerhouse for World Cup Security    Fortune Maroc étend son usine de Bouskoura pour 300 emplois    Finance territoriale : Casablanca-Settat lance un emprunt obligataire régional de 1 MMDH    Ouverture du capital des pharmacies : les professionnels persistent et signent    Arts plastiques : Larbi Cherkaoui, l'expérience-limite de la lettre à L'Atelier 21    Kendji Girac «n'a jamais exprimé de positions politiques» pour Israël, selon la productrice des concerts au Maroc    Le Festival du Printemps Local revient à Tanger pour une 3e édition    Youssef Belal remporte le Hart-SLSA Book Prize 2026 pour «The Life of Shari'a»    Elections 2026 : Un projet de décret sur le soutien financier aux candidats de moins de 35 ans    Sécurité alimentaire : Le Maroc livre un deuxième lot d'engrais au Ghana    L'Iran a accepté de céder son uranium enrichi, annonce Trump    Coopération Chine-Mozambique : pour le renforcement du partenariat stratégique global Partager    Riaya : Signature de deux conventions pour l'insertion sociale et professionnelle des jeunes    Support fund approves 107 projects to boost women's representation in elections    Le service militaire, un chantier royal prometteur pour former les jeunes et répondre aux exigences du marché de l'emploi    Azzedine Ounahi vers l'Atlético Madrid ? Ce que l'on sait vraiment    Ligue des champions : le FC Barcelone saisit à nouveau l'UEFA contre l'arbitrage    CAN 2025 : le buteur de la finale relance la polémique et revendique le titre pour le Sénégal    Mondial 2026 : Infantino promet un show inédit à la mi-temps de la finale    Brazzaville: Denis Sassou Nguesso prête serment    Belmkaddem : «Entre étoffes et moteurs, une célébration des cultures»    Festival Films Femmes Afrique de Dakar : Deux films marocains dans la compétition    Turquie: Un adolescent commet une tuerie dans une école    Alliance stratégique : Rabat et Washington officialisent une nouvelle décennie de coopération militaire renforcée    7 Soudanais sur 10 dans la pauvreté : l'alerte choc de l'ONU    Nayef Aguerd forfait pour le reste de la saison, incertitudes sur le Mondial 2026    Stuttgart : Bilal El Khannouss relance la machine et fait taire les critiques    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Laïla Laâlej : Une néo-figurative de talent
Elle expose en groupe à Meknès à l'occasion de la Marche Verte (du 6 au 19 du mois courant)
Publié dans L'opinion le 08 - 11 - 2016

Femme cultivée née à Fès et ayant grandi en France où elle avait suivi des études de journalisme, carrière qu'elle abandonna pour des raisons personnelles, Laïla Laâlej, qui signe ses tableaux « Loubaba », manipule le pinceau depuis quelque vingt années, d'abord par vocation puis poussée par cette « nécessité intérieure » dont parlait Kandinsky. Elle a eu l'occasion de montrer quelques-unes de ses œuvres lors de manifestations sporadiques organisées à Marrakech, à Casablanca, à Oujda..., encouragée en cela par des amateurs d'art et des gens de métier. Lecture dans son travail.
Pour Laïla Laâlej, la peinture est une seconde vie, comme l'écrivait Gérard de Nerval dans son livre Aurélia, à propos du rêve, attendu que sa palette et son iconographie renferment une bonne dose d'onirisme, un onirisme oscillant entre le sommeil hypnagogique et les rêves éveillés.
Bien qu'ayant peu exposé, Laïla Laâlej commence à investir la scène plastique marocaine, animée en cela par ce sentiment de prudence compréhensible chez une artiste qui dit avoir toujours peint « pour elle-même » (nous serions tenté de dire maintenant « contre elle-même », l'acte plastique étant par essence « cet étrange défi lancé à l'altérité, un interminable et conflictuel va-et-vient de soi au monde et de soi à soi, (pour reprendre une citation de l'écrivain et philosophe français Maurice Blanchot).
Les réalisations de Laïla Laâlej révèlent un talent indéniable pour sa connaissance intuitive des formes et des couleurs, lesquelles sont en perpétuel dialogue avec son moi profond. Certes, elle a transité au départ par plusieurs styles d'expression (abstraite, semi abstraite, matiériste...), c'était comme autant d'expériences liées à toute recherche qui se prend le temps de s'affermir, de mûrir. Une recherche qui a amené l'artiste à mettre au point un ensemble d'œuvres de moyen format (qu'elle compte exposer prochainement à titre personnel), d'allure néo-figurative, relativement à ce courant occidental qui fit fortune dans les années 60/70 du siècle dernier en France notamment. La nouvelle figuration de Laïla Laâlej ne relève pas de sa seule sensibilité qui fait le cas échéant de percées audacieuses dans le réel, mais aussi d'une « difficulté d'être » existentielle, dont elle a gardé souvenir ; aussi l'élément personnage qu'elle peint à plusieurs reprises, dans des attitudes parfois discrètes, parfois franchement démonstratives et ludiques, met en relief son recours significatif à des couleurs secondaires et froides, d'une complicité sous jacente, traitées celles-ci avec infiniment de nuances. La palette tend parfois aussi à devenir illustrative, avec un certain intérêt pour ce qu'on appelle « le sujet », ici un sujet pas directement destiné à renseigner sur quelque chose, mais que récupère vite le souci de la composition et l'application tant soit peu exigeante des fondamentaux de la peinture (lumière, espace, couleurs, formes, support, etc.)
La néo-figurative que nous voyons en Laïla Laâlej développe donc une vision du réel qui passe par l'imaginaire, et qui n'hésite pas de verser dans une symbolisation schématique de certaines formes (florales, un tantinet paysagères, de facture brutes aussi), le tout fleurant cette atmosphère de rêve « nervalien » dont nous parlions, ce qui fait d'elle une sensitive à la fois lyrique et fantasque, à l'énergie créative porteuse de valeurs sûres.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.