ANP: Les ports de Casablanca et Jorf Lasfar réalisent 70,5% du trafic en 2021    Blinken à Kiev au chevet de la crise russo-ukrainienne    Vahid Halilhodzic : « Ce soir, je vais bien dormir... »    Le match contre le Gabon, «une belle leçon pour la suite de la compétition» (Halilhodžić)    Les Etats-Unis et l'Espagne souhaitent unir leurs forces pour trouver une solution au conflit du Sahara    Décès du docteur Noufissa Kabbaj. Un autre s'est éteint pas sa lumière [Par Jamal Berraoui]    Eruption volcanique aux îles Tonga : Trois décès confirmés (agence de l'ONU)    آيت الطالب: أزمة أدوية الزكام وكورونا مختلقة ولدينا مخزون يكفي لتغطية الحاجيات من 3 أشهر إلى 32 شهرا    Aït Taleb dément les allégations concernant une pénurie de médicaments    Réactions des Lions de l'Atlas après le partage face aux Panthères    CAN-2021 : Le Maroc fait match nul face au Gabon (2-2)    Akhannouch réagit à l'accord gouvernement-syndicats d'enseignement    Météo Maroc: jusqu'à -5 degrés prévus ce mercredi 19 janvier    Les syndicats d'enseignants : l'accord est un jalon "important" pour résoudre les enjeux pédagogiques    Les ports de Casablanca et Jorf Lasfar réalisent 70,5% du trafic en 2021 (ANP)    Covid-19 au Maroc: on connaît le prix du médicament Molnupiravir    Autoroute de contournement de Casablanca: démarrage des travaux d'élargissement    Maroc-Gabon: voici le Onze de départ des Lions de l'Atlas    Le Datacenter du ministère de l'Economie et des Finances certifié « Tier III » d'Uptime Institute    Pétrole: les prix au plus haut depuis 2014    Un triste bilan sur le plan économique et social    Ronaldo honoré pour son record de buts en sélection    Le ministère de la culture bien déterminé à promouvoir le théâtre et le cinéma au Maroc (Ministre)    « Le Point de Déclin » de Fatiha Morchid    «Art& Lights» associe deux univers oniriques    « INTROSPECTION » ou le « Voyage d'arts d'abstraction Russe par l'œil de l'artiste Marocain »    Musées : la FNM tient la première réunion de son comité directeur    Compteur coronavirus : les contaminations repartent à la hausse, 7.756 nouveaux cas en 24H    Résidence culturelle : appel à projets 2022 sur le fait religieux    La mère de Gad El Maleh va livrer du couscous marocain dans le monde entier    Dominic Cummings, l'ex-éminence grise devenu l'ennemi juré de Boris Johnson    Tarfaya: 45 candidats à l'immigration sauvés par la Marine    HCP: une majorité gouvernementale hégémonique implique une dynamique des réformes    Azrou : Arrestation d'un individu en état d'ivresse, ayant provoqué un accident    Covid-19. Omicron représente 95% des cas positifs au Maroc [Ministère de la Santé]    M. Daki: La justice numérique, un des piliers de la réforme globale du système judiciaire    Maroc-Espagne : les mots insuffisants de Pedro Sánchez    CAN 2021 / Halilhodzic: « C'est la Fédération Royale Marocaine de football qui paye mon salaire et non la CAF ! »    Présidence du Parlement européen: quatre candidats à la succession de David Sassoli    Commerce international : un partenariat CGEM-ADII pour l'accompagnement des entreprises    Tourisme : Le gouvernement accorde un montant de 2MMDH pour soutenir le secteur    Sécurité routière: NARSA dévoile son plan national de contrôle (2022-2024)    Session de formation sur l'éducation inclusive et l'autisme    Un séisme de 4,9 secoue le centre de la Turquie    Sahara : Washington réitère son soutien à l'envoyé onusien de Mistura    Une tempête de neige balaie le Canada    Conseil de gouvernement : la marque «Morocco Tech», en tête de l'ordre du jour    Peu de réussites, beaucoup de fustrations: un an de mandat Biden    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Economie verte: Le MEPC met en évidence les solutions climatiques au Maroc
Publié dans L'opinion le 08 - 06 - 2021

Les opportunités d'investissement dans les énergies renouvelables sont nombreuses au Maroc. Les progrès rapides de la technologie en matière d'hydrogène vert et de stockage d'énergie aideront le Royaume à atteindre ses objectifs énergétiques.
Au cours des dix dernières années, le Maroc s'est transformé en un leader de l'électricité renouvelable et est classé premier pays MENA sur l'indice Green Future du MIT. A ce sujet, le MEPC (Middle East Policy Council), basé à Washington, a interviewé récemment Saïd Mouline, directeur général de l'Agence Marocaine de l'Efficacité Energétique (AMEE), pour faire le point des derniers développements dans le paysage des énergies renouvelables au Maroc et de sa vision expansive de l'économie verte émergente.
M. Mouline a souligné, ainsi, que le changement majeur dans la politique énergétique du Maroc s'est produit en 2009 lorsque SM le Roi avait donné ses Hautes instructions pour accorder la priorité aux énergies renouvelables et à l'efficacité énergétique, avec le soutien d'agences dédiées à cet effort.
« A cette époque, le Centre des énergies renouvelables (ADEREE), créé en 1982, devient une nouvelle agence dédiée aux énergies renouvelables et à l'efficacité énergétique. L'agence a de nouveau changé en 2016, pour se concentrer exclusivement sur l'amélioration de l'efficacité énergétique et est connue sous le nom d'AMEE. Notre pivot actuel est vers une implication accrue dans l'économie verte. En plus de l'AMEE, il existe une agence dédiée aux projets solaires et éoliens à grande échelle, l'Agence marocaine pour l'énergie durable (MASEN). Nous avons également d'autres agences de recherche et développement, comme l'Institut de Recherche pour l'Energie Solaire et les Energies Nouvelle (IRESEN) », a expliqué le patron de l'AMEE.
« Aujourd'hui, nous créons non seulement des projets liés aux énergies renouvelables mais avons une stratégie plus large avec des objectifs à atteindre. Par exemple, en 2009, nous avons fixé l'objectif d'atteindre 42% de capacité d'énergie renouvelable en 2020. Aujourd'hui, l'objectif est de 52% de capacité d'ici 2030 », a-t-il expliqué.
Le secteur privé impliqué dans les projets énergétiques, éoliens et solaires
M. Mouline a noté, en outre, que tous les projets énergétiques, éoliens, solaires et même ceux liés aux énergies fossiles, sont développés aujourd'hui par le secteur privé. « Attirer des financements verts pour ces projets est également essentiel, et nous avons réussi à obtenir des investissements dans les technologies propres de la Banque mondiale », a-t-il indiqué.
Autre élément soulevé par l'interviewé : Le Maroc a récemment créé un cluster hydrogène avec le gouvernement, le secteur privé et les universités pour atteindre 100% d'électricité à partir de sources renouvelables d'ici 2050. Il pense qu'il est possible d'atteindre cet objectif « car c'est devenu économiquement possible ».
« Avant, il était limité par l'intermittence des énergies renouvelables, mais ce n'est plus le cas. Nous pouvons atteindre 100% d'énergies renouvelables tout en éliminant également toute utilisation de combustibles fossiles pour le transport... Pour la transition énergétique des transports, le développement des nouvelles technologies et de l'hydrogène est essentiel. La filière hydrogène offre de nombreuses opportunités pour accélérer la transition énergétique et réduire drastiquement les émissions. Si nous pouvons produire des molécules vertes - hydrogène, ammoniac, méthanol », a-t-il ajouté.
Les opportunités d'investissement international
M. Mouline estime que les opportunités d'investissement dans les énergies renouvelables sont nombreuses au Maroc. « Si vous regardez la carte du Maroc pour les projets éoliens et solaires, il y a un potentiel énorme. Avant, nous étions dépendants à 95 pour cent des importations de combustibles fossiles, mais plus maintenant en raison de projets renouvelables. Il s'agit d'un changement économique fondamental et d'opportunité », a-t-il fait observer.
Dans la même veine, il a noté que davantage d'entreprises américaines sont impliquées aujourd'hui. Nous avons un accord de libre-échange avec les Etats- Unis. « Nous avons également des incitations, par exemple, il y a 30% de subventions pour aider les PME à investir dans la décarbonation », a-t-il dit.
Et d'ajouter qu'il existe également des opportunités au-delà du développement des énergies renouvelables pour les entreprises américaines. « Les transports durables, l'efficacité énergétique, l'économie circulaire et l'agriculture verte devraient également être pris en compte en plus des énergies renouvelables », a-t-il noté.
Le patron de l'AMEE a relevé également que le Maroc aura, à l'avenir, 100% d'énergie suffisante et pourra exporter même de l'hydrogène vert et de l'électricité vers l'Europe. « Nous suivons un projet entre l'Australie et Singapour où ils prévoient d'avoir une centrale solaire exportant de l'électricité verte vers Singapour avec plus de 4800 km de câbles. Le Maroc est nettement plus proche de l'Europe que l'Australie ne l'est de Singapour, et nous avons aujourd'hui des projets en discussion pour exporter de l'électricité verte vers les pays européens », a-t-il fait savoir.
M. Mouline a indiqué, par ailleurs, que le Maroc est le premier producteur d'engrais phosphatés, et le secteur a mis en place une politique productive forte pour être neutre en carbone en 2040. « Déjà, 80% de l'énergie de l'industrie provient des énergies renouvelables, et il existe une politique de gestion de l'eau et des déchets ».
Les menaces pour la politique climatique au Maroc
Répondant à la question suivante:« Quelles sont les plus grandes menaces pour la politique climatique au Maroc ? », M. Mouline a affirmé : « Au début de la pandémie, lorsque les prix du brut ont baissé à moins de 20 dollars le baril, certaines personnes ont préconisé une utilisation accrue du pétrole. Mais nous devons faire très attention à ce genre de décisions. Il est important d'être cohérent et de poursuivre nos politiques énergétiques. Nos initiatives ne concernent pas seulement le prix des combustibles fossiles, elles s'attaquent au changement climatique et créent des emplois propres et durables dans le domaine. Nous sommes assez optimistes sur le fait que la baisse du prix des énergies renouvelables et les progrès rapides de la technologie en matière d'hydrogène vert et de stockage d'énergie aideront le Maroc à atteindre ses objectifs énergétiques ».

Les exportateurs marocains doivent se préparer au MACF
Le parlement européen a voté, le 10 mars 2021, une résolution sur le Mécanisme d'Ajustement Carbone aux Frontières (MACF) de l'UE. Un instrument dont l'entrée en vigueur est prévue en 2023, et qui devrait permettre d'élargir le champ de la politique climatique européenne aux importations. Au Maroc, plusieurs secteurs d'activité sont concernés par cette nouvelle mesure. Il s'agit notamment de l'électricité, l'automobile, la parachimie et les fertilisants... « A ce titre, nous avons multiplié les partenariats avec les entreprises expertes dans ce domaine tel que le Bureau Véritas Maroc, afin de proposer à nos membres des solutions qui leur permettront de s'aligner sur les exigences internationales et maintenir leurs parts de marché », avait déclaré Hassan Sentissi El Idrissi, président de l'ASMEX, lors d'un webinaire organisé en mai dernier sur le Mécanisme d'Ajustement Carbone aux Frontières de l'UE pour les exportations marocaines.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.