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Les ksours et kasbahs, un patrimoine à sauver de l'oubli
Publié dans MAP le 10 - 06 - 2011

Les participants à un séminaire sur les "ksours et kasbahs : un patrimoine en devenir" ont plaidé, vendredi à Erfoud (province d'Errachidia), à restaurer et à revitaliser ce patrimoine afin de l'intégrer dans la dynamique de développement que connaît le pays.
Ces chefs d'oeuvre, de superbes bâtisses en terre sèche et en pisé sont le témoignage et l'archive vivante de l'histoire du Maroc, de ses traditions séculaires et d'une civilisation particulière à un moment ou événement historique du pays mais connaissent un processus de dégradation affectant ses fondements communautaires et son cadre architectural mettant, par là, en péril ses valeurs.
D'où la nécessité d'échanges entre experts et chercheurs (public, privé et société civile) versés dans la problématique du patrimoine aux fins de trouver des solutions, de relancer et assurer l'avenir de ce précieux patrimoine architectural, ont-ils soutenu lors de l'ouverture de cette 1ère rencontre.
Cet art de construire, selon les techniques ancestrales, exige l'élaboration de stratégies diversifiées (touristique et culturelle) pour réhabiliter ce riche patrimoine d'une valeur inestimable, qui s'étend du nord-est du pays jusqu'aux vallées sahariennes du sud (Assa Zag, tata) en traversant les grandes vallées présahariennes des oasis du Drâa et du Ziz, et du grand Tafilalet.
Dans ce cadre, le programme de développement durable de l'espace des oasis du tafilalet, projet pilote qui est dans sa 5è année, intervient dans ce processus de valorisation et de réhabilitation de ce patrimoine, a rappelé M. Abouhani Abdelghani, directeur général de l'urbanisme au ministère de l'habitat, de l'urbanisme et de l'aménagement de l'espace, dans une intervention lue au nom du ministre.
Ce programme se concrétise sur le terrain par étapes et cible les différents volets du patrimoine, du tourisme et de l'environnement ainsi que des actions d'accompagnement tendant à intégrer et à soutenir le potentiel local notamment les acteurs communaux et associatifs en vue d'élaborer une stratégie participative mettant le développement durable de l'espace au centre des préoccupations.
Ainsi, plusieurs actions ont été réalisées en matière de réhabilitation et de revalorisation de ce patrimoine culturel et architectural, entre autres l'étude pour la mise en place d'une vision globale d'un musée écologique sur les "Khattarates" du Tafilalet, un héritage historique témoignant du génie de l'homme des oasis dans la gestion des ressources hyrdiques et les restaurations de la Khattara "Alamrya" pour soutenir les efforts de préservation du système d'irrigation commun et du ksar "Alachourya", a indiqué M. Abouhani.
L'adduction aux réseaux d'eau potable et d'assainissement de cinq ksours ont ainsi permis l'amélioration des conditions de vie des habitants de ces bâtisses tout en continuant à privilégier la préservation d'un équilibre entre ce patrimoine construit ancestral et celui naturel l'environnant.
Le ministère envisage, en outre, de créer un centre de recherche et de formation sur les matériaux locaux en vue de la promotion et du développement de l'art architecturel local, de la préservation de la spécificité architecturale des ksours et kasbahs, a-t-il ajouté.
Pour M. Abdeljalil Cherkaoui, directeur de l'architecture au ministère, les initiatives des pouvoirs publics sont révélatrices de la volonté politique et de la convergence des différents acteurs et intervenants mais n'ont qu'un impact limité. D'où l'obligation d'une sensibilisation sur ce patrimoine en mobilisant experts tant nationaux qu'étrangers afin de le sortir de l'oubli.
Il a souligné le rôle primordial des compétences avérées, qui ne sont autres que les mâalams, qu'il est indispensable de récupérer et de mettre en valeur. La sauvegarde de ce patrimoine de construction traditionnelle se situe entre transversalité et responsabilité partagée.
Les innombrables ksours, des villages fortifiés bâtis dans le Tafilalet, et les kasbahs, constructions familiales dans le Drâa et le Dadès, anciennes et parfois de date récentes sont un patrimoine mondial exceptionnel avec un type d'architecture n'existant nulle part ailleurs dans le monde et avec des systèmes de décoration spécifique, a souligné M. Abderrahmane Chorfi, président de la section Maroc du conseil international des monuments et sites (ICOMOS), une ONG internationale.
Ce patrimoine est le témoignage de l'évolution significative de l'histoire du Maroc dans un moment donné de sa longue histoire, d'un style, d'une époque et du génie de "l'architecte" de cette date. Il exprime aussi la diversité des civilisations, des communautés au sein de la société et est l'expression tangible de l'identité.
C'est pourquoi il y a lieu d'arrêter de mettre en place des législations appropriées notamment pour prendre des mesures conservatoires, mener une politique d'identification, constituer une documentation y afférente, développer les recherches scientifique sur le patrimoine, promouvoir la création d'associations de sauvegarde et intégrer cette sauvegarde dans la planification urbaine tout en veillant à prévoir des mesures préventives contre les catastrophes naturelles.
Ce séminaire vise à mener la réflexion sur la mise en place du centre de recherche et de formation sur les matériaux locaux à Rissani, sur les conditions et moyens de valoriser les richesses et les potentialités endogènes des tissus patrimoniaux en général et ceux des ksours et kasbahs en particulier dans un cadre d'échange et de partage en faveur d'un continuum culturel national ainsi qu'à favoriser l'émergence de projets dans les secteurs porteurs de développement.
Sur près de 340 kasbahs inventoriées, quelque 200 sont dans un état de délabrement avancé.


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