Le gouvernement norvégien va proposer de consacrer 85 milliards de couronnes (7,2 milliards d'euros) à l'aide pour l'Ukraine l'an prochain, comme en 2025, ont annoncé lundi les services du Premier ministre norvégien, Jonas Gahr Støre, le jour où celui-ci visitait Kiev. Si la proposition est adoptée par le Parlement, cela portera à 275 milliards de couronnes (plus de 23 milliards d'euros) l'aide totale, civile et militaire, que la Norvège, l'un des principaux soutiens de l'Ukraine, prévoit de fournir à Kiev sur la période 2023-2030. « Le gouvernement souhaite reconduire l'aide extraordinaire à l'Ukraine l'année prochaine, et contribuer au total à hauteur de 85 milliards de couronnes en soutien militaire et civil », a déclaré M. Støre, cité dans un communiqué. « Parallèlement aux discussions sur un cessez-le-feu et la paix, la guerre en Ukraine se poursuit de manière intense. Dans cette situation, il est important d'affirmer un soutien fort et continu à l'Ukraine, sur les plans politique, économique et militaire », a-t-il fait valoir. Cette annonce survient alors que M. Støre doit rencontrer le président ukrainien Volodymyr Zelensky dans la journée à Kiev. Lire aussi : Washington contribuera à garantir la sécurité de l'Ukraine, assure Trump L'aide proposée par le gouvernement travailliste, minoritaire au Parlement, doit être inscrite dans le projet de budget 2026 qui sera présenté en octobre. Entre-temps, des élections législatives — qui s'annoncent très serrées entre les blocs de gauche et de droite — auront lieu dans le pays scandinave le 9 septembre. L'aide fournie à l'Ukraine face à l'invasion de la Russie, avec laquelle la Norvège partage aussi une frontière, fait cependant une quasi-unanimité dans le royaume. Selon l'institut de recherche allemand Kiel Institute, la Norvège a été le deuxième fournisseur européen d'aide militaire à l'Ukraine en mai et juin, derrière l'Allemagne. Dimanche, Oslo a annoncé qu'il consacrerait environ 7 milliards de couronnes au renforcement de la défense antiaérienne ukrainienne, notamment via l'achat, conjointement avec Berlin, de deux systèmes Patriot complets.