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BMI-Fitch abaisse ses prévisions pour le Maroc à 4,8 %, en dépit des signes de reprise
Publié dans Maroc Diplomatique le 07 - 07 - 2025

Le cabinet d'analyse économique BMI , filiale de Fitch Solutions , a revu à la baisse ses perspectives de croissance pour l'économie marocaine en 2025, les ramenant à +4,8 % , contre une estimation précédente de +5 % . Cette légère révision à la baisse, annoncée cette semaine, reflète un contexte marqué par une reprise encore hésitante du secteur agricole et des signaux contrastés en matière d'investissement public et privé.
L'agence s'appuie sur les dernières données publiées par le Haut-Commissariat au Plan (HCP) , qui font état d'une croissance du PIB réel de +4,8 % en glissement annuel au premier trimestre 2025 , contre +4,2 % au quatrième trimestre 2024. Ce rebond est principalement porté par une reprise de l'activité agricole, en hausse de +4,5 % sur la période, après une année 2024 marquée par une sécheresse sévère et une forte contraction du secteur primaire.
En dépit de cette amélioration, BMI-Fitch reste prudent . Le scénario central de croissance à +4,8 % pour l'ensemble de l'année 2025 reste en-deçà des anticipations précédentes, reflétant les incertitudes pesant sur la durabilité de cette reprise, notamment en cas de chocs climatiques persistants ou de retards dans l'exécution des investissements stratégiques.
Comme souvent au Maroc, les performances du secteur agricole , qui représente environ 12 à 14 % du PIB, demeurent un facteur de volatilité majeure. Le rebond observé au premier trimestre 2025, lié à une amélioration relative des précipitations et à des conditions de culture plus favorables, ne permet pas, selon BMI, de tabler sur une trajectoire solide à moyen terme, tant que les efforts de résilience climatique ne sont pas pleinement opérationnels.
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Le redressement du secteur reste fragile , et dépendant d'une pluviométrie encore irrégulière. Cette dépendance structurelle aux aléas climatiques continue de limiter la visibilité macroéconomique.
La révision de BMI intervient pourtant dans un contexte de relance des projets d'investissement à grande échelle, notamment dans les secteurs de l' énergie, des infrastructures, du digital et de l'agro-industrie. Le gouvernement Akhannouch mise sur une accélération du déploiement du nouveau pacte d'investissement, ainsi que sur les effets multiplicateurs des projets liés à la Coupe du Monde 2030 , pour stimuler l'activité économique.
Néanmoins, les retards administratifs, la complexité du climat des affaires pour les PME, et la lenteur de la réforme fiscale freinent encore l'impact réel de ces investissements sur le tissu productif national. BMI souligne également une reprise timide du crédit au secteur privé, qui demeure en deçà de son potentiel.
Une trajectoire modérée, mais soutenable
En révisant ses prévisions à la baisse, BMI-Fitch n'envisage pas pour autant un retournement conjoncturel brutal. La croissance de 4,8 % reste supérieure à la moyenne observée sur la période 2019-2023, marquée par les effets combinés de la pandémie, de la sécheresse et des tensions internationales.
Le cabinet estime que l'inflation reste sous contrôle, grâce à une politique monétaire prudente de Bank Al-Maghrib, et que la stabilité budgétaire est préservée, malgré une pression croissante sur les dépenses sociales. Toutefois, il alerte sur le poids de la dette publique, qui limite la marge de manœuvre de l'Etat pour mener une politique de relance plus volontariste.
Au-delà des fluctuations conjoncturelles, l'économie marocaine reste confrontée à plusieurs défis structurels : faible inclusion économique des jeunes et des femmes, faible productivité hors agriculture, déséquilibres territoriaux persistants, et lenteur des réformes en matière de gouvernance publique.
La croissance de 2025, même si elle se rapproche des niveaux d'avant-crise, reste en-deçà du seuil nécessaire pour absorber durablement le chômage structurel, estimé à plus de 12 % selon les derniers chiffres du HCP. Le taux de chômage des jeunes dépasse les 35 %, et celui des femmes frôle les 20 % , témoignant de l'urgence d'un changement de paradigme.


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