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"Nous avons remonté la pente"
Publié dans MarocHebdo le 11 - 04 - 2008

•Mohamed Abied, secrétaire général de l'Union constitutionnelle
Dans cet entretien à l'occasion des 25 ans de son parti, Mohamed Abied fait un bilan positif
de l'action de l'UC et son plan d'action pour les années à venir.
Propos recueillis
Maroc Hebdo International : L'Union constitutionnelle a fêté, le 9 avril 2008, ses vingt-cinq ans. Quel bilan faites-vous de ce quart de siècle d'existence ?
Mohamed Abied : Après vingt-cinq ans d'existence et tout ce qui a été dit sur son compte, "parti cocotte-minute", "parti de l'administration", et malgré toutes les difficultés qu'il a eu à affronter, je peux dire que l'UC est devenu, au fil des ans, un parti incontournable sur la scène politique nationale. Certes, ses réalisations ne sont pas à la hauteur de nos aspirations, mais, globalement, le bilan est très positif.
Sur quel plan, le bilan est-il positif ?
Mohamed Abied : Sur tous les plans. Le parti a accumulé une expérience très riche dans la gestion des affaires locales et nationales. Il a géré et continue à gérer de grandes villes comme Casablanca et Marrakech. Il a surtout pu résoudre sans dégâts la question de la succession du président fondateur, feu Maâti Bouabid… Et après sa régression lors des élections, notamment de 2002, il a pu remonter la pente et a récupéré du terrain lors des dernières législatives du 7 septembre 2007. Mais nous disons que ses résultats ne sont pas à la hauteur de nos attentes et nous travaillons pour de meilleures réalisations à l'avenir.
Pour cela, nous élaborons notre plan d'action en fonction des défis qui nous attendent et en prenant en compte notre déficit en matière, précisément, de communication. Et notre problème, aujourd'hui, est comment l'UC, en tant que parti de l'opposition, peut-il mettre ses idées en valeur alors qu'elles constituent la plateforme du programme gouvernemental.
Mais pendant votre participation au gouvernement, le parti était décrié de partout…
Mohamed Abied : L'UC assume pleinement ses responsabilités. On a eu une large majorité dans les élections communales du 10 juin 1983, qu'on a confirmée dans les législatives septembre 1984.
On a donc pris part aux divers gouvernements jusqu'en 1997. L'UC a eu plusieurs portefeuilles ministériels pendant cette période de vaches maigres et de disette budgétaire. Cela a démarré avec le programme d'ajustement structurel et les baisses drastiques des budgets alloués aux secteurs sociaux. On a assumé notre responsabilité, contrairement à d'autres. Seuls des experts impartiaux peuvent aujourd'hui dire si, oui ou non, les ministres UC ont mené à bien leurs missions ou, au contraire, s'ils ont démérité. Nous sommes prêts à rendre des comptes et nous espérons que tous les autres partis assument leur responsabilité sans dérobade.
A vous entendre, on se croit face au meilleur parti au monde…
Mohamed Abied : Pas du tout, je n'essaie pas de me jeter des fleurs. Nous avons parcouru un bon bout de chemin et on tire les conséquences. Et, comme je vous l'ai dit, nous ne sommes pas satisfaits à 100% de notre action.
Avez-vous d'abord réglé le problème de la relève ?
Mohamed Abied : Il n'y a pas eu de problème de relève, comme vous le dites. Après la mort de Me Bouabid, le 1er novembre 1996, la direction a opté pour une présidence tournante jusqu'à l'élection de Abdellatif Semlali lors du congrès de mai 1998.
Après la mort de celui-ci, le 12 janvier 2001, j'ai été chargé du poste du secrétaire général jusqu'à ce jour. Mais la relève existe bel et bien. Pour vous donner un exemple, 60 % des membres de l'actuel Bureau politique, issu du quatrième congrès tenu à Casablanca du 16 au 18 février 2007, sont de jeunes cadres ayant une moyenne d'âge de 45 ans. Ce sont des lauréats d'universités, des diplômés des grandes écoles et, qui plus est, ils sont animés par un attachement fort aux règles démocratiques. Ils croient en les idées du parti, et je ne vois pas pourquoi on s'opposerait à celui parmi eux qui se sent capable d'assurer la direction du parti…
Donc le quatrième congrès a insufflé un sang nouveau au parti…
Mohamed Abied : Bien sûr, le congrès a prôné une large ouverture sur les différentes composantes de la société. On s'est également inspiré de l'action d'autres formations politiques de par le monde pour créer les forums thématiques du parti. Nos organes sont plus démocratiques et plus à l'écoute des doléances de tous. La proximité, l'efficacité et plus de jeunes et de femmes dans nos instances nationales et locales, ce sont là les maîtres mots qui ont guidé notre travail.
On a eu des résultats encourageants lors des dernières législatives et on espère capitaliser cet élan lors de prochaines communales en 2009.
Comptez-vous nouer des alliances lors des communales ?
Mohamed Abied : Depuis toujours, l'UC appelle, non seulement à des alliances conjoncturelles, mais à la création de véritables pôles politiques viables. Je pense qu'il y a une prise de conscience générale chez les autres partis de cette nécessité. Il faut que chaque parti fasse les concessions nécessaires pour arriver à une carte politique vraiment représentative. Pour cela, il n'y a pas d'autres solutions que la mise en place de ces pôles.