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Christopher Ross reconnaît son échec au Conseil de sécurité, et tire la sonnette d'alarme
Publié dans PanoraPost le 09 - 12 - 2015

L'envoyé spécial du secrétaire général de l'ONU au Sahara Christopher Ross a fait une communication au Conseil de sécurité (CS), mardi 8 décembre, à l'issue d'une visite dans la région. Il a reconnu que l'affaire est dans une impasse, aucune des deux parties, Maroc et Polisario, ne bougeant sa position d'un iota. Mais si l'impasse est là, a insisté Ross, le danger aussi et il faut le prendre au sérieux.
Le Maroc a dit, par la voix de son chef d'Etat, qu'il a fait le maximum de concessions qu'il pouvait faire. Puis il s'est engagé dans une action gigantesque de développement, chiffrée à 8 milliards de $. Le Polisario, pour sa part et confronté à la fermeté de Rabat, insinue qu'il pourrait reprendre les armes. Le danger d'une militarisation de ses jeunes est donc bien réel, a insisté Ross aux 15 membres du CS.
Lors de cette réunion d'informations de deux heures sous la présidence des Etats Unis, le médiateur onusien a expliqué la position du secrétaire général de l'ONU sur la question du Sahara occidental, indiquant que « (le secrétaire général) m'a demandé d'intensifier mes efforts. Et pour ajouter son propre appui au processus de paix, il prévoit de visiter la région dès janvier ». Ceci est la réponse de l'ONU au Maroc qui avait dit, par la voix de son ministre des Affaires étrangères Salaheddine Mezouar, que Ross n'avait désormais plus rien à faire au Sahara et que s'il venait au Maroc, il serait reçu à Rabat. Aussi, l'émissaire de Ban Ki-moon a sollicité du CS son assistance afin qu'il reprenne sa liberté de mouvement.
Le diplomate américain a également relevé que ce conflit qui dure depuis plus de 40 ans nécessitait « une solution urgente et sans conditions préalables », affirmant que sa persistance pouvait constituer « une bombe à retardement » dont aucun acteur dans la région n'est en mesure d'atténuer les effets.
Cela signifie, et c'est Ross qui le laisse entendre, que les jeunes du Polisario, âgés de moins de quarante ans et isolés du monde extérieur depuis autant d'années, en plus de voir leurs horizons d'avenir bouchés, peuvent se radicaliser à tout instant et aller chercher un souffle d'air chez Daech ou AQMI. La communauté internationale appréciera.
Le Maroc est, pour Christopher Ross, fermé à toute initiative pour des pourparlers directs, de même qu'il n'envisage plus d'aller plus loin que sa position actuelle, à savoir l'autonomie élargie des provinces sahariennes et l'efficacité dans l'effort de développement.
L'émissaire de Ban Ki-moon a aussi expliqué au CS que le Polisario insiste sur le principe d'autodétermination – mais sans évoquer de processus de recensement des populations de Tindouf – qui ne pourrait être qu'un référendum, à plusieurs options ; le Polisario, précise Ross, est disposé à montrer plus de flexibilité et de souplesse pour ce référendum, à condition que le Maroc fasse de même. C'est la proposition d'autonomie, pourrait-on dire.
Contacté par PanoraPost, un ancien ministre des Affaires étrangères a expliqué qu' « aujourd'hui, le Maroc, après avoir proposé l'autonomie dans le cadre d'une régionalisation élargie, a mis en pratique et en œuvre cette régionalisation. Le Maroc, de plus, a lancé un vaste plan de développement. Le Maroc, enfin, est sollicité de partout, tant sur le plan sécuritaire qu'économique pour investir en Afrique. Le Maroc, donc, doit changer son fusil d'épaule dans ses négociations. Désormais, avec l'Algérie en difficulté, il faudra discuter avec l'ONU de l'éventualité de mettre fin à la mission de l'ONU, laissant le Maroc dans ses frontières ».
Pour en revenir au passé, la même source explique « le Maroc avait laissé une bande marocaine à l'extérieur du mur de sécurité au sud ; le Polisario y avait campé d'abord, installé des tentes ensuite, construit de bâtiments en dur plus tard, avant de parler enfin de zones libérées. Nous en avons trop fait. C'est assez. Il faut revoir l'ensemble des conditions aujourd'hui ».


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