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Pourquoi un bureau de l'UA à Laâyoune ?
Publié dans MarocHebdo le 05 - 07 - 2018

Le Maroc a pu faire valider le fait que le dossier du Sahara marocain reste entre les seules mains de l'ONU.
Oui, il faut être satisfait de la décision de l'Union africaine (UA) sur la question du Sahara marocain. Mais, en même temps, il convient de redoubler de vigilance pour faire face à toutes les ambiguïtés des uns et aux manoeuvres des autres.
Les ambiguïtés? Celles entretenues depuis des lustres par des pays traditionnellement hostiles –dont ce pays «frère», l'Algérie– et qui se sont mobilisés pour tenter de décrocher au moins partiellement le dossier national de la compétence des Nations unies. À la différence du palais de verre de Manhattan, à New York, ils pensaient avoir pratiquement la main à Addis-Abeba et au sein de l'organisation continentale pour peser fortement sur le processus de règlement sur la base d'un référendum d'autodétermination. Ils ont tout essayé jusqu'à désigner un émissaire africain sur ce dossier en la personne de l'ancien président Joaquim Chissano en 2014. C'était là une manière de doubler la mission de l'envoyé personnel du secrétaire général de l'ONU et de faire de la question nationale une compétence partagée avec l'organisation mondiale. Aujourd'hui, à la suite du 31ème sommet de l'UA à Nouakchott, les 1er et 2 juillet, Chissano passe à la trappe; son mandat est obsolète, caduc. Dans cette même ligne, prévaut désormais au sein de l'UA le rôle central des Nations unies dans la conduite du processus de négociation.
Il n'y a plus les risques d'un processus parallèle sous les auspices de cette même UA. La logique et la cohérence ont fini par l'emporter: comment en effet pouvait-il en être autrement alors qu'elle a été juge et partie en décidant en novembre 1984 l'admission de la prétendue RASD comme nouveau membre? De même, il est mis fin aux multiples interférences de nombreux organes de l'UA qui s'immisçaient de diverses manières et se distinguaient par un «activisme» particulier –c'était le cas notamment au sein du Conseil de Paix et de Sécurité (S.P.S.) dirigé durant dix ans par l'Algérien Smaïl Chergui ou encore au Conseil africain des droits de l'Homme.
Pour autant, l'UA ne va pas se désintéresser de la question du Sahara marocain. La tension qu'il crée dans la région depuis plus de quatre décennies pousse à ce qu'il soit l'un des points de l'ordre du jour; les implications qu'il génère en termes géostratégique et sécuritaires fondent également cet intérêt d'autant plus que toutes incertitudes et les craintes s'aggravent dans l'espace sahélo-saharien, connexe au foyer des séparatistes dans les camps de Tindouf. Voilà pourquoi, sur la base du rapport du président de la commission de l'UA, le Tchadien Moussa Mahamat Faki et de sa tournée dans la région, a été proposé et retenu un «mécanisme africain» pour contribuer à résoudre l'affaire de la cause nationale. Il s'agit d'une Troïka composée de l'ancien, de l'actuel et du futur président en exercice de l'UA avec le président de la Commission de l'UA. Cette formule permet pratiquement de pondérer les positions respectives des membres. Le rôle de ce quartet n'est pas de se substituer aux mécanismes onusiens actuels mais de permettre à l'UA d'apporter un appui efficace au processus conduit par les Nations Unies.
Le Maroc a pu faire valider le fait que le dossier du Sahara marocain reste entre les seules mains de l'ONU. L'UA a été ainsi recadrée; elle va devoir s'aligner sur le Conseil de sécurité. Et s'il ne s'est pas finalement opposé à l'ouverture d'un bureau de l'UA à Laâyoune, c'est dans un esprit de bonne volonté et pour faire montre de sa totale disposition à oeuvrer à la recherche d'un règlement politique négocié sur la base du projet d'autonomie d'avril 2007, qualifié toujours de crédible, sérieux et réaliste. Ce bureau de l'UA doit se conformer à un statut de neutralité et ne pas se transformer en officine de désinformation ou de propagande pour certains séparatistes. En tout cas, le Maroc y veillera de manière sourcilleuse. Comme pour Ban Ki-moon, Christopher Ross et d'autres, il ne lâchera rien. Une détermination qui a été bien comprise par tous.


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