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France: Un attentat bouscule une campagne sous état d'urgence
Publié dans L'opinion le 23 - 04 - 2017

Un attentat contre une patrouille de police sur les champs Elysées s'est invité à la campagne présidentielle française et par la force des choses s'est incrusté dans la dernière prestation médiatique des candidats à la présidentielle. Une présidentielle, qui se déroule pour la première fois de l'histoire de la Vème république, sous le régime de l'état d'urgence. Un ‘état d'urgence en vigueur depuis les attentats du 13 novembre 2015 et prolongé depuis pour moult raisons (l'Euro de football, le Tour de France, l'attentat de Nice) pour rester en vigueur jusqu'en juillet 2017. Et ce n'est pas l'attentat de jeudi qui y mettra fin.
L'attentat sur les Champs-Elysées, qui
a coûté la vie jeudi soir à un policier, a
suscité l'effroi et perturbé les dernières
heures de la campagne présidentielle, à
deux jours du premier tour, un «rendez-vous
démocratique» «que rien ne doit entraver
» ont rappelé les autorités vendredi.
François Hollande a dirigé un Conseil
de défense vendredi matin à l'Elysée,
après avoir promis dans la soirée une «vigilance
absolue» pour sécuriser la présidentielle.
Plusieurs candidats ont annulé
leurs déplacements prévus vendredi.
Au cours de la fusillade, l'assaillant a
été abattu après avoir blessé deux autres
policiers, dont l'un grièvement par une
balle qui a touché son bassin, ainsi qu'une
touriste touchée par une balle au talon, a
précisé une source policière.
Selon des sources proches de l'enquête,
l'assaillant est un Français de 39
ans, qui faisait l'objet d'une enquête antiterroriste.
La présidentielle, très indécise, se
tiendra sous le régime de l'état d'urgence,
instauré dans la foulée des attentats du 13
novembre 2015.
«Rien ne doit entraver (le) rendez-vous
démocratique» de la présidentielle,
a déclaré vendredi le Premier ministre
Bernard Cazeneuve.
«Dimanche constitue pour nous une
journée de tous les dangers», a rappelé
Céline Berthon, secrétaire générale du
syndicat des commissaires de police
(SCPN), affirmant sur Europe1 que «le
maximum sera fait».
Les derniers attentats meurtriers remontent
à l'été, avec l'attaque au camion
bélier à Nice qui a fait 86 morts le 14 juillet.
Un policier et sa compagne avaient
aussi été tués en juin en région parisienne,
devenant le symbole des forces
de l'ordre particulièrement visées par les
jihadistes.
Un nouvel attentat a été déjoué mardi
selon les autorités avec l'arrestation à
Marseille de deux hommes soupçonnés
de préparer «une action violente» en pleine période électorale.
Pour revenir à la campagne proprement
dite, il est clair qua l'attentat des
Champs Elysées a perturbé la prestation
médiatique des onze postulants à
la magistrature suprême.
L'information de la fusillade qui a
couté la vie à un policier était tombé
après les prestations de_Jean-Luc Mélenchon,
Nathalie Arthaud, Marine Le
Pen, François Asselineau, Benoît Hamon
et Nicolas Dupont-Aignan.
Ces six candidats se sont rattrapé
à la séquence des conclusions pour
commenter l'événement. Les autres
ont dû composer avec une information
encore parcellaire.
Emmanuel Macron a délaissé sa
grammaire en loge, pour endosser le
costume du candidat capable de rassembler
et rassurer? Pour lui « la menace
fera partie du quotidien des prochaines
années», et que le devoir d'un
président est de protéger les citoyens.
François Fillon a chgoisi quant à
lui de chambouler ses plans pour reprendre
les propositions sur un thème
qui lui a valu sa victoire lors de la primaire
de la droite.
Pour Fillon, lutter «contre la
montée du fondamentalisme dans la
religion musulmane», inclut d'empêcher
les jeunes Français partis faire la
guerre en Syrie de revenir en France.
Et d'énumérer comme mesures une
transparence absolue du financement
du culte, interdiction des mouvements
qui se réclament des salafistes ou des
Frères musulmans, renforcement du
contrôle des mosquées qui font des
prêches radicaux.
Parmi les candidats qui n›avaient
pas eu l'occasion de s›exprimer à chaud
sur le sujet, Jean-Luc Mélenchon a
adressé lors des conclusions ses «pensées
émues à la famille de la victime»
et promet que «les criminels ne seront
jamais impunis», Benoît Hamon rappelle
qu›il faut être «implacable à
lݎgard de ceux qui veulent remettre en
cause [la] démocratie».
Le mot de la fin revient à Marine Le
Pen. La candidate du FN veut «aller
plus loin que les mots de compassion»
et adresse cette ultime pique à Emmanuel
Macron: «Je ne veux pas que l'on
s'habitue au terrorisme islamiste.» La
campagne se retrouve plongée dans
une incertitude encore plus insondable.


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