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Législatives anticipées (France) : Le barrage républicain écarte le RN, Karim Ben Cheikh (NFP) gagne au Maroc
Publié dans Yabiladi le 08 - 07 - 2024

Dimanche 7 juillet, les Français ont voté pour le second tour des législatives anticipées, marquées par une large victoire du Nouveau Front Populaire (NFP). La coalition de gauche, menée par Karim Ben Cheikh dans la 9e circonscription, obtient entre 177 et 192 sièges à l'Assemblée nationale, devançant le camp présidentiel (152 à 158 sièges) et le Rassemblement National (138 à 145 sièges). L'absence de majorité absolue ouvre une période de flottement politique inédite sous la Cinquième République. Le président Emmanuel Macron attend la constitution de la nouvelle Assemblée pour définir ses prochaines actions.
Ce dimanche 7 juillet, 49,3 millions d'électeurs français étaient appelés aux urnes pour le second tour des législatives anticipées, afin d'élire les députés qui siègeront à l'Assemblée nationale et potentiellement, en cas de majorité absolue, désigner le futur Premier ministre. Lors du premier tour, le Rassemblement National (RN) avait largement dominé avec 33,15% des voix. Ainsi, la véritable surprise de ce second tour réside dans le fait que le RN et ses alliés accèdent à la troisième position. Le «barrage républicain» a fonctionné, avec des désistements stratégiques des candidats de gauche et de droite dans de nombreuses circonscriptions pour faire front au RN, menant à une mobilisation massive et à une baisse de l'abstention en France.
Le NFP écrase le scrutin
Les résultats électoraux au Maroc révèlent des tendances politiques distinctes selon les villes. Karim Ben Cheikh du Nouveau Front Populaire (NFP) a largement dominé à Rabat, Casablanca, Fès et Tanger, obtenant une majorité écrasante des voix dans ces villes.
Effectivement, à Rabat, le candidat du NFP a obtenu 79,73% des voix avec 2 552 votes, contre 20,27% pour Samira Djouadi (Renaissance) avec 649 votes. Casablanca affiche également une forte dominance de la gauche, avec 4 923 votes (73,86%) pour Ben Cheikh contre 1 742 votes (26,14%) pour Djouadi. À Fès, le candidat NFP a obtenu 606 votes (79,22%) tandis que Djouadi en a recueilli 159 (20,78%). Tanger présente un schéma similaire, avec 619 votes (79,77%) pour Ben Cheikh et 157 votes (20,23%) pour Djouadi.
Toutefois, Marrakech et Agadir ont présenté des résultats beaucoup plus serrés. Ces villes, connues pour abriter une proportion importante d'électeurs français traditionnellement enclins à voter pour l'extrême droite, ont vu une mobilisation plus importante en faveur de la candidate de la Renaissance. À Marrakech, le NFP a remporté 52,51% des voix contre 47,49% pour la Renaissance, tandis qu'à Agadir, les scores étaient de 59,67% contre 40,33% respectivement.
©Yabiladi
Une forte abstention
Le taux de participation au Maroc a été relativement faible, avec 35,45% de participation globale. Sur les 41 312 électeurs inscrits, seulement 14 648 ont voté. Rabat a enregistré le taux de participation le plus élevé à 39,71%, suivi de Casablanca à 36,30%. Marrakech et Agadir ont des taux de participation similaires, autour de 32%. Fès, en revanche, a le taux de participation le plus bas avec 31,57%. Malgré ces chiffres, la participation au Maroc est supérieure à celle des autres pays de la région de la 9ème circonscription des Français de l'étranger, qui regroupe le Maghreb et l'Afrique de l'Ouest, où le taux de participation atteint péniblement 26,97%.
Les résultats nationaux
Le Nouveau Front Populaire (NFP), coalition de gauche, obtient une majorité relative avec une fourchette estimée de 177 à 192 sièges, selon les projections des instituts de sondage. Ce résultat place le NFP en tête, mais sans atteindre la majorité absolue requise pour gouverner seul. De son côté, le camp présidentiel, avec le mouvement Ensemble !, se classe en deuxième position avec une estimation de 152 à 158 sièges, tandis que le Rassemblement National (RN), malgré une avance significative au premier tour, termine en troisième position avec 138 à 145 sièges.
Cette configuration politique, marquée par l'absence d'une majorité claire, pourrait conduire à une période de flottement et à des négociations intenses pour la formation d'un gouvernement. La situation est inédite sous la Cinquième République, où aucune majorité absolue n'émerge clairement des urnes.
Le président Emmanuel Macron a choisi de ne pas s'exprimer immédiatement, préférant attendre la constitution de la nouvelle Assemblée nationale avant de prendre des décisions. En attendant, le Premier ministre Gabriel Attal a remis sa démission qui a été refusée par le chef d'Etat. G.Attal pourrait être reconduit pour assurer l'intérim jusqu'à la formation d'une nouvelle coalition ou d'un gouvernement de transition.
Article modifié le 08/07/2024 à 13h33


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