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Liberté d'expression : Driss Ajbali, responsable du CCME, veut museler Yabiladi.com
Publié dans Yabiladi le 02 - 10 - 2012

Vous connaissez le 1er site d'information au Maroc à être attaqué en justice au Maroc ? Bingo c'est Yabiladi.com. C'est un triste titre dont nous nous serions bien passés, mais il semblerait que notre indépendance et notre curiosité pour la gestion des deniers publics aient irrité Driss Ajbali, responsable du Conseil de la Communauté Marocaine à l'Etranger (CCME). Explications.
Jeudi 20 septembre 2012, nous avons reçu une convocation au tribunal pour le 8 octobre 2012 au tribunal de Aïn Sebaâ à Casablanca. Driss Ajbali, responsable au sein du CCME, attaque Web Stratégie, société éditrice du portail Yabiladi.com, pour «insultes, diffamations et atteinte à son honneur» sur la base d'un article documenté que nous avons publié le 29 juillet 2012 intitulé : «Argent public : le fabuleux train de vie d'un salarié du CCME». Les principaux éléments que nous avons évoqués portent sur le coût de ce salarié pour le CCME (environ 1 million de dirhams), les très nombreux voyages en classe affaire, ainsi qu'un voyage en Thaïlande.
En réponse, le coordinateur général d'une institution publique dédiée aux Marocains résidant à l'étranger (MRE) poursuit en justice le principal média à destination de cette diaspora. Pour museler un média indépendant qui s'intéresse un peu trop à l'utilisation de l'argent public, il a voulu frapper fort en demandant un très gros montant pour dommages et intérêts : 500 000 dirhams (environ 45 000 €) !
Wanted : Yabiladi.com, 500 000 DH
C'est évidemment une somme record qui est, peut être, proportionnelle à l'impact de nos révélations précédentes et surtout celles à venir. En effet, Driss Ajbali semble irrité par nos questions dérangeantes puisqu'il va en justice et refuse de nous donner des éléments de réponse.
Pourtant, avant même la publication de l'article en question, le 19 juillet 2012, j'ai personnellement envoyé un email à Driss Ajbali, avec en copie le président du CCME, Driss El Yazami, ainsi que le secrétaire général, Abdellah Boussouf et deux autres proches collaborateurs. Sur la base de nombreux documents en ma possession, je pose au concerné les questions qui me semblent légitimes et l'invite ainsi à donner sa version des faits pour ne pas écrire un papier à charge.
Le 25 juillet, ne voyant aucune réaction, j'appelle l'un des destinataires pour vérifier qu'ils ont bien reçu l'email. Il me le confirme laconiquement sans s'épancher plus sur le sujet. Mes questions sont-elles si gênantes ? Le 26 juillet, je décide tout de même de relancer les mêmes personnes. Toujours rien ! Le 29 juillet, je publie l'article qui, malheureusement, ne contient pas la version de l'intéressé qui a préféré s'enfoncer dans un mutisme qui ne lui ressemble guerre. Par souci de précision et par déontologie je me limite à présenter les faits et je prends garde d'user du conditionnel ou de la forme interrogative lorsque j'émets des hypothèses.
Appliquons la nouvelle constitution
Alors que la nouvelle constitution a consacré le principe de reddition des comptes, alors que le Conseil National des Droits de l'Homme, présidé lui aussi par Driss El Yazami, planche sur le droit d'accès à l'information, alors que le roi Mohammed VI insiste à chaque discours sur la bonne gouvernance, n'hésitant pas à s'impliquer personnellement dans l'affaire qui a vu l'arrestation d'une centaine de policiers et douaniers qui rackettaient les MRE à des postes frontières, un salarié du CCME défie tout le monde, dans une interview au Canard Libéré, insulte les associations de la diaspora qui ont osé l'interpeller, attaque Nezha El Ouafi, une députée marocaine qui a l'outrecuidance de demander des comptes, pour finir, dénigre le média de référence pour les MRE et nous poursuit en justice.
Les méthodes de Driss Ajbali constituent une réelle menace pour la relation entre le Maroc et sa diaspora, car laisser un responsable d'une institution telle que le CCME répondre aux demandes citoyennes des MRE par l'invective, la menace et le harcèlement judiciaire risque d'anéantir tous les efforts entrepris par de nombreux acteurs publics et privés.
La diaspora, le dindon de la farce…
Au-delà, le comportement et les agissements de Driss Ajbali constituent un précédent grave pour le processus qui mène vers la bonne gouvernance que le Maroc souhaite voire aboutir. Ils constituent également un signal désastreux à tout le secteur de la presse électronique qui essaie d'émerger au Maroc et que nous tentons tous ensemble (Yabiladi.com est membre de la commission ministérielle pour l'élaboration de la réglementation du secteur de la presse électronique) de structurer en préservant ses libertés tout en veillant à empêcher les dérapages.
Malgré toutes les intimidations, nous restons sereins et continuerons à faire preuve de responsabilité. Nous présenterons tous les documents utiles à la justice pour prouver notre bonne foi et démontrer que nos questions sont légitimes. Le juge aura la responsabilité de s'exprimer sur le caractère diffamant ou non de notre article. Les responsables hiérarchiques du CCME devront assumer, quant à eux, la fuite en avant de leur coordinateur général avec tous les dégâts causés dans la relation de l'institution avec les différents acteurs de la diaspora. Quel que soit le verdict, une chose est sure, l'attitude de Driss Ajbali, coordinateur général du CCME, ne sert pas les intérêts de la communauté marocaine à l'étranger.


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