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A quoi a servi la décompensation, puisque les prix à la pompe n'ont pas suivi la baisse internationale ?
Publié dans PanoraPost le 30 - 09 - 2016

Depuis l'entrée effective de la décompensation des prix des hydrocarbures, fin 2014, les prix des carburants à la pompe n'ont pas baissé, restant au même niveau que quand le prix du baril était supérieur à 100 dollars. Cette question est peu soulevée par les partis en compétition électorale, et il aura fallu la « petite phrase » du wali de Bank al-Maghrib Abdellatif Jouahri pour attirer l'attention sur cette question.
En juin 2014, pendant la phase transitoire pour la décompensation totale, le prix du baril était de 105 dollars. Six mois plus tard, à la suppression définitive des subventions publiques du prix du baril, celui-ci valait moins que la moitié, soit 45 dollars environ. Or, les prix sont restés à leur niveau d'un prix du baril excédant 100 dollars.
Et c'est ce qu'a constaté Abdellatif Jouahri en milieu de semaine, quand il a dit que les distributeurs ne répercutent que les hausses et que la décompensation leur profite. Le patron de la banque centrale a expliqué que « l'asymétrie que nous observons depuis la libéralisation du secteur des carburants en décembre 2015, dans la répercussion des cours internationaux sur les prix à la pompe au détriment du consommateur interpelle à juste titre les autorités concernées pour davantage de vigilance à cet égard ». Il y a donc entente entre les distributeurs, qui devrait être interdite par le Conseil de la concurrence ; or celui-ci est inactif depuis l'expiration du mandat d'Abdelali Benamour, et aucun remplaçant ne lui a été désigné. C'est l'affaire du gouvernement, qui agit donc dans une sorte de connivence, au pire, et d'impuissance, au mieux, à l'égard de ces compagnies pétrolières.
Abdelilah Benkirane avait dit, dimanche 25 lors du meeting du lancement de sa campagne électorale du PJD que « la réforme de la Caisse de compensation, c'est une forme de lutte contre la corruption car la Caisse payait des factures dont Seul Dieu connaît l'authenticité et la réalité ». Fort bien, mais alors pourquoi ne pas avoir veillé, en sa qualité de chef du gouvernement, entretemps épinglé par Jouahri, à contrôler les prix à la pompe et à tancer les distributeurs indélicats ? Benkirane ne l'explique pas.
Dans une tribune publiée sur PanoraPost, les deux économistes Mohamed Soual et Rédouane Taouil avaient détaillé la question : « Reprenant terme à terme cette argumentation (de la Banque mondiale sur l'iniquité du système de compensation), le décideur public a lancé un programme de décompensation en supprimant le contrôle des prix des produits pétroliers. Après le retrait des subventions, la fixation des prix est devenue l'objet des décisions libres des entreprises de distribution. A examiner l'impact de cette mesure, on s'aperçoit qu'elle n'a augmenté ni l'intensité de la croissance, ni amélioré l'efficience. D'abord, les entreprises, qui étaient en position dominante dans le cadre du système des subventions, ont renforcé leur pouvoir de marché et ce d'autant que l'organisation de leurs réseaux de distribution les y aide fortement.
La suppression de ce système leur donne ainsi l'avantage de fixer les prix et les marges selon leur convenance. Aussi, elles sont enclines à adopter des comportements asymétriques en répercutant les hausses des prix et non les baisses. Dans ce contexte, le passage d'une offre administrée à une offre censée être concurrentielle ne bénéficie pas au consommateur. Ensuite, la décompensation s'est traduite par la pratique d'une marge libre en lieu et place de la marge de structure qui comprenait, outre une fraction fixe (taxe, coût de stockage, élément de marge…), une fraction proportionnelle à la cotation du produit sur le marché international.
Cette pratique a conduit à un gonflement des rentes ».
Ainsi, la décompensation a servi à Benkirane pour ses sorties populistes où il ne dit pas toute la vérité. Il a bénéficié de l'aubaine de la baisse des prix à l'international, car dans le cas contraire, le prix à la pompe aurait explosé, et la colère des consommateurs aussi. Il n'a pas contrôlé les ententes illicites entre ces distributeurs, et il n'a rien fait pour réactiver le Conseil de la concurrence.
Il est semble-t-il aisé et confortable de tirer profit de la conjoncture internationale pour obtempérer aux injonctions du FMI sans risque social, puis de lancer des phrases incendiaires contre les pétroliers marocains, sans suite politique, juridique, ou même judiciaire.


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