L'Assemblée générale des Nations unies a voté un budget ordinaire de 3,45 milliards de dollars pour l'année 2026. Celui-ci a pour objectif d'assurer le financement des missions fondamentales de l'ONU, tout en s'inscrivant dans une démarche de rationalisation des dépenses. Les 193 Etats membres de l'Organisation des Nations unies ont approuvé, le mardi 30 décembre 2025, le budget ordinaire de l'ONU pour l'exercice 2026, arrêté à 3,45 milliards de dollars. Ce vote intervient à l'issue de négociations complexes menées au sein de la Cinquième Commission de l'Assemblée générale, chargée des questions administratives et budgétaires. Ce budget couvre les trois piliers fondamentaux de l'action onusienne : la paix et la sécurité, le développement durable et les droits humains. Il permettra aussi de financer les activités centrales de l'Organisation, notamment en matière d'affaires politiques, de justice internationale et de droit, de la coopération régionale pour le développement, des droits de l'homme, de l'action humanitaire ainsi que de l'information publique. Lire aussi : Conseil de sécurité de l'ONU : Cinq nouveaux pays entament leur mandat 2026-2027 Bien que le montant retenu dépasse d'environ 200 millions de dollars la proposition initiale du Secrétaire général, formulée dans le cadre de la réforme UN80, il reste néanmoins inférieur d'environ 7 % au budget approuvé pour 2025. Cette réduction traduit la volonté de l'ONU de rationaliser ses dépenses tout en maintenant ses capacités opérationnelles. Le budget ordinaire se différencie de celui des opérations de maintien de la paix, lequel obéit à un cycle financier distinct, s'étendant du 1er juillet au 30 juin. Le budget régulier, quant à lui, est aligné sur l'année civile et constitue le socle du fonctionnement institutionnel de l'Organisation. S'exprimant à la clôture des négociations, le contrôleur de l'ONU, Chandramouli Ramanathan, a salué l'adoption du budget par consensus, en dépit d'un calendrier particulièrement serré. Il a notamment rappelé que le Secrétariat avait dû élaborer l'intégralité du budget en moins de six semaines, impliquant la production de centaines de tableaux et le traitement de milliers de demandes émanant des Etats membres. Cette adoption ouvre désormais une nouvelle étape, celle de la mise en œuvre effective du budget.