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L'heure de vérité dans les rapports entre le Royaume du Maroc et ses alliés européens
Publié dans PanoraPost le 19 - 05 - 2021


a sonné, affirme le politologue, Mustapha Tossa.
"Dans les chancelleries européennes, le Maroc doit être un sujet de discussions intenses, d'analyses permanentes. L'heure est au décryptage des multiples messages que le Royaume envoie aux capitales de l'Europe. L'heure n'est plus au faux semblant, au double discours, à la schizophrénie diplomatique. L'heure est à la clarification des enjeux et des intérêts mutuels, à la reconfiguration des rapports à la lumière des accélérations de l'histoire qu'a connues le conflit du Sahara marocain", souligne le politologue dans une analyse publiée mercredi sur le site Atlasinfo.
"Aujourd'hui, le Maroc ne peut pas continuer à être le gendarme efficace de l'Europe dans son flanc sud, le pays qui veille sur sa stabilité et ses équilibres, qui participe à sa sécurité et à son essor économique, et en même temps être traité avec de la confusion, de la duplicité à base d'attitudes hypocrites et d'intérêts égoïstes", relève l'éditorialiste dans cette analyse sous le titre "L'heure de vérité de l'Europe avec le Maroc".
Depuis la reconnaissance américaine de la souveraineté entière du Royaume sur son Sahara, le Maroc espérait légitimement que ses alliées et ses amis européens avec lesquels il entretient un partenariat stratégique, durement acquis, allait s'engouffrer dans cette voie et donner à cette reconnaissance une ampleur mondiale qui clôt définitivement un conflit artificiellement entretenu depuis plus de quarante ans, poursuit le politologue.
Toutefois, contrairement à ces attentes, la diplomatie marocaine a été "surprise" de constater que non seulement certains pays européens n'ont pas soutenu le "grand tournant" américain sur le destin de l'Afrique du Nord, mais pire, quelques "mauvaises volontés" ont adopté une démarche qui en compliquent les rouages et brouillent le message", fait-il observer.
A ce titre, il cite l'exemple de l'Allemagne, qui par une somme d'attitudes "hostiles, se comporte avec le Maroc comme s'il était un "ennemi à combattre, un pays à affaiblir". L'Espagne, de son côté, se livre au jeu de "postures à double visage". D'un côté la proclamation d'un partenariat stratégique et des relations de bon voisinage, de l'autre l'accueil en douce de l'ennemi public numéro un du Royaume, le chef des milices séparatistes du Polisario, le dénommé Brahim Ghali, sous une fausse identité algérienne et avec un vrai faux passeport diplomatique délivré par Alger, sous de fallacieuses raisons humanitaires, souligne le politologue.
Selon Mustapha Tossa, dans cette crise, la reconnaissance américaine a servi de "révélateur des contradictions" de certains pays européens, qui veulent par la "force des choses" que "le Maroc soit un ami fidèle, un allié efficace, un ardent défenseur de leurs intérêts aux portes de l'Afrique et sur la Méditerranée occidentale. Et en même temps, ils adoptent des attitudes qui le maintiennent dans la dépendance, dans le conflit permanent".
Il s'agit, poursuit le politologue, d'attitudes qui continuent de nourrir une crise frontalière avec l'Algérie pour laquelle le Royaume alloue un "immense budget de défense et d'investissements", ajoutant que ces efforts se font au détriment de la nécessité de consacrer ses richesses et ses énergies à assurer de solides rampes pour son décollage économique.
"Et quand la diplomatie marocaine interpelle ces alliés sur ces choix contradictoires, aussi bien Madrid que Berlin jouent les ébahis et les surpris, ceux qui découvrent brusquement qu'on ne peut pas jouer, sans casse ni conséquences sur les deux tableaux, celui de l'alliance indispensable avec le Maroc et celui de l'atteinte permanente à ses intérêts vitaux", souligne le politologue.
Et de poursuivre que le message marocain à destination de l'Europe est "qu'il est temps d'abandonner cette zone grise de la posture à multiples facettes", faisant observer que le Maroc a "envie et besoin de clôturer définitivement cette hémorragie sécuritaire et économique autour de la crise des frontières avec l'Algérie et la Mauritanie et il a besoin pour cela d'un positionnement européen limpide qui prend en considération les énormes intérêts de l'Europe dans cette région stratégique qu'est l'Afrique du Nord".
M. Tossa relève en ce sens qu'il est clair aujourd'hui que cette Europe qui a montré son inquiétude face aux possibles vagues migratoires en provenance de l'Afrique aura dans l'urgence à penser une position commune pour défendre ses intérêts.
"Ou cette Europe encourage la stabilité politique et consolide son partenariat stratégique avec le Maroc, un pays clé de la région, une incontournable puissance régionale, ou elle fait le choix de continuer à naviguer dans les eaux troubles de la connivence avec les forces du mal, du chaos, de la guerre et de la déstabilisation qu'incarne le régime algérien et sa marionnette militaire le Polisario", estime-t-il.
Et de conclure que "l'heure de vérité dans les rapports entre le Royaume du Maroc et ses alliés européens a sonné. Et comme il est inimaginable que le Maroc puisse abandonner un seul mètre de sa souveraineté sur son Sahara historique, il est à parier qu'il est entré dans une imparable logique de vérité dans sa manière de penser ses futurs rapports avec l'Europe jusqu'à obtenir satisfaction et ce quel qu'en soit le prix politique".


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