Le ministre des affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger, M. Nasser Bourita, doit se rendre à Pékin les 19 et 20 septembre 2025, à l'invitation de son homologue chinois M. Wang Yi. Cette visite intervient dans un contexte de forte intensité diplomatique pour le Maroc, à quelques semaines d'une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies consacrée au Sahara, prévue en octobre. Elle s'inscrit aussi dans une séquence où les relations économique entre Maroc et la Chine sont au vert. Le ministre des affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger, M. Nasser Bourita, doit effectuer une visite officielle en Chine les 19 et 20 septembre 2025, à l'invitation de son homologue Wang chinois M. Yi. Ce déplacement s'inscrit dans une séquence marquée par une intensification de la diplomatie marocaine, à la veille d'échéances internationales majeures, dont une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies consacrée à la question du Sahara. Depuis quelques années, les échanges entre Rabat et Pékin connaissent une progression notable. Les deux pays, liés par un partenariat stratégique global signé en 2016, multiplient les initiatives visant à élargir le spectre de leur coopération. La visite de M. Nasser Bourita constitue un jalon supplémentaire dans cette trajectoire ascendante, traduisant une volonté partagée d'ancrer les relations bilatérales dans la durée. Lire aussi : Sahara : L'effet domino du soutien américain bouscule les équilibres à l'ONU Sur le plan économique, le Maroc est devenu une porte d'entrée de choix pour les investisseurs asiatiques sur le continent africain. Les flux commerciaux avec la Chine connaissent une croissance régulière, portés par les secteurs des infrastructures, de l'énergie et de l'industrie manufacturière. Le royaume, qui ambitionne de se positionner comme hub continental, trouve dans cette coopération un levier pour diversifier ses partenariats et accompagner sa stratégie d'industrialisation. La visite de M. Nasser Bourita devrait offrir l'occasion de renforcer cet axe, en mettant l'accent sur les secteurs d'avenir, notamment les énergies renouvelables, la logistique portuaire et l'innovation numérique. La dimension culturelle occupe également une place croissante dans la relation bilatérale. Les échanges universitaires et scientifiques se sont multipliés, ouvrant la voie à des programmes conjoints de recherche et à des initiatives de mobilité académique. Les instituts culturels et les partenariats éducatifs témoignent d'une volonté partagée de mieux faire connaître les civilisations respectives et de nourrir les liens humains. Cet aspect, souvent moins visible que les grands contrats économiques, contribue néanmoins à asseoir une relation de confiance et à créer un socle durable pour l'avenir. Au-delà des dossiers bilatéraux, la visite de M. Bourita s'inscrit dans un moment de grande activité diplomatique pour Rabat, qui multiplie les contacts et les initiatives en amont de rendez-vous multilatéraux majeurs. Elle reflète une diplomatie offensive, cherchant à conjuguer l'ancrage régional du royaume avec une ouverture assumée vers l'Asie. Dans cette logique, Pékin constitue un partenaire incontournable, autant sur le plan économique et culturel que dans les enceintes internationales.