Le Maroc renforce sa puissance aérienne avec la réception d'un nouveau lot d'AH-64E Apache    Coopération militaire : L'inspecteur général des FAR en Mauritanie    GITEX Africa Morocco 2026 : ouverture de la 4e édition à Marrakech    IA au Maroc : un cap affirmé pour une technologie éthique et responsable    Mali : La cybercriminalité gagne du terrain    Artisanat africain : la Côte d'Ivoire à l'honneur au SIARC 2026    Commerce traditionnel : z.systems lève 1,65 M$ pour accélérer la digitalisation    Terrorisme : Démantèlement d'une cellule soupçonnée d'avoir commis des actes criminels    Morocco enhances air force with second batch of AH-64E Apache helicopters    Mondial 2026 : les Léopards récompensés en héros par Tshisekedi    Algeria aims for Pan-African Parliament presidency    Morocco–Egypt: Beyond diplomatic embraces, Rabat sends firm messages to Cairo    Morocco dismantles extremist cell behind rural robberies    Dakar : une exposition redonne vie aux femmes oubliées de l'histoire    Parlement: Les responsables des deux Chambres s'entretiennent avec le président du Mercosur    Abdelhamid Ait Boudlal sur les tablettes d'un cador allemand ?    Coopération et échange d'expériences entre El Adaoui et une délégation d'Eswatini    Comediablanca : Un retour magistral pour sa 3e édition    Top Event présente la pièce « Chers Parents »    L'Egypte salue le rôle de SM le Roi, Président du Comité Al-Qods, dans le soutien à la cause palestinienne et les initiatives royales au niveau africain    Présidence du Parlement panafricain : l'Algérie en lice, le Maroc en position d'arbitre    Aéroport de Paris-Orly : un avion d'easyJet contraint de retarder son atterrissage après des tirs de mortier    Marrakech: Saisie de 17.586 comprimés psychotropes et arrestation de quatre personnes    Réforme de la santé : fin du programme de réhabilitation de 1.400 centres de soins primaires    Le Caire tranche en faveur de Rabat : un soutien égyptien explicite à la marocanité du Sahara qui bouscule les calculs d'Alger et conforte l'avantage diplomatique du Maroc    Le Caire: Bourita s'entretient avec son homologue égyptien    Football U17 : Les jeunes marocains maîtres de l'Afrique du Nord    Journées du Patrimoine 2026 : Une immersion unique dans la mémoire de la ville ocre    Love Brand Morocco 2026 : Excelo parmi les marques les plus plébiscitées par les Marocains    Casablanca : Cosumar lance une unité de production de CO2 liquide alimentaire    MDS 2026 : Mohamed El Morabity en haut du podium de la deuxième étape    The Arab Republic of Egypt reaffirmed on Monday in Cairo its support for the territorial integrity of the Kingdom of Morocco, as well as for the latest Security Council resolution and a consensual political solution.    Mondial 2026 : la FIFA impose ses règles, le Maroc prêt au combat    Le nouveau joyau Elian Haddadi dans le viseur des géants européens    Maroc-Egypte : Akhannouch au Caire à la tête d'une délégation ministérielle    Innovation entrepreneuriale : Morocco Accelerator lance sa 2e cohorte de startups    Bourse : test grandeur nature pour le marché à terme    Botola Pro D2 : le Widad Témara s'empare du fauteuil de leader, la course à la montée relancée    Conflit au MO : l'Iran intensifie ses frappes et met en garde Trump contre une escalade majeure    Maroc Fashion Week 2026 : Marrakech au cœur d'une nouvelle dynamique créative    Akhannouch au Caire pour accélérer le partenariat stratégique Maroc-Egypte    L'Iran dit se préparer à imposer des conditions pour la circulation à Ormuz    Espagne : L'expulsion d'une Marocaine annulée pour violation du droit à la défense    Yassine Gessime et Samir El Mourabet : Les deux Lions d'Alsace    Larache: caravane médicale organisée par la MGPAP    Khénifra : un forum pour guider les élèves vers des choix post-bac    La 21e édition du festival international des nomades s'ouvre à M'Hamid El Ghizlane    Radisson Pursuit : une course immersive au Maroc pour une cause solidaire    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Les 5 #Fails d'Abdelaziz El Omari à la mairie de Casablanca
Publié dans Yabiladi le 19 - 01 - 2021

L'image d'un maire de la ville qui claque la porte du PJD à cause de la normalisation mais refuse de reconnaitre sa responsabilité dans plusieurs dossiers en interne a choqué plus d'un. Voici les #fails de la gestion de la ville de Casablanca par le maire Abdelaziz El Omari.
Cette semaine, Abdelaziz El Omari, pourtant connu pour être «trop discret» a créé la surprise, en annonçant sa démission du secrétariat général du PJD. Motif : son opposition à la normalisation des relations diplomatiques entre le Maroc et Israël. Celles et ceux qui caressaient l'espoir de voir le maire de Casablanca démissionner pour la mauvaise gestion de la capitale économique devront ronger leur frein. A l'instar de la dernière crise avec les inondations de Casablanca, celui qui a succédé à Mohamed Sajid en 2015 n'en démord pas : «plaigniez-vous auprès de Lydec». Retour sur les 5 #fails qui auront marqué ces 5 années de mandat El Omari.
1. Casaflouka... bis repetita !
La ville de Casablanca grandit de manière rapide, mais les infrastructures du réseau d'assassinissement de la plus grande ville du royaume sont souvent sous dimmensionnées quant elles ne sont pas tout simplement absentes. Les pluies diluviennes qui se sont abattues sur la capitale économique, en ce début 2021, a ainsi provoqué d'importants dégâts et bloqué d'importants axes routiers. Alors que la crise enflait tout au long de la semaine, il a fallu attendre le vendredi pour que le conseil de la ville daigne programmer une «réunion d'urgence» avec le délégataire. La rencontre se conclut sans définir les responsabilités.
Plus tard, le maire de Casablanca a préféré renvoyé la balle de la responsabilité des dégâts occasionnés par les pluies à la Lydec, en invitant même ceux lésés à saisir le délégataire pour tout dédommagement et en rappelant que le rôle du conseil se limite à exercer un contrôle sur le travail de l'entreprise.
2. Surdité du maire quand au calvaire des usagers des transports
Depuis décembre dernier, dix stations du tramway de Casablanca sont hors service, suite à l'effondrement, le 18 décembre dernier, d'une partie de la façade de l'hôtel Lincoln, au centre-ville. Le trafic continue d'être perturbé au niveau de la ligne 1 du tramway casablancais, obligeant des Casablancais à recourir à d'autres moyens de transport, à marcher ou à trouver des raccourcis pour arriver à leurs destinations. Aucune urgence pour celui qui n'a pas à utiliser ce mode de transport en commun au quotidien.
Une inertie peu étonnante lorsque l'on se rappelle de l'épisode des autobus de M'dina Bus. C'est aussi au maire que la ville doit la résiliation du contrat avec l'ex-délégataire, avant même de parvenir à conclure un nouveau avec son successeur, créant ainsi la pagaille pour les Casablancais qui se sont retrouvés sans bus du jour au lendemain.
3. Une armada de SDL pour déléguer sans véritablement contrôler
Le problème des bus est symptomatique d'une gestion déléguée sans contrôle. En effet, la mairie de la ville, sous El Omari a délégué la gestion du dossier des bus à l'Etablissement de coopération intercommunale (ECI) du Grand Casablanca, qui a très mal géré la situation. Les Casablancais ont ainsi dû payer cher, que ce soit pour les jours passés sans bus, ou encore la venue du nouveau délégataire Alsa, sans pour autant que les véhicules promis par la ville ne soient disponibles. D'ailleurs, les 700 nouveaux bus promis pour décembre n'ont toujours pas été mis en circulation et les citoyens continuent d'emprunter des bus d'occasion achetés à la va-vite.
A cela s'ajoute le contrôle des SDL qui échappe au maire de la ville. Le scandale du Stade Mohammed V et l'état catastrophique de sa pelouse, immortalisés par des images de Arriyadia, témoignent aussi des lacunes structurelles pour la capitale évonomique du royaume. Le maire laisse la SDL Casa Events seule face aux mécontements des citoyens, n'assumant aucune responsabilité quant aux fermetures intempestives du stade malgré les coûteux travaux.
4. Une ville qui croule sous les ordures
La gestion du dossier des ordures ménagères pique le nee. Ainsi, en 2017, les tensions entre le Conseil de la ville et la société Sita Blanca, filiale de Suez, ont été conclues par la résiliation de son contrat en septembre 2016. Abdelaziz El Omari adore résilier les contrats de manière brutale sans proposer d'alternative. La ville dira aussi adieu à Averda, laissant les Casablancais crouler sous les ordures.
Le plus grave sur ce dossier reste la gestion de la décharge de Médiouna. Lexiviats dangereux pour les riverains, odeurs nauséabondes qui ont envahi la ville, le temps de réaction de la mairie n'aura pas été à la hauteur du problème. Là-aussi, Abdelaziz El Omari a préféré résilier le contrat avec Ecomed et attendre plusieurs mois avant de lancer un appel d'offres, qui sera reporté maintes fois, obligeant la ville à choisir une alternative en catastrophe.
5. Une gestion catastrophique du patrimoine
La gestion du patrimoine de Casablanca est un lourd et encombrant héritage que les différents maires se passent comme une patate chaude. l'un des fails de l'actuel maire de la ville. Bien que le dossier de l'hôtel Lincoln traine depuis plusieurs années, ses ruines dangereuses ont encore fait parler d'elles sous le mandat de l'actuel maire. Là encore, la passivité de Casa Patrimoine, SDL créé par la ville pour la réhabilitation, la sauvegarde et la valorisation du patrimoine culturel, matériel, immatériel et naturel est remise en question.
Autre exemple du peu de considération pour la sauvegarde du patrimoine de Casablanca, la démolition de la Villa Mauvillier en juin 2020 par les autorités locales. Ce bâtiment construit dans les années 30 faisait partie du patrimoine historique et architectural de la capitale économique.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.