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Guerre civile au Soudan
Publié dans MarocHebdo le 29 - 05 - 2014


NAUFRAGE D'UNE NATION
L'opposition soudanaise, qui s'y croit déjà, envisage d'établir un gouvernement de transition, quatre ans après son arrivée au pouvoir, et de préparer un référendum sur le maintien de l'unité du pays ou la sécession du sud.
Le Soudan est entré graduellement dans la zone des tourmentes qui fait rage sur tout le continent africain. Depuis le 12 janvier, il se bat sur plusieurs fronts. Intérieur, avec l'opposition unie et extérieur avec l'Erythrée, l'Ethiopie et même l'Ouganda.
L'Erythrée amasse des troupes à sa frontière et serait en train de manigancer une agression massive contre l'est du pays. C'est du moins la thèse du Soudan. Le commandement de la région de la mer Rouge signale même des mouvements d'infanterie et de blindés dans le secteur.
Les Erythréens tenteraient, ce faisant, d'ouvrir un nouveau front, après leur échec dans d'autres régions. Le général Osman fait allusion aux combats confus qui se sont déroulés dans la région à la frontière avec l'Ethiopie et qui n'ont vraisemblablement laissé ni vainqueur ni vaincu. Les dénégations érythréennes et les démentis éthiopiens sont des contorsions de rigueur dans cette région où se déroulent des affrontements confus.
Mariage de raison
L'armée soudanaise était prête à repousser toute nouvelle agression et préparerait une contre-offensive qui lui permettrait de reprendre le contrôle de Kurmuk et Qeissan, prises par l'opposition soudanaise. Mais Khartoum a de plus en plus de difficultés à entretenir l'illusion d'une riposte organisée. Alors elle accuse l'Erythrée et l'Ethiopie de soutenir activement les attaques de la ligue de l'opposition soudanaise et Kurmuk et Qeissan ne sont toujours pas tombées.
L'Alliance nationale démocratique, mariage de la carpe et du lapin, ne cache pas sa ferme intention de renverser le régime soudanais et tire déjà des plans qui ne sont peut-être pas sur la comète. Ses dénégations et les protestations d'innocence sont de peu de foi.
L'opposition, qui s'y croit déjà, envisage d'établir un gouvernement de transition quatre ans après son arrivée au pouvoir et de préparer un référendum sur le maintien de l'unité du pays ou la sécession du sud.
L'ancien Premier ministre, Sadek Al-Mahdi a déclaré, bien sûr, lors d'une récente conférence de presse à Abou Dhabi, que son nouvel allié sudiste John Garang était favorable à un Soudan uni. Cela reste à vérifier.
Le président iranien Ali Hachémi-Rafsandjani a affirmé mercredi qu'il &laqno;n'y avait pas de pont aérien» entre Téhéran et Khartoum pour des livraison d'armes.
L'opposition soudanaise avait pourtant annoncé que &laqno;l'Iran avait établi un pont aérien avec Khartoum et fourni au régime soudanais 60 tanks de fabrication russe, six avions, des armes légères et des armes chimiques».
Le chef de la diplomatie soudanaise Ali Osman Mohammad Taha a reconnu, le 11 février, que l'armée n'avait pas pu lancer la fameuse contre-offensive annoncée. Et qu'elle avait dû réexaminer ses urgences.
Désastre
Le Soudan s'est même résigné à accepter la proposition d'une médiation des Emirats Arabes Unis, pour trouver une issue pacifique au conflit.
Les Emirats avaient proposé cette médiation dès le 12 janvier. Rapides.
Un porte-parole de l'Alliance nationale démocratique (AND, qui groupe l'opposition nordiste et la guérilla sudiste) a affirmé, le 11 février, à Asmara que l'AND &laqno;contrôle toujours les régions qu'elle a libérées» depuis l'offensive du 12 janvier.
Et des consultations se tiennent déjà pour fixer la date de la réunion qui se déroulera pour la première fois en présence de Sadek Al-Mahdi. À Amman. Le roi Hussein de Jordanie compte inviter les membres de l'opposition soudanaise, pour préserver l'unité du Soudan.
L'ancien Premier ministre, a affirmé que le régime du général Omar Al-Bachir, qui a renversé son gouvernement en 1989, serait dans une situation désastreuse même si, selon lui,&laqno;un grand nombre de ceux qui ont porté les armes contre nous sont convaincus maintenant du besoin de paix». Mais l'Armée de libération des peuples du Soudan de John Garang n'a pas tout à fait la même optique.
Par ailleurs, le président du parlement et fameux agitateur, Hassan Al Tourabi, a appelé samedi le peuple soudanais au Jihad. Car selon lui, c'est l'Islam qui serait en danger. À croire que M. Al Mahdi est païen.
Plus de 200 000 dollars ont été collectés en Jordanie au bénéfice de Khartoum, à l'initiative des frères musulmans de Amman.
Pour quelle guerre, et quelle victoire?
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