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Une pléiade d'artistes au FESMAN pour décliner l'authenticité du patrimoine marocain et son enracinement africain (Himmich)
Publié dans MAP le 11 - 12 - 2010

La participation du Maroc à la 3ème édition du festival mondial des arts nègres (FESMAN), qui s'est ouvert vendredi soir à Dakar, déploiera sur les scènes et cimaises de cette grande manifestation une pléiade d'artistes qui vont décliner la richesse et l'authenticité de la culture marocaine, a affirmé le ministre de la culture, M. Bensalem Himmich.
Le ministre, qui prenait part à la cérémonie d'ouverture marquée par un Forum sur "L'apport des peuples noirs à la science et à la technologie" et un grandiose spectacle d'ouverture au Stade Léopold Sédar Senghor, a souligné que les artistes marocains à cette manifestation d'envergure, qui réunit la diaspora africaine des quatre coins du monde, sauront montrer avec brio les diverses facettes de la culture et du patrimoine du Royaume et mettre en avant son enracinement africain.
Musique, arts plastiques, calligraphie, culture urbaine (danse urbaine, graffiti), expositions d'objet d'artisanat, couture traditionnelle, sont autant de volets où l'artiste marocain donnera la mesure de sa créativité dans ce rendez-vous mondial des arts nègres.
M. Himmich a tenu à souligner que d'après les historiens objectifs, l'influence de la culture africaine est fortement présente dans les différentes civilisations, des plus anciennes comme celle des pharaons, jusqu'à celles de notre époque. En atteste les musiques aux racines africaines comme le Jazz, le blues et le tango, comme c'est le cas au Maroc avec la musique Gnaouie, a-t-il dit.
Dans cette grande manifestation, il s'agit de remettre à l'honneur cette immense et riche culture africaine, issue du berceau même de l'humanité et de la civilisation, et qui a été longtemps malmenée et occultée par une culture occidentale dominante, a-t-il souligné.
Le FESMAN, placé sous le signe de la renaissance africaine, a été aussi l'occasion pour le président sénégalais, Abdoulaye Wade, de plaider pour la création des "Etats-Unis d'Afrique", a-t-il dit, précisant que l'avenir de l'Afrique est nécessairement dans l'union à travers la création de grands espaces socio-économiques prospères où la culture est érigée en composante matricielle et vectrice de valeurs de fraternité, de paix et de solidarité.
La cérémonie d'ouverture, qui s'est déroulée en présence de plusieurs chefs d'Etat et de délégations officielles de nombreux pays, a été marquée par une géante chorégraphie exécutée par quelque 600 danseurs professionnels et 400 figurants.
Plusieurs ténors de la musique africaine se sont succédé sur la scène du stade pour chanter à la gloire du continent africain et aux espoirs d'un continent affranchi, qui se prend en main et qui œuvre vers la prospérité et le développement.
En 1966, le Festival mondial des Arts nègres, organisé à l'initiative de la revue "Présence Africaine" et de la Société Africaine de Culture de Léopold Sédar Senghor, a constitué un événement sans précédent dans l'histoire culturelle du continent africain.
Selon le président-poète, il s'agissait de "parvenir à une meilleure compréhension internationale et interraciale, d'affirmer la contribution des artistes et écrivains noirs aux grands courants universels de pensée et de permettre aux artistes noirs de tous les horizons de confronter les résultats de leurs recherches".
La première édition du festival, qui s'est déroulée à Dakar du 1 er au 24 avril, fut un succès retentissant. La manifestation qui se voulait aussi une célébration des indépendances fraichement acquises des pays africains, connut la participation des sommités de la littérature et des arts de l'époque, dont André Malraux, Aimé Césaire, Jean Price-Mars, Duke Ellington, Joséphine Baker, Langston Hughes et bien d'autres.
Tous les arts étaient de la fête: arts plastiques, littérature, musique, danse, cinéma, le tout agrémenté par les folklores africains hauts en couleurs.
Plusieurs années plus tard, la deuxième édition du festival, qui dépasse le cadre national et se veut une manifestation de tout le continent africain, s'est déroulée à Lagos (Nigeria) en 1977.
Le comité d'organisation a concocté un programme riche et diversifié pour cette 3ème édition du festival qui ambitionne de donner un éclat culturel et artistique à la célébration du cinquantenaire de l'indépendance de plusieurs pays africains.
En tête d'affiche, des méga-concerts réunissant les meilleurs musiciens africains et une exposition sur l'histoire des Musiques Noires, des concerts et des expositions mettant en scène les nouvelles cultures urbaines (Rap, R&B, Graffitis), des spectacles de danse, un salon du livre, en plus de nombreuses manifestations cinématographiques et théâtrales avec des rétrospectives à l'honneur des pionniers.
Côté débats, le festival réunira des intellectuels et scientifiques de renom venus des quatre coins du monde pour un échange de haut niveau dans le cadre d'un forum sur le sujet de "la Renaissance Africaine et l'apport des peuples noirs à la civilisation universelle".
Six grandes conférences sont au menu: "La permanence de la Résistance des peuples noirs", "Les diasporas noires: géographie, peuplement, histoire, situation politique", "L'apport des peuples noirs à la science et à la technologie", "La participation des peuples noirs à l'avènement du monde libre", "Les anciens Egyptiens étaient-ils ou non des Noirs?" et "Quelle place pour l'Afrique dans la gouvernance mondiale?".
Le Sénégal voit grand pour l'organisation de cette 3ème édition du Festival à travers un spectacle d'ouverture grandiose avec une chorégraphie géante de 2.500 danseurs pour conter "La formidable aventure des peuples africains".
Après la célébration du cinquantenaire de son indépendance en avril dernier marquée par l'inauguration du monument de la renaissance, une œuvre d'art de bronze d'une cinquantaine de mètres de haut qui surplombe la capitale Dakar, le Sénégal entend briller de nouveau au niveau continental et afficher ses ambitions de pays en développement qui aspire à un meilleur lendemain.


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