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Mouvement des walis et gouverneurs
Publié dans MarocHebdo le 14 - 01 - 2000


LE VENT DU RENOUVEAU
Ahmed Midaoui, ministre de l'Intérieur
Tant attendu depuis le départ le 8 novembre dernier de Driss Basri, le mouvement des walis et des gouverneurs décidé par S.M le Roi Mohamed VI le 31 décembre 1999 répond à la nouvelle approche qui doit désormais être celle des agents de l'administration territoriale. Un sens aigu des responsabilités, une politique de proximité en direction des citoyens et un souci permanent du développement local. Tout un programme.
Au Maroc, le bogue s'est produit là où personne ne l'attendait. Les ordinateurs ont réussi sans incident notable leur passage à l'an 2000. Pas certains gouverneurs et walis que le troisième millénaire a rejetés. C'est ainsi que S.M le Roi Mohammed VI a décidé le 31 décembre 1999 de procéder à un vaste mouvement au sein de cette catégorie de hauts fonctionnaires. Un mouvement tant attendu depuis le départ de Driss Basri et qui a touché 13 régions du pays.
Les intéressés ont appris la nouvelle comme tout le monde. Par un communiqué lu à la première chaîne de télévision. L'effet de surprise aura été total. Le timing est hautement symbolique. Cela signifie la fin d'une époque et le début d'une nouvelle ère dans l'administration territoriale. Et la volonté d'accéder au troisième millénaire dans ce domaine avec un esprit novateur ne fait guère défaut.
Proximité
Ce qui attire d'emblée l'attention, c'est le nombre des promotions. Elles se taillent une part importante dans ces 44 nominations. En effet, parmi la catégorie des ex-secrétaires généraux des préfectures et des anciens chefs de cercle, pas moins de 13 ont pris du grade et se sont vus confiés des postes de commandement en tant que gouverneurs. À l'exception de Mohamed Machichi, ex-gouverneur de Tiznit, promu wali de Oued Eddahab-Lagouira et gouverneur de la province de Oued Eddahab.
Pour la plupart, notamment ceux qui ont occupé les fonctions de Caïd ou chefs de cercle, ce sont des gens de terrain qui ont eu à gérer des problèmes de proximité en étant en contact permanent avec les populations. Ils ont donc choisi dès le début de faire carrière dans l'administration territoriale. Avec l'espoir, somme toute légitime, de monter dans la hiérarchie.
Or, cette ambition n'était pas souvent satisfaite sous l'ancien système du ministère de l'Intérieur, contrariée qu'elle était par les recrutements en masse de gouverneurs ou de walis hors maison. Cette façon de faire a nourri au fil des ans un sentiment de frustration chez les cadres de la boîte pour se transformer plus tard en revendication récurrente.
Rendement
Le mouvement du 31 décembre a ainsi réhabilité la promotion interne et fait jouer le système du mérite professionnel. Une normalisation qui va sans conteste redonner confiance au corps de l'administration territoriale et redynamiser son rendement. C'est l'objectif principal poursuivi par la nouvelle administration de l'Intérieur qui compte non seulement récompenser les meilleurs mais également responsabiliser tout le monde.
Le seul moyen judicieux pour donner une colonne vertébrale solide à la politique territoriale pour que ses serviteurs marchent vers la concrétisation du nouveau concept de l'autorité recommandée par S.M Mohamed VI. C'est à l'aune de cette nouvelle démarche que les capacités de chaque gouverneur seront jugées. L'âge des gouverneurs de commandement oscille entre 48 et 57 ans (à l'exception du nouveau wali de Casablanca âgé, lui, de 62 ans) et chez les gouverneurs centraux il est entre 42 et 57 ans.
Les promus sont tous ou presque des lauréats de l'école de perfectionnement des cadres de Kénitra. Ayant bénéficié d'un préjugé favorable quant à leurs compétences, ils sont tenus toutefois à montrer leur savoir-faire en termes d'initiative et d'imagination dans leurs nouvelles responsabilités. Ex- secrétaires généraux des préfectures de Agadir Ida-Outanane, de Tan-Tan et de Kelaât Sraghna, Noureddine Lahbil, Bouchaïb Moutawakil et Mohamed Guelmous sont devenus respectivement gouverneurs de Boujdour, d'Assa Zag et de Tan-Tan. En remplacement de Fayçal Meziani, Mohamed Karmoune et Hamid Jabri. Secrétaire général de la préfecture d'Inezgane-Aït Melloul, ancien professeur au collège royal, Mohamed Assila a été nommé gouverneur de la préfecture de Salé Médina où officiait jusqu'ici Amine Belcadi.
La préfecture de Inezgane-Aït Melloul a été confiée à Salah Raoui, ex-secrétaire général de la province d'El Hajeb. Son prédécesseur, Mohamed Brahimi, 49 ans, un cadre brillant diplômé du cycle supérieur de l'ENAP, a été nommé directeur général des collectivités locales à la place de Omar Bahraoui, par ailleurs président de la communauté urbaine de Rabat.
Ahmed Merguich, ancien chef de la DAGP de la préfecture de Marrakech-Ménara, est devenu gouverneur de la province de Ouarzazate. Alami Zbadi, titulaire jusqu'ici de ce poste, a été réaffecté comme gouverneur de Hay Hassani-Aïn Chock en remplacement de Tijani Kassimi.
Perfectionnement
Lauréat de l'Iscae et du centre des études du commerce extérieur en France, ex-chef de la DAGP de Casa-Anfa, Hassan Ben M'Barek a été désigné gouverneur de la préfecture de Sidi Bernoussi-Zénata.
Ex-pachas de Ouled Taïma et de Ahfir, Mohamed Ichenaren et Mohamed Haddan sont devenus respectivement gouverneur de la province d'El Haouz et gouverneur de Tiznit. Sidi Mohamed Lamrani et Mohamed El Amine Targui ont été jusqu'ici respectivement chefs de cercle à Kénitra et à Agadir Ida Outanane.
L'un a été nommé gouverneur de la province d'Essaouira à la place de Taoufik Benjelloun, lequel est parti gouverneur de la préfecture de Hay Mohammadi-Aïn Sebaâ qui était occupée par Abdelaziz Laâfora. L'autre est devenu gouverneur de la province d'El Kalaâ des Sraghna en remplacement de Mohamed Bouasria. Chef de cercle de Ben M'Sick-Médiouna, Mostapha Lakhlidi en est devenu le gouverneur.
Maintien
Il a pris la place de Ahmed Hassani. Major de sa promotion à l'école du perfectionnement des cadres, Aziz Dadas a été appelé à son tour à prendre en main la préfecture de Derb Soltane-Al Fida après qu'il eut été chef de cercle d'El Brouj et pacha de Berrechid.
Ali Biougnach a quitté, quant à lui, sa fonction de chef de district de la préfecture de Fès Jdid pour être gouverneur de la province de Larache, succédant ainsi à Fouad Raïss. Ancien pacha de la ville de Ouazzane, après avoir été caïd de Khnichet, puis premier Khalifa du gouverneur de Sidi Kacem, Driss Younsi a été appelé à présider aux destinées de la province de Chefchaouen à la place de Abderrahim Bendraoui. Ce dernier a été rappelé à l'administration centrale en qualité de gouverneur ­directeur de coordination des affaires économiques.
M. Bendraoui fait partie des 13 responsables nommés à l'administration centrale : Mohamed Dryef, un des proches collaborateurs de l'ex-ministre de l'Intérieur, désigné au poste de wali, directeur général des affaires intérieures.
Ahmed Arafa, ancien gouverneur de Beni-Mellal, a été choisi pour être secrétaire général du ministère de l'Intérieur à la place de Mohamed Hajjaj.
Brahim Boufous, jusqu'ici chef de service des élections et du recensement, a été appelé pour occuper la fonction de directeur du personnel d'autorité. Cherki Drais devenu directeur des affaires générales de l'administration centrale après avoir été gouverneur de la province d'Al Haouz. Mohieddine Amzazi a quitté ses fonctions de gouverneur chargé de l'unité centrale de lutte anti-drogue pour le poste de gouverneur, directeur des études et analyses. Abdellah El Ouazzani, lui, a été maintenu à son poste de gouverneur-inspecteur général. Ex-secrétaire général de la province de Nador, Mohamed El Anfassi a été promu directeur de la planification et de l'équipement. Ahmed Chouihat, jusqu'ici administrateur au service central, a été nommé directeur des affaires rurales. L'actuel directeur des régies et services concédés, Abdellatif Berrada, est un ancien directeur de la Radeema de Marrakech. Amine Mzouri a été désigné comme gouverneur, directeur de la formation des cadres administratifs et techniques, occupait auparavant le poste de directeur de l'ENAP.
Appel
Mohamed Brahimi a quitté son commandement comme gouverneur de Inezgane-Aït Melloul pour la direction générale des collectivités locales. Mohamed Esskali Tijani est devenu gouverneur détaché au service central. C'est un ancien directeur des finances locales.
Dans le cadre de ce mouvement, on a également fait appel à des cadres hors maison dont la compétence est reconnue : Driss El Khazani, en remplacement de Mohamed El Ammouni, a été nommé gouverneur de Mohammédia.
Il a fait un passage d'une année comme directeur général de l'Office national marocain du tourisme. C'est un candidat malheureux aux dernières législatives sous la bannière du MDS. Amal Jellal, devenu wali de la région Fès-Boulemane et gouverneur de la préfecture de Fès Jdid Dar Dbibagh en remplacement de Abdelkrim Laâroussi était recteur de l'université Mohamed Ben Abdellah à Fès.
Le RNI de Ahmed Osman le considère comme un de ses militants, puisqu'il a fait lors du dernier congrès régional du parti à Fès une déclaration devant les congressistes. Ex-député de Settat entre 1984 et 1992, Abdellah Bendhaiba est un ex-directeur de la formation des cadres au ministère de l'Intérieur. Il est devenu gouverneur de la préfecture de Khouribga. Abderrahmane Hanan, nommé wali de la région de Tadla-Azilal et gouverneur de la province de Béni-Mellal, est un cadre du ministère de l'Agriculture et un ancien directeur des eaux et forêts.
Il a succédé à Ahmed Arafa. Un ancien Pdg de la Comanav a été appelé pour devenir Wali de la région de Meknès Tafilalet et gouverneur de la préfecture de Meknès El Menzeh.
Il s'agit de Moulay Abdellah Alaoui Kacimi, qui a remplacé à ce poste Mohamed Belmahi. Nommé wali de la région de Gharb-Chrarda-Beni Hssein et gouverneur de la province de Kenitra, Mohamed El Maslout vient, lui, du ministère de l'Education nationale où il occupait le poste de directeur de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique.
Retour de Moulay Mehdi Alaoui comme Wali de Tanger-Tétouan et gouverneur de la préfecture de Tanger-Asilah à la place de Hammouda El Caïd. Ce dernier a été en 1978 premier Khalifa du gouverneur de la préfecture de Rabat-Salé.. Abdesslam Alaoui Harrouni est retourné au commandement en tant que gouverneur de la préfecture de Fès-Médina après avoir été gouverneur de la préfecture de Marrakech-Médina en 1991. Autre retour remarqué, celui de Mohamed Allali qui a quitté son poste de gouverneur de Taounate lors du mouvement de 1998. Le voilà qui reprend du service et du grade comme wali de la région de Chaouia-Ourdigha et gouverneur de la province de Settat. Le fief de Driss Basri était entre les mains de Abdelfettah Moujahid.
Ce dernier n'est pas atteint par la limite d'âge contrairement à certains partants arrivés à la retraite comme Hassan Ouchen Wali de Casablanca remplacé par Moulay Slimane Alaoui, Hammouda El Caïd, ex-wali de Tanger ou Tijani Kacemi, ex-gouverneur de Aïn Chock-Hay Hassani
Retour
Autre départ attendu, celui de Saleh Allabouch, remplacé à la tête de la province de Nador par Mohamed Allouch, ex-gouverner de Khouribga. Polytechnicien, Mohamed Fassi Fehri a signé son retour comme gouverneur d'El Jadida en remplacement de Ahmed Chawki, après avoir été celui de Fès-Médina en 1994.
Les nouveaux gouverneurs et walis n'ont pas de caractéristiques particulières par rapport à leurs prédécesseurs.
Sinon qu'ils devront s'adapter au nouveau contexte marocain en accompagnant les mutations en cours et qu'ils auront fort à faire pour redonner à la profession sa véritable dimension.
Les nouveaux représentants de l'Etat ont pour mission d'agir d'abord comme des agents de développement local, avec un sens aigu des responsabilités, moins conditionnés par l'obsession sécuritaire, plus proches des soucis de la population et des problèmes du pays. Toute une politique dont les principes et les exigences restent à appliquer sur le terrain.