Le Datacenter du ministère de l'Economie et des Finances certifié "Tier III" d'Uptime Institute    Le Pérou interdit au navire à l'origine de la marée noire d'appareiller    Léger recul des homicides au Mexique, toujours miné par la violence    Bourita s'entretient avec son homologue malien    Russes et Américains se parlent à Genève pour tenter de désamorcer la crise ukrainienne    Sekkouri: Le programme "Awrach" reflète l'engagement du gouvernement à soutenir les piliers de l'Etat social    CAN 2021: Programme des 8ès de finale    Covid-19: chute du nombre de cas en Afrique, la 4e vague reflue (OMS)    Les Pharaons s'imposent sur le fil    Terrorisme : Le parquet fédéral belge enquête sur l'agression de la ressortissante à Agadir    France: Plus d'1 million d'animaux supplémentaires à abattre pour freiner la grippe aviaire    La Bourse de Casablanca clôture en territoire positif    Affaire de bitcoin et d'enlèvement: la DGSN annonce une nouvelle saisie    Hachem Bastaoui a-t-il réellement mis fin à sa carrière ? Son frère Oussama brise le silence    CAN 2021 : Les Fennecs éliminés par les Eléphants    La Russie s'emporte contre les menaces américaines    M. Bourita s'entretient avec son homologue malien    NourAyadi, la pianiste qui évolue dans la cour des grands    Adonis le spirituel dissident !    Audience des chaînes nationales : que regardent les marocains ?    Covid-19 : 9 061 nouveaux cas, plus de quatre millions de personnes ont reçu les trois doses    Service militaire : L'annonce du ministre de l'Intérieur    Le Conseil de gouvernement prend connaissance d'un accord portant création du siège de l'Union Panafricaine de la Jeunesse à Rabat    Casablanca-Settat : Maâzouz reçoit le Bureau du Cercle d'Amitié Maroc-Israël    La FIFA annonce une nouvelle réglementation pour les prêts    Maroc: 206 nouveaux GAB en 2021 (CMI)    Commission nationale chargée de l'application des sanctions : Ouahbi ajoute deux secteurs vitaux    Accord pour faciliter l'accès à la pilule anti-Covid de Merck dans 105 pays    Un récif corallien très rare découvert près de Tahiti par une mission de l'UNESCO    Espagne : Plus de 285.000 Marocains inscrits à la sécurité sociale    Renault Group Maroc clôt 2021 avec une hausse de 10% véhicules produits    Ouverture des frontières : Ryanair jette l'éponge, Akhannouch reste évasif    Automobile: carton plein pour les marques de luxe    Covid-19 : hausse de 20% des nouveaux cas dans le monde la semaine dernière (OMS)    Après une année à la Maison Blanche, Biden évoque de nombreux « défis » et « d'importants progrès »    Largement touchée par le Covid : Mission difficile pour la Tunisie face à la Gambie    Barça à Dembélé : '' On ne veut plus de vous M. Dembélé. Partez dès cet hiver SVP !''    Barrages africains du Mondial2022 : ''Arriyadia'' diffusera la cérémonie samedi prochain à partir de 16h    Les efforts de SM le Roi en faveur de la question palestinienne mis en avant devant le Conseil de sécurité    Patrimoine : Rabat et Washington unis pour préserver les mosaïques historiques de Volubilis    Le poète El Houcine El Qomri est décédé    Akhannouch , Inshallah pour un gouvernement de résultats    CAN 2021 / Programme de ce jeudi : La Tunisie se présente avec seulement 16 joueurs !    Equité vaccinale: le programme Covax en quête de 5 milliards de dollars    Dialogue social : Premier test réussi pour le gouvernement Akhannouch    L'ONMT déploie une nouvelle task force au salon FITUR de Madrid    José Manuel Albares : parvenir à un accord définitif sur le Sahara est un «impératif moral»    L'Oriental Fashion Show retrouve la scène de la mode parisienne    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Les hommes de l'ombre
Publié dans MarocHebdo le 29 - 05 - 2014


CLAIR OBSCUR
Depuis que Sa Majesté le Roi a annoncé des élections anticipées, le ministère de l'Intérieur a vécu une mobilisation permanente. Les week ends et les congés ont systématiquement sauté. Le même personnel s'est démultiplié pour faire les trois huit.
M.BENKIRANE
Fini le temps de l'administration de papa. Uns structure administrative performante est désormais un facteur de développement. Il se trouve que le développement est devenu un concept polysémique. Le primat économique n'a rien perdu de sa superbe. Mais il ne commande pas tout. Il est soumis à une conditionnalité sans laquelle il aurait un effet à l'antipode de sa raison d'être. Cette conditionnalité, c'est la vie citoyenne en démocratie. Cela aussi est l'affaire de l'administration.
Le processus démocratique mis en chantier depuis l'indépendance a pris le temps qu'il fallait. Avec des accélérations, des ralentis et des temps morts qui prenaient, pour fixer le rythme approprié, le pouls des équilibres indispensables à la société marocaine. Et les enseignements des grands courants de pensée et modes de gouvernement qui président aux destinées du monde.
Interlocuteur privilégié
Lorsqu'on revoit dans le rétroviseur des décades passées comment le Maroc a mené l'adéquation de ses institutions et l'initiation de sa population aux normes de l'Etat de droit et des règles du jeu démocratique, une première déduction vient à l'esprit: la démarche s'est faite lentement, mais sûrement.
Et quand on observe ce qui se passe près de nous et autour de nous, au Maghreb et en Afrique, on se surprend à reconnaître qu'il valait mieux lentement et sûrement que précipitamment et chaotiquement.
Au centre de cette quête patiente de la réalisation du soi-national, par des ouvertures adaptées vers la démocratie, se trouve l'administration. L'interlocuteur privilégié et le passage obligé de tous les intervenants dans ce vaste champ d'investigation, pour une meilleure façon de vivre en bonne intelligence communautaire.
Cette administration a un nom. Ce ne sont pas toutes les ramifications gouvernementales, à l'échelle centrale et régionale, aussi indispensables soient-elles. C'est le ministère de l'Intérieur. L'armature centrale, la colonne vertébrale, le facteur de continuité de l'Etat marocain. L'élément essentiel de progrès dans la continuité et la stabilité.
Concertation
Depuis que Sa Majesté le Roi a annoncé des élections anticipées, le ministère de l'Intérieur a vécu une mobilisation permanente. Les week ends et les congés ont systématiquement sauté. Le même personnel s'est démultiplié pour faire les trois huit.
Des cellules spécialisées se sont mises à la tâche sans discontinuer. Préparation d'une cascade de projets de lois, élaboration et réalisation d'une configuration informatique pour la mise à jour des listes électorales.
En somme, tout l'arsenal juridique préparatoire, toute la logistique d'accompagnement d'une série de consultations populaires. Tout le nécessaire administratif pour crédibiliser et ancrer une nouvelle étape de la démocratisation de la vie publique, patiemment négociée et concertée. Des centaines d'heures de réunions officielles. Des journées fermées de discussions exploratoires, pour cerner et rendre possibles des approches consensuelles.
Au centre de ce dispositif aussi discret que gigantesque, un homme, Driss Basri, est constamment placé sous les feux des médias. Mais chacun sait que le ministre de l'Intérieur, avec toute la capacité de travail qu'on lui connaît, ne peut à lui seul revendiquer un ouvrage aussi monumental.
En grand commis de l'Etat, il supervise, assume et paie de sa personne. Il est de toutes les rencontres décisives, de toutes les initiatives dynamisantes. Au point qu'il a fini par focaliser tous les regards. Les regards droits au fond des yeux. Et les regards doubles et perfidement obliques.
Cheville ouvrière
Quelle que soit la stature, connue et reconnue, de cet homme hors pair qui se trouve, depuis plus de vingt ans, au centre d'un pouvoir délégué, il y a derrière lui d'autres hommes. Ce sont tous les travailleurs de l'ombre de ce grand ministère.
Une semaine avant les communales du 13 juin 1997, Othmane Bouabid, jeune quadra de l'Intérieur, a été hospitalisé pour cause de surmenage. En pleine saisie des résultats du scrutin, Mohamed Benkirane fléchit sous le poids du travail abattu. Un bref passage chez les médecins et le revoiçi reprenant du service. Il était écrit que ce genre de personnage ne devait pas connaître de répit.
Lauréat des premières promotions de l'Ecole Nationale d'Administration, M. Benkirane est entré à l'Administration centrale du ministère de l'Intérieur pour ne plus jamais en sortir. Il en est la mémoire juridique et l'une des principales chevilles ouvrières. Au même titre que Abdelhafid Benhachem, Hocine Benharbit ou encore Mohamed Hajjaj.
L'examen de passage
Pour qu'un pays coule des jours pacifiques, recherche sereinement des solutions à ces problèmes, il en faut des hommes qui s'activent sans relâche derrière le rideau. Les communales que nous venons de vivre ont révélé que des hommes de cette trempe existent. Jeunes et moins jeunes, inspecteurs, agents d'autorité ou administrateurs.
Avec les dernières élections, premières d'une série à venir, le Maroc a réussi un autre examen de passage. Sous l'il scrutateur d'observateurs intransigeants. Dans le long processus de la formation continue à la démocratie, le test a été globalement réussi. La suite ne peut être que prometteuse.