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La pollution atmosphérique a dépassé les normes à Casablanca. Retour

La pollution atmosphérique a dépassé les normes à Casablanca.
UNE METROPOLE IRRESPIRABLE
Les sanctions des infractionnistes n'ont jamais été précisées. Black out! Selon les écolos, la loi sur l'air devrait être normative, répressive. Elle doit appliquer la norme du pollueur-payeur.
Constat. La pollution atmosphérique en agglomération casablancaise est préoccupante. Rares sont les habitants de cette ville qui le savent. Bien sûr, ils le constatent chaque jour en respirant un air dont la qualité est plus que soupçonnée.
Au lieu de réagir en s'abstenant à introduire dans les narines n'importe quoi, ils respirent en silence des particules de toutes sortes dans leurs poumons!
Seules de petites fractions, les rares Verts du nouveau Maroc qui osent carburer. Seuls, des écolos, en concert soliste, juste depuis peu de temps, qui chuchotent entre eux les dangers d'une telle situation.
Luxe vital
Mais ils carburent, tout de même. C'est déjà pas mal pour un pays où le souci écologique est relégué aux calendes grecques. Une revendication de luxe, dirait l'autre. Enfin, un luxe vital puisque, figurez-vous, on a érigé un département ministériel pour s'occuper de la chose écologique au Maroc. Sa mission a été réduite à la simple tâche de coordination. La coordination entre les différents acteurs actifs dans la lutte pour préservation de l'environnement. Quant à la sensibilisation et à la communication sur la réalité de notre fibre environnementale, elles sont carrément délaissées, sinon une quelconque militance aux fins inavouées. Il s'agit donc fatalement de la pollution de l'air qu'on respire chaque fraction du seconde. Notre air est pollué. Et l'état de l'air d'une ville comme Casablanca est plus qu'inquiétant. Mais c'est quoi alors une atmosphère polluée? l'Organisation Mondiale de la Santé, (O.M.S.), répond que la pollution de l'atmosphère correspond à "la présence d'une ou plusieurs substances polluantes dans des quantités ou sur une période telle qu'elles sont dangereuses pour les êtres vivants (Homme, faune, flore) ou les biens, qu'elles contribuent à leur mise en péril ou nuisent à l'activité et au bien être des personnes. La définition de l'OMS est claire, mais elle reste sommaire. Puisqu'elle ne définit pas minutieusement les substances polluantes?
Nocivité
Les analystes répliquent que ces substances peuvent être gazeuses, liquides ou solides. Quant à leur présence, elle risque de modifier les caractéristiques physico-chimiques de l'atmosphère, source de la pollution. À ce titre, les brouillards, fines gouttelettes d'aérosols, la fumée, mélange de fines particules solides et de gouttelettes et la poussière, fines particules solides, sont de très fins éléments d'un diamètre compris entre un millionième et un dixième de millimètre. Leur comportement général peut donc être assimilé à celui de gaz permettant leur intégration dans la masse atmosphérique et leur aspiration par l'Homme.
Le danger de ces différentes substances germe soit de leurs caractéristiques intrinsèques soit de celles des substances adsorbées. Elle peut germer de la concentration en polluants et de la durée d'exposition de la cible au produit. Cela dit, il est conseillé de prendre au sérieux les effets à long terme liés à une accumulation par exposition chronique ou les effets de synergie liés à l'exposition à plusieurs substances simultanément.
Mais les principaux générateurs de polluants primaires parmi lesquels on énumère le monoxyde de carbone (CO), le dioxyde de carbone (CO2), le dioxyde de soufre (SO2), les oxydes d'azote (NOx), les hydrocarbures, les métaux lourds, le plomb, le chlore et les poussières sont émis dans les plus grandes quantités, restent les activités industrielle et énergétique et les transports, En effet, c'est en réalité un cocktail de centaines de substances diverses qui se retrouvent dans l'atmosphère dont certaines en très faible quantité. Ainsi, la connaissance de tous les phénomènes réactifs entre tous ces produits n'est pas toujours facile à cerner.
Opacité
Mais au delà de cette difficulté de cerner les réactions chimiques de ces produits polluants, est-ce qu'il y a moyen de les réduire, notamment ceux issus du transport? Il faut signaler d'abord qu'au Maroc, des quelques 10 villes ou agglomérations de plus de 100.000 habitants, presque aucune n'est dotée de moyens de mesure de la qualité de l'air en particulier en ce qui concerne les polluants issus des transports.
Certes, il y a le laboratoire public d'essais et d'études (LPEE), organisme public qui a été placé au centre ville de la capitale économique Casablanca d'une façon ostentatoire, un et un seul véhicule pour mesurer la pollution de l'air. Mais les résultats de ces mesures quant il leur arrive de voir le jour sous forme de communiqués de presse, tachent de paraître rassurants. Ce ton optimiste de ces communiqués n'est guère partagé par les Casablancais qui jugent l'air de leur ville ''irrespirable''.
Répression
Ce même jugement semble être partagé par les officiels. Puisque, rappelons le, le conseil des ministres du 17 janvier 1998, a adopté une série de projets de décrets dont celui portant le n° 2-97-377 qui fixe "les normes d'émission des gaz d'échappement des véhicules". Ce texte qui vient compléter l'arrêté relatif à la police de circulation et du roulage, du 24 janvier 1953 , limite: à 4,5% au maximum, l'émission des véhicules à essence en monoxyde de carbone; à 70% l'opacité de la fumée pour ceux à Diesel. Presque onze mois se sont écoulés, sans que la mise en application de ces nouvelles normes ne se concrétise. Surtout qu'on a parlé alors "des contrôles sur route et dans les centres de visites techniques".
Quant aux sanctions des infractionnistes, elles n'ont jamais été précisées. Black out! Selon les écolos, la loi sur l'air devrait être normative, répressive. Elle doit appliquer la norme du pollueur-payeur. Enfin, n'importe quel système qui peut rendre obligatoire une meilleure information du public et donner de réels pouvoirs aux décideurs locaux en matière de circulation dans les agglomérations. Et pourquoi, par exemple, ne pas favoriser le développement des transports en commun propre. Mettre sur les rails le fameux projet de métro à Casablanca est devenu plus que jamais une urgence. Mais serait-ce suffisant pour préserver notre atmosphère? Les écolos répondent encore une fois non. Surtout si on sait qu'au Maroc, on adore le diesel, source de tous les maux. Les chiffres du premier semestre 1995, révèlent que 51% des acheteurs d'une voiture neuve ont acquis une voiture fonctionnant au diesel.
La moyenne européenne, toutes voitures confondues, se situait à 23%. Et les normes? Apparemment, il n' y pas de normes. Pas d' EURO, ni d'UTAC. Seul un arrêté du ministère de commerce et de l'industrie du 30 Décembre 1961, amendé par la suite, qui détermine les caractéristiques des produits pétroliers. D'après les spécialistes, les caractéristiques réglementaires exigées par ce texte sont les moins exigeantes du monde en matière de qualité de raffinage. Un texte à plus d'un titre révélateur!