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Les tribulations de Ghali à Mexico
Publié dans MarocHebdo le 11 - 12 - 2018


Le chef des séparatistes reçu en «président»
Le Maroc devra garder l'œil ouvert, et le bon, pour ne pas perdre davantage de terrain en Amérique latine.
Parfois, il semble y avoir bien plus qu'un océan, en l'occurrence l'Atlantique, entre le Maroc et l'Amérique latine. De part et d'autre, l'incompréhension semble de mise, ce qui, dans le domaine diplomatique notamment, n'est pas pour arranger les affaires du Royaume, en proie depuis plus de quarante ans à une agression par Front Polisario interposé de l'Algérie dans son Sahara. Ultime illustration de cet état de fait, les honneurs faits à Brahim Ghali par le nouveau président mexicain, Andrés Manuel López Obrador, qui a reçu le dirigeant séparatiste en tant que «président» de la pseudo «République arabe sahraouie démocratique» (RASD) en marge de sa cérémonie d'investiture ce dimanche 2 décembre 2018 au palais national de la capitale mexicaine, Mexico.
Le concerné, qui était arrivé au Mexique trois jours plus tôt pour une «visite de travail » accompagné par son «ministre délégué chargé de l'Amérique latine», Mansour Omar, son «conseiller» Abdati Breika, son «ambassadeur» au Mexique, Ahmed Mulay Ali, et du «premier secrétaire» de «l'ambassade » de la pseudo «RASD» à Mexico, Hawari Ahmed Mouloud, avait d'abord pris part à une session du sénat mexicain, où il avait été invité à donner un discours pour parler des relations entre l'entité séparatiste et le Mexique, sujet justement de la session. Ensuite, il s'était rendu à deux réceptions, l'une, donnée par le Polisario, au club de la presse mexicaine, l'autre à la Chambre des représentants. C'est la sénatrice Rocío Nahle García, nouvelle secrétaire à l'Energie dans le gouvernement López Obrador, qui l'a accueilli à l'aéroport international de la ville de Mexico.
Cela va sans dire que M. Ghali était aux anges, au terme de son déplacement. Ses photos, prises en compagnie de M. López Obrador et de son épouse, Beatriz Gutiérrez Müller, le montrent tout sourire. La presse algérienne n'a pas raté l'occasion pour saluer, selon ses termes, un «succès diplomatique». Ce dernier est à nuancer. Le Mexique fait partie avec le Panama, le Nicaragua, Cuba, le Venezuela, la Bolivie, l'Equateur, le Salvador, le Honduras et l'Uruguay des dix pays latinoaméricains à entretenir des relations avec la pseudo «RASD». Il avait, dès septembre 1979, été le trente-deuxième pays, et le troisième d'Amérique latine, à la reconnaître.
Un accueil "logique"
Logique, donc, que M. Ghali ait eu droit à l'accueil qu'il a reçu. Le Maroc n'en doit pas moins rester vigilant. «Nous devrons, certainement, faire attention,» confie une source diplomatique. Il faut dire que, globalement, le Maroc donne l'impression de perdre du terrain. Ces douze dernières années, pas moins de cinq pays latinoaméricans ont rétabli leur relations avec la pseudo «RASD» après avoir coupé, dans le passé, leurs relations avec elle. Il s'agit de l'Equateur -en février 2006-, du Nicaragua -en janvier 2007-, du Salvador -en juin 2009-, du Honduras -en juin 2013- et du Panama -en janvier 2016.
Dans la première moitié des années 2000, le roi Mohammed VI avait fait un grand travail auprès des pays latinoaméricains, qui s'était notamment traduit par sa tournée, en novembre et décembre 2004, au Mexique, au Brésil, au Pérou, au Chili et en Argentine. A ce moment, seuls cinq pays reconnaissaient encore la pseudo «RASD». Le Honduras -en janvier 2000-, le Costa Rica -en avril 2000-, le Nicaragua -en juillet 2000-, la Colombie -en décembre 2000-, la République dominicaine -en mai 2002- et l'Equateur -en juin 2004-, en plus donc du Paraguay, déjà mentionné plus haut, s'était tous, ainsi, rallié au Maroc. La diplomatie nationale n'a cependant pas su capitaliser sur ce momentum.
Pour la défense du Maroc, l'Algérie a su mettre à profit le soutien de Cuba au Polisario, et d'ailleurs M. Ghali s'est envolé pour l'île communiste aussitôt son séjour au Mexique terminé tellement le mouvement séparatiste y est chez lui, et surtout du Venezuela suite à l'élection de Hugo Chávez à la présidence en février 1999.
Tâter le terrain
Le passage de témoin, en mars 2013, entre M. Chávez et Nicolás Maduro suite au décès du premier cité n'a en rien changé les choses. Ces dernières années, le Maroc s'est surtout appuyé sur les organisations régionales comme l'Alliance du Pacifique, l'Organisation des Etats américains (OEA) ou encore le Secrétariat général ibéro-américain (SEGIB), pour trouver un terrain favorable en Amérique latine.
Recevant, en février 2014, les ambassadeurs latinoaméricains accrédités dans le Royaume, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération de l'époque, Salaheddine Mezouar, avait également fait part de «la volonté» marocaine «de jouer un rôle actif et constructif au sein des divers processus bi-régionaux existants, notamment dans le cadre des Sommets Amérique du Sud-pays arabes (ASPA) et Amérique du Sud-Afrique (ASA)». Au plan bilatéral, la relation du Maroc avec les pays concernés s'est surtout distinguée avec le dégel depuis mai 2017, à l'initiative de Mohammed VI, avec Cuba après plus de 36 ans de brouille. Le Roi s'y était rendu peu avant en voyage privé, dont il a profité pour tâter le terrain.
Il faut dire aussi qu'il est coutumier du fait. En décembre 2004, il avait effectué un déplacement similaire en République dominicaine, afin de consolider les relations avec le pays, deux ans après que ce dernier ait gelé ses relations avec la pseudo «RASD». Le corps diplomatique devra, quoi qu'il en soit, garder l'oeil ouvert, et le bon…


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