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Solaire Expo Maroc 2025 : Des solutions innovantes pour une meilleure transition énergétique
Publié dans Maroc Diplomatique le 26 - 02 - 2025

Lors de la Solaire Expo Maroc 2025, le 26 février 2024, des experts ont souligné les opportunités et les problématiques liées à la transition énergétique du Maroc. Ils ont mis l'accent sur l'importance des énergies renouvelables décentralisées, la nécessité d'une efficacité énergétique accrue, ainsi que l'adoption de normes internationales pour soutenir le développement durable. Les échanges ont révélé des solutions pour accélérer la transition énergétique tout en répondant aux besoins croissants en énergie du pays.
À l'occasion de la Solaire Expo Maroc 2025, l'expert en énergies renouvelables, le Pr. Amin Bennouna, a présenté un exposé sur l'état actuel et les perspectives futures de la transition énergétique du Maroc. L'un des points saillants de son discours a été l'évaluation de la période de mi-2022 à fin-2024, considérée par certains comme une « fenêtre d'opportunité » ou, plus concrètement, comme une accélération de la transition vers un modèle énergétique beaucoup plus centré sur l'électricité renouvelable.
Le Pr. Bennouna a commencé son intervention en posant une question qui fait écho à la situation énergétique mondiale : « La période de mi-2022 à fin-2024 était-elle une nouvelle 'fenêtre d'opportunité' ou une simple accélération de la transition vers davantage d'électricité renouvelable ? ». Cette question fait référence à un phénomène global : l'augmentation des émissions de gaz à effet de serre dans l'atmosphère. Selon le Pr. Bennouna, les émissions mondiales ont franchi un seuil dangereux, atteignant près de 37 milliards de tonnes de CO2 par an en 2022, alors que la nature ne peut absorber que 8 à 11 milliards de tonnes. C'est dans ce contexte alarmant que se dessine le futur énergétique du Maroc, un pays qui, avec ses faibles ressources fossiles, voit dans les énergies renouvelables une opportunité pour une transition énergétique audacieuse et stratégique.
Un pays à faible empreinte carbone
Le Maroc, bien que responsable de seulement 0,48% des émissions mondiales de CO2, est conscient qu'une action locale peut influencer positivement la transition énergétique globale. Le Pr. Bennouna a souligné qu'un arrêt immédiat de la consommation d'énergie par le Maroc n'aurait qu'un impact marginal sur le changement climatique global. Néanmoins, cela ne signifie pas que le Royaume se désintéresse de la question. Au contraire, il existe plusieurs raisons pour lesquelles le Maroc poursuit avec détermination sa transition énergétique. La première est liée à l'absence quasi totale de ressources fossiles. Le pays ne possède que quelques réserves de gaz naturel et de pétrole, insuffisantes pour satisfaire ses besoins énergétiques. Ainsi, la dépendance énergétique extérieure est une réalité qu'il faut combattre d'urgence.
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Les énergies renouvelables occupent une place centrale dans la stratégie énergétique du pays. Depuis plusieurs années, le Maroc a pris des mesures audacieuses pour se positionner parmi les leaders mondiaux en matière d'énergie solaire et éolienne. Les éoliennes et les panneaux photovoltaïques sont désormais les solutions les plus compétitives en termes de coût pour produire de l'électricité à l'échelle mondiale. Le Maroc, en tant que pays en développement, bénéficie de ces technologies pour moderniser son secteur énergétique.
En 2024, la part des énergies renouvelables dans la capacité de production énergétique du Maroc a atteint 38%, une avancée significative par rapport aux 27% enregistrés en 2012. Cette progression est particulièrement notable dans le domaine de l'énergie solaire et éolienne, avec plusieurs projets d'envergure en cours dans les régions du sud et de l'est du pays. Le Pr. Bennouna a souligné que cette « part verte » dans la production d'électricité doit continuer de croître pour garantir l'indépendance énergétique du pays à long terme.
L'impact des mécanismes d'ajustement carbone
Une autre pression qui pousse le Maroc à investir dans les énergies renouvelables est l'introduction de mécanismes d'ajustement carbone aux frontières, comme le CBAM (Carbon Border Adjustment Mechanism) de l'Union Européenne. Ce mécanisme vise à taxer les produits importés en fonction de leur empreinte carbone. En conséquence, les produits marocains exportés vers l'UE devront respecter des critères stricts en matière d'émissions de gaz à effet de serre. Ainsi, le Maroc n'a d'autre choix que d'opter pour une production industrielle plus verte, dans le but de maintenir la compétitivité de ses exportations.
Le Pr. Bennouna a averti que l'incapacité à se conformer aux exigences européennes en matière d'émissions de carbone risquerait de coûter cher au pays, notamment en termes de pertes économiques dues aux taxes additionnelles. C'est une pression extérieure qui ajoute à la nécessité interne d'investir dans des énergies moins polluantes.
Mohamed Makaoui, directeur adjoint du Pôle Efficacité Energétique à l'Agence Marocaine pour l'Efficacité Energétique (AMEE), a également pris la parole lors de cette conférence. Il a mis en lumière le rôle crucial des énergies renouvelables décentralisées dans la transition énergétique du Maroc. Selon lui, l'AMEE a joué un rôle primordial depuis 2010 dans la promotion des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique. L'agence travaille sur des plans d'action visant à réduire la consommation d'énergie et à améliorer l'efficacité énergétique, notamment dans les secteurs résidentiels et industriels.
Le Maroc a fait d'importants progrès dans l'interconnexion énergétique avec ses voisins, ce qui lui permet de mieux gérer la demande en énergie pendant les périodes de pointe. Par ailleurs, un cadre législatif dédié à l'efficacité énergétique a été mis en place, avec pour objectif de réduire la consommation d'énergie de 20% d'ici 2030. Ce plan, combiné à l'accélération de l'intégration des énergies renouvelables, est essentiel pour réduire la dépendance énergétique du Maroc.


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