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Le Maroc «considère sa coopération avec Israël comme moyen de dissuasion» du Polisario
Publié dans Yabiladi le 06 - 12 - 2022

Dans un nouveau rapport, le Middle East Institute, basé à Washington, a estimé le Maroc considère sa coopération militaire avec Israël comme un moyen de dissuasion potentiel contre l'agression du Front Polisario et, dans une moindre mesure, de l'Algérie.
Depuis sa signature en décembre 2020, l'accord de normalisation entre le Maroc et Israël a évolué. Il est ainsi passé d'un outil assurant une reconnaissance américaine «tant attendue» de la marocanité du Sahara à un «partenariat stratégique plus large avec Israël», indique cette semaine le Think tank américain Middle East Institute (MEI).
Dans une analyse intitulée «Le Maroc et Israël, opportunités économiques, incitations militaires et aléas moraux», Intissar Fakir, chercheuse principale et directrice du programme Afrique du Nord et Sahel du MEI, rappelle que sur le plan géopolitique, la relation entre Rabat et Tel Aviv «offre des avantages évidents aux deux parties». «Pour le Maroc, elle offre un accès manifeste à la sécurité et à la coopération militaire israéliennes, et pour Israël une plus grande acceptation, présence et influence potentielle en Afrique du Nord», rappelle-t-elle, en soulignant que «ces liens ont déjà enflammé les tensions régionales alors que l'Algérie se lasse de l'ampleur de la coopération militaire du Maroc et de ses achats de matériel».
Une «alliance naissante» basée sur une histoire commune
Dans son analyse, la chercheuse explique que le Maroc et Israël ont construit leur alliance naissante «sur une histoire et des flux de population communs». «Le Maroc s'est appuyé sur cette histoire pour promouvoir la normalisation au niveau national», ajoute-t-elle, en notant que la monarchie marocaine «a marché sur une ligne fine, approuvant l'alliance avec Israël tout en jurant de soutenir les droits des Palestiniens et une solution à deux Etats». «Le glissement de la politique israélienne vers la droite pourrait compliquer cela, mais il est peu probable qu'il fasse dérailler l'alliance», fait-elle remarquer.
Le document ajoute que «les perceptions populaires au Maroc de l'accord de normalisation et des relations bilatérales sont nuancées et reflètent davantage des considérations plus fondées parmi le public». «Cela contraste avec le manque d'effort politique intérieur pour s'opposer à l'alliance et témoigne d'un sentiment populaire compliqué et en évolution», note-t-on.
L'analyse insiste sur la coopération militaire, rappelant qu'Israël «offre un avantage important à l'armée marocaine, qui est désireuse d'améliorer ses capacités grâce à l'accès à la technologie israélienne, en particulier les drones» et ajoutant que «le Maroc considère de plus en plus la coopération militaire avec Israël comme un moyen de dissuasion potentiel à l'agression du Front Polisario (et, dans une moindre mesure, de l'Algérie)». «Cependant, cette posture et sa récente vague d'achats d'armes aggravent les tensions diplomatiques avec Alger», met-on en garde.
Des facteurs qui «aggravent l'enivrante tension diplomatique» entre Rabat et Alger
En effet, la chercheuse estime que «bien que les responsables marocains minimisent la possibilité d'une confrontation armée avec l'Algérie, ils sont parfaitement conscients de la supériorité d'Alger en matière d'armement et d'équipement et de l'augmentation de ses dépenses d'armement». «L'accès du Maroc à la technologie israélienne, en particulier aux véhicules aériens sans pilote (UAV)» lui permet toutefois de «faire un bond en avant dans le renforcement de sa puissance militaire». Elle rappelle que l'accord de coopération militaire avec Israël comprenait un plan de construction de deux usines de drones au Maroc pour produire des drones Harop.
Cependant, «rien de tout cela n'augure bien pour la prévisibilité régionale», car le dilemme sécuritaire est «sur la pente glissante entre assurer des défenses et une dissuasion adéquates et créer une perception accrue du Maroc comme une menace pour l'Algérie». La chercheuse rappelle que dans l'état actuel des choses, «la doctrine militaire algérienne identifie déjà le Maroc comme une menace expansionniste agressive».
«La relation croissante du Maroc avec Israël vise à renforcer sa position dans la région, notamment par rapport à celle de l'Algérie, et se confond avec la volonté d'Alger de repousser sa position au Sahara Occidental et ses ambitions géopolitiques. De telles idées préconçues contribuent et aggravent l'enivrante tension diplomatique entre les deux pays fortement armés», met-elle en garde, en reconnaissant que «le Maroc et l'Algérie pourraient bien se retrouver confrontés à des tensions accrues, en particulier compte tenu de la rhétorique enflammée et du manque d'efforts pour désamorcer».


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