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Importations : l'Office des changes traque les transferts bancaires irréguliers
Publié dans Maroc Diplomatique le 06 - 05 - 2025

Une enquête a été initiée par l'Office des changes pour examiner des transferts bancaires suspects en lien avec des importations. L'objectif est de contrôler la conformité des opérations commerciales des entreprises marocaines, en s'assurant que les documents fournis respectent les exigences fiscales et douanières, et de détecter toute irrégularité dans les transactions financières.
L'Office des changes a récemment engagé une opération de vérification approfondie portant sur des virements internationaux douteux liés à des importations, pour un montant global estimé à 780 millions de dirhams. Cette démarche vise à contrôler la légalité des opérations commerciales concernées, notamment au regard des obligations fiscales et douanières.
L'institution mène une enquête ciblée sur les dossiers d'importation de plusieurs entreprises marocaines. L'alerte aurait été donnée par la direction du contrôle et de la gestion des risques, relevant de la direction générale de l'Office. L'objectif est d'examiner la conformité des factures d'achat ainsi que des justificatifs de paiement transmis aux banques.
Les enquêteurs s'intéressent particulièrement à des marchandises en provenance de pays asiatiques, notamment la Chine, la Thaïlande et le Vietnam. Certains opérateurs sont soupçonnés d'avoir eu recours à de fausses factures ou à des attestations bancaires falsifiées afin de dissimuler la valeur réelle des produits importés. Près de la moitié des transferts incriminés auraient été réalisés par des canaux bancaires classiques, tandis que le reste aurait transité par des circuits informels, réglés en monnaie locale via des intermédiaires étrangers. Cette stratégie permettrait aux fraudeurs de minorer les droits de douane exigibles.
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D'après les premières analyses, les documents financiers fournis par certains importateurs ne reflètent pas la réalité des transactions commerciales. Selon les médias, en utilisant de factures manipulées, les entreprises concernées auraient tenté de contourner les dispositifs de contrôle mis en place. Par ailleurs, des courtiers marocains installés dans les pays fournisseurs sont également dans le viseur des autorités. Ils sont suspectés de procéder à des opérations de change illégales, en fournissant des devises étrangères notamment des yuans contre des dirhams envoyés depuis le Maroc.
Dans le cadre de cette enquête, l'Office des changes a engagé un dialogue avec ses homologues étrangers afin de retracer les mouvements de fonds suspects et de vérifier l'authenticité des échanges entre entreprises marocaines et fournisseurs internationaux. L'institution a également mobilisé les services des douanes et exploite plusieurs bases de données mondiales pour enrichir son investigation.
Un autre axe de l'enquête concerne les autorisations délivrées aux banques pour le transfert de fonds à l'étranger dans le cadre d'opérations d'importation. Un audit est actuellement en cours sur les périodes antérieures à la découverte d'une fraude bancaire d'ampleur impliquant des autorisations falsifiées. Ce contrôle inclut l'examen physique des dossiers de transfert constitués au sein des établissements bancaires.
Par ailleurs, l'Office des changes, en coordination avec la Direction Générale des Impôts, passe également au crible la situation comptable et juridique des sociétés mises en cause. Selon les mêmes sources, plusieurs de ces entreprises présentent des anomalies dans leurs déclarations fiscales, notamment au niveau du chiffre d'affaires et des bénéfices. L'analyse de leurs registres commerciaux révèle par ailleurs qu'elles ont été créées récemment, et qu'elles déclarent des objets sociaux très larges, sans justifier leur capacité à traiter des volumes d'importation aussi importants.
Ces opérations portent principalement sur des produits de grande consommation liés à des périodes spécifiques de l'année, tels que le Ramadan, l'Aïd ou la rentrée scolaire. Dans ces cas, la détermination de la valeur réelle des marchandises peut se révéler complexe, ce qui rend les contrôles douaniers plus délicats.
Pour rappel, tout importateur est tenu de fournir une preuve d'importation à une banque marocaine, laquelle est chargée de procéder au règlement international. Selon les dispositions de la circulaire générale sur les opérations de change, un dossier doit être constitué par l'établissement bancaire, comportant l'ensemble des justificatifs requis pour permettre le contrôle. Ce dossier peut à tout moment être consulté par les agents de l'Office des changes, qui sont habilités à vérifier la conformité de l'opération avec la législation en vigueur.


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