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Donald Trump sérieusement malmené par le témoignage au Sénat de l'ancien patron du FBI
Publié dans PanoraPost le 09 - 06 - 2017

L'ancien directeur du FBI James Comey, brutalement limogé le 9 avril par le président Donald Trump, a livré son témoignage au Sénat américain. Pendant 2h40, ce jeudi 8 juin, cela a été le grand déballage qui ébranle encore plus cette déjà si frêle administration Trump, bousculée et malmenée par l'impulsivité du milliardaire de la Maison Blanche.
Les 17 sénateurs assis en face de l'ancien premier flic des Etats-Unis voulaient déterminer si les multiples requêtes présidentielles, formulées en tête à tête dans l'intimité du Bureau ovale ou d'un salon de la Maison-Blanche, représentent une entrave à la justice, un délit majeur qui a conduit au lancement par le Congrès de procédures de destitution contre Richard Nixon et Bill Clinton.
Trois jours après le limogeage de James Comey, le 12 mai donc, Donald Trump tweettait ceci : « James Comey ferait bien d'espérer qu'il n'y a pas d'enregistrements de nos conversations avant de commencer à les faire fuiter dans la presse ». Riposte immédiate de l'intéressé : « Oh seigneur, j'espère qu'il y a des enregistrements ! », puis, s'adressant à son ancien patron, il a ajouté : « Allez-y, ça ne me pose pas de problème ».
Et moins d'une semaine plus tard, le département de la Justice nommait un procureur spécial, Robert Mueller, et le chargeait de faire la lumière sur l'enquête russe, et de déterminer s'il y a eu collusion entre l'équipe de campagne de Trump et Moscou. Alors que James Comey s'est dit « certain » que l'enquête couvre désormais la question d'une éventuelle obstruction à la justice, le procureur pourrait demander que ces enregistrements, s'ils existent, lui soient remis, ou convoquer Donald Trump pour une déposition sous serment.
Qu'est-ce qu'a dit Comey aux Sénateurs, et aux millions de téléspectateurs devant leurs écrans ? En fat, dès mercredi, l'ancien directeur du FBI avait adressé une déclaration écrite au Sénat, qui l'avait mise en ligne. L'ex-patron de la police judiciaire y reproduit les notes rédigées à l'issue de chacune de ses conversations en tête à tête avec Trump – trois rencontres à la Trump Tower de New York, début janvier, puis à la Maison-Blanche, après l'entrée en fonction du nouveau président. Et six coups de fil, le dernier le 11 avril.
James Comey dit avoir reçu « comme un ordre » le souhait exprimé par le président, le 14 février, que le FBI laisse tomber son enquête sur Michael Flynn, limogé la veille, après la révélation de ses contacts répétés avec la Russie. « Il est le président des Etats-Unis, seul avec moi, il dit qu'il espère ceci, je l'ai interprété comme une demande de sa part ; j'étais tellement stupéfait par la conversation que j'en suis resté bouche bée », a insisté Comey… L'ancien patron du FBI a aussi confirmé que Donald Trump l'avait pressé, plusieurs fois, de déclarer publiquement qu'il n'était « pas personnellement sous enquête ». Ce qu'il s'était bien gardé de faire.
A la question des sénateurs de savoir pour quelle raison il avait consigné ses entretiens avec le président par écrit, Comey répond : « Je m'inquiétais du fait qu'il pourrait mentir sur la nature de nos réunions. Donc j'ai pensé important de les documenter ».
L'ancien chef du FBI a aussi confirmé que Trump lui avait demandé sa « loyauté », alors même qu'il supervisait les investigations sur cette éventuelle collusion entre des membres de l'équipe de campagne du républicain et la Russie pendant la campagne présidentielle de 2016. « Mon bon sens me disait qu'il voulait quelque chose en échange de m'accorder ma demande de rester à mon poste », a-t-il dit, alors que son mandat courait jusqu'en 2023.
Les sénateurs républicains ont vu une contradiction dans le témoignage. S'il était si choqué par le comportement du milliardaire, si un délit avait été commis, pourquoi ne l'a-t-il pas dénoncé ? Pourquoi n'a-t-il pas démissionné ? Et pourquoi ne pas avoir accédé aux demandes du président qui souhaitait que le FBI confirme publiquement qu'il n'était pas lui-même soupçonné de collusion avec la Russie ? Comey a expliqué n'avoir pas voulu faire d'exception à la règle de mutisme de la police fédérale, et déclaré qu'il était vrai que le milliardaire n'était pas ciblé, du moins avant son départ...
Comey a en revanche refusé plusieurs questions : « Je ne peux répondre publiquement », a-t-il objecté à propos de l'enquête criminelle sur Flynn. Même mutisme au sujet d'éventuels documents salaces, à l'aide desquels Moscou pourrait faire chanter Trump. Ces réponses, il les garde pour les auditions à huis clos et pour Robert Mueller, le procureur spécial de l'enquête russe.


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