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Al Qods, le dessein apoca lyptique de Netanyahu
Publié dans MarocHebdo le 19 - 03 - 2010

Dans son obstination à vouloir rester coûte que coûte Premier
ministre, Benyamin Netanyahu, otage des partis religieux, est en train de perdre son âme et celle de son pays.
L'arrivée de Barack Obama à la Maison blanche à Washington, avait suscité des espoirs dans le monde, même chez les plus pessimistes. Ses discours, comme celui du Caire, ses déclarations fermes pour la création d'un Etat palestinien, faisait entrevoir, pour beaucoup d'entre nous, la fin d'un conflit qui n'avait que trop duré. La poursuite de la colonisation a rapidement montré les limites du pouvoir américain à imposer quoi que ce soit au gouvernement israélien.
L'émissaire personnel du Président Obama au Moyen-Orient, George Mitchell avoue candidement: «Je pense que nous avons surestimé nos possibilités de les convaincre (Israéliens et Palestiniens) d'engager des négociations de paix. C'est un problème inextricable.»
Le dernier affront fait à Obama par le gouvernement Netanyahu, en annonçant la mise en chantier de 1600 nouveaux logements à Jérusalem Est, la rapidité du pardon accordé par le vice-président américain Joe Biden, sous-entend une négociation secrète entre les deux capitales au détriment de la cause de la paix. Cet accord vise, vraisemblablement à dissuader Israël d'attaquer l'Iran.
Joe Biden déclare néanmoins: «Les Etats Unis s'opposent à la construction dans les colonies, mais sont déterminés à relancer les négociations.» Ces négociations indirectes, arrachées récemment par les Américains aux deux antagonistes semblent être bien compromises. Le Président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, ne semble plus pressé de mener des pourparlers avec les Israéliens tant qu'ils n'annulent pas le projet des 1600 logements. Les implantations dans les territoires occupés, appelées à tort la colonisation, sont l'expression d'une politique mise en œuvre pour rendre impossible la création d'un Etat palestinien.
La solution d'un seul Etat
Pour certains observateurs, y compris des Palestiniens, il est déjà trop tard. Pour d'autres, la situation est devenue si inextricable, qu'ils ne voient qu'une solution, un Etat binational. Pour eux, la chose n'est plus à débattre; la question n'est pas de savoir si une entité binationale sera établie, mais plutôt de quel type d'entité il s'agira. D'ores et déjà, pour eux, le binationalisme est moins un programme politique ou idéologique qu'une réalité de facto déguisée en situation temporaire.
Persévérer à croire que la solution viendra des négociations bilatérales entre Israël et les Palestiniens est utopique, tant que la volonté d'aboutir n'existe pas chez les deux partenaires. Or, elle ne fait pas partie du programme de l'équipe au pouvoir en Israël pour des raisons politiques et idéologiques.
Pour la coalition en place, la poursuite du grignotage des terres palestiniennes en Cisjordanie par la multiplication des colonies, et à Jérusalem Est par les expulsions des Palestiniens et les destructions de leurs maisons, vise à repousser les frontières israéliennes de 1967 vers l'Est, avec en point de mire le Jourdain. C'est toujours le mythe du Grand Israël si cher aux extrémistes religieux. Il ne faut pas rêver, la proposition faite récemment par le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, d'une reconnaissance, s'il le faut unilatérale, d'un Etat palestinien avant la fin de l'année 2010 n'a de sens que si elle est une initiative conjointe euro-américaine. On n'en est pas là. La capacité et la crédibilité de Mahmoud Abbas à mener des pourparlers à leur terme, au nom de tous les Palestiniens, passe par une réconciliation avec le Hamas à Gaza. A aujourd'hui, ni le Fatah, ni les Américains, ni les Israéliens n'en veulent.
Le statu quo actuel, avec la poursuite des implantations dans les territoires occupés, amène inévitablement, de facto, à un seul Etat, de la Méditerranée au Jourdain.
Dans ce cas, Israël doit intégrer toute la population palestinienne. La Communauté internationale n'admettra pas que dans un pays faisant partie de l'ONU, il puisse exister deux catégories de citoyens. L'Afrique du Sud a démontré l'impossibilité de pérenniser un Etat ségrégationniste. Se pose alors la question de la population. On, a aujourd'hui, une population de 5,540 millions d'Israéliens juifs, un demi-million d'Israéliens chrétiens ou se déclarant sans religion et 1,440 million d'Israéliens arabes.
La solution d'un seul Etat imposera l'intégration des 1,4 million de Palestiniens de Gaza et des 2,4 million de Palestiniens de Cisjordanie.
Sachant que le taux moyen de fécondité chez les juifs israéliens est aujourd'hui de 2,6, en continuelle baisse, et que celui des Palestiniens est de 5, on peut d'ores et déjà prévoir, qu'à très court terme, la majorité de la population en Israël sera musulmane. C'est la fin de l'Etat juif si cher à Netanyahu. Arafat avait raison quand il disait: «Notre véritable arme, c'est le ventre de nos femmes.» En élargissant comme il continue de le faire ses territoires, c'est l'essence même d'Israël que Netanyahu met en danger. C'est la fin du mythique Etat juif.
Le mythe du Grand Israël
Si les représentants officiels des Etats Unis restent mesurés dans leur critiques de l'attitude israélienne et de sa politique expansionniste, il n'en va plus de même, aussi bien au Congrès que dans les milieux politiques et associatifs. James Baker, ancien Secrétaire d'Etat américain, vient récemment de déclarer: «Les impôts des citoyens américains financent Israël pour plus de 3 milliards de dollars par an. C'est à dire plus de 1.000 dollars pour chaque citoyen israélien. Ceci à un moment où la situation économique (en Amérique) est mauvaise et que plusieurs citoyens américains apprécieraient une telle aide pour eux-mêmes….. Il est temps de se poser la question de l'aide à Israël.»
Le gouvernement de Netanyahu est confronté à la pire crise de confiance avec l'administration américaine depuis des décennies. Aujourd'hui, une large partie des juifs américains n'est plus prête à suivre le puissant lobby juif, l'AIPAC (American Israel Public Affairs Committee) dans son soutien inconditionnel à Israël.
Washington, aujourd'hui, souhaite la chute du gouvernement Netanyahu. L'intérêt immédiat et à long terme d'Israël, menacé dans son caractère d'Etat juif par une bombe démographique arabe, la perte du soutien de toute une aile du judaïsme américain ainsi que de la gauche modéré, est d'arrêter la colonisation et d'ouvrir des négociations sérieuses en vue de donner rapidement un Etat viable au peuple palestinien