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Quand Mririda se fait rockeuse
Publié dans MarocHebdo le 14 - 01 - 2021

Originaire d'Azilal, Jubantouja fait, assurément, partie des étoiles montantes de la scène musicale marocaine et en particulier amazighophone.
La musique amazighe, ce n'est pas que le folklore. C'est aussi Jubantouja. Fondé en 2016 dans la ville d'Azilal, ce groupe formé par le chanteur Ayoub “Juba” Nabil avec son frère Chahid à la basse et sa soeur Fedwa aux choeurs et aux claviers ainsi que le guitariste Yassine Taghia marie paroles en tamazight du Haut Atlas central à des sonorités rock indé typiques de la scène alternative occidentale, ce qui en fait un quasi OVNI dans le paysage musical marocain du moment. D'ailleurs, beaucoup n'ont pas manqué de relever sa prestation à la dernière édition du festival Visa for Music, tenue en ligne seulement à cause de la pandémie de Covid-19.
Pendant une quinzaine de minutes, le groupe avait ainsi joué deux de ses anciens morceaux, à savoir Nettat Tidit et Izda Mimoun -qui, au passage, avait donné son nom, en juillet 2019, au premier et seul album publié à ce jour par Jubantouja-, mais aussi son dernier tube, Nettat. Et pourtant là, il s'agissait du premier set live du groupe, même si Juba nous explique que Jubantouja a l'habitude d'enregistrer même en studio dans les conditions du direct, afin de garder le son authentique qui le distingue.
“Visa for Music a été, il est vrai, une expérience très stressante, car nous n'avions pas l'habitude de nous produire de la sorte, mais c'était également enrichissant et nous avons beaucoup appris,” confie Juba. Ce dernier se dit, ainsi, partant pour refaire le coup à d'autres festivals, alors que les membres de Jubantouja envisagent désormais sérieusement de quitter Azilal pour, par exemple, Casablanca, où davantage de possibilités existent pour les artistes montants comme eux.
Musique moderne
Ce qui, bien évidemment, n'est pas à interpréter comme un renoncement à soi: bien au contraire, Jubantouja reste très attaché à ses racines, et d'ailleurs l'EP sur lequel il travaille actuellement, et qui sera au total composé d'une demi-douzaine de titres, donnera la part belle à la poésie de Mririda N'Aït Attik, figure emblématique de la littérature orale amazighe de la première moitié du siècle dernier. “Mon ancrage à Azilal et au Haut Atlas central, et notamment à ma vallée d'Aït Boulli où j'ai vu le jour (en 1996, NDLR), est profond et restera toujours en moi,” souligne Juba.
En tout cas, Jubantouja fait assurément partie des groupes musicaux à surveiller au cours des prochaines années. Il peut, peut-être, à l'avenir réussir à obtenir le succès international d'artistes amazighs tels que les Maliens Tinariwen ou le Nigérien Bombino, ou encore, au niveau du Maroc, le chanteur Ali Faiq. Ce dernier, en particulier, à la tête de son ancien groupe Amarg Fusion, avait été le premier à faire prendre conscience à Juba que la chanson amazighe n'était pas condamnée à rester cantonnée au folklore.
Jouant déjà du banjo grâce à son père, qui fut également musicien dans des groupes de musique du style “tazenzart”, il commence alors à nourrir l'idée de faire de la musique moderne en tamazight. C'est là qu'il fait la rencontre de Yassine Taghia, qui a quasiment le même background -aussi fils de banjoïste de tazenzart- et, surtout, le même projet en tête.
Selon nos sources, Jubantouja serait actuellement en négociation pour un contrat d'enregistrement d'un album, mais rien encore n'a été ficelé. En attendant, les amateurs peuvent se porter sur Spotify, où leur musique est au fur et à mesure mise en ligne.


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