L'Association des travailleurs et immigrés marocains d'Espagne (ATIME) est portée disparue. Faisant l'objet de recherches de la part du ministère espagnol de l'Emploi, l'association doit, en effet, justifier une subvention de 620 000 euros qu'elle avait reçue en 2010. L'Association des travailleurs et immigrés marocains d'Espagne (ATIME) semble avoir plié bagages. Cela fait près d'un an que ses dirigeants sont, en effet, recherchés par le ministère espagnol de l'Emploi et de la Sécurité sociale. Selon l'agence de presse espagnole Europa Press, ces derniers devraient justifier une subvention de 620 000 euros dont l'association avait bénéficié en 2010. L'alerte a été donnée lorsque l'ATIME a manqué, pour la première fois de son histoire, le Forum européen sur l'intégration (Europeen Integration Forum), événement qui réunit chaque année les représentants des organisations de la société civile actives dans le domaine de l'intégration des immigrés. Depuis, le ministère espagnol de l'Emploi est à la recherche de ses traces, en vain. Aucune trace Le département a, d'abord, envoyé plusieurs courriers électroniques aux intéressés avant qu'ils ne soient retournés, à chaque fois, avec la mention «destinataire inconnu». Le ministère a ensuite tenté de joindre l'association par téléphone, mais tous les numéros de fixe et mobile qui étaient en leur possession avaient «cessé d'exister», explique la même source. Des représentants du ministère ont alors fait le déplacement au siège de l'ATIME, à Madrid, pour tenter d'en savoir plus. Les bureaux de l'association étaient bel et bien fermés. Cerise sur le gâteau : le nom du domaine internet www.atime.es n'existe plus. Il a été mis en vente. Aujourd'hui, l'association fondée en 1989 dans l'objectif de défendre les intérêts des travailleurs et immigrés marocains résidant en Espagne et qui compte plus de 15 000 membres, reste introuvable. Dans une annonce, publiée lundi 24 septembre au Bulletin officiel, le ministère espagnol de l'Emploi prévient que l'ATIM risque une procédure de rétablissement si elle ne présente pas les justifications requises dans un délai de 15 jours.