Après le 18e congrès de l'Istiqlal, Nizar Baraka continue de placer ses fidèles aux postes décisifs dans l'appareil du parti. Le dernier acte de l'emprise du secrétaire général sur les organes de la formation historique au Maroc, s'est joué samedi à Salé, lors de l'élection du président du conseil national. A l'unanimité, les membres du «parlement du parti» ont élu Abdeljebbar Rachdi aux commandes de cette instance. Le nouveau président est un fidèle de Nizar Baraka. Une proximité qui lui a permis de présider la commission préparatoire du 18e congrès. En revanche, le clan sahraoui, mené par le maire de Laâyoune, Hamdi Ould Errachid, a encaissé un autre revers. Son «candidat», le conseiller parlementaire, Rahal Mekkaoui, n'a pu présenter officiellement sa candidature face à celui désigné par Nizar Baraka. Le clan sahraoui, qui a largement contribué en 2017 à l'élection de Baraka au poste de secrétaire général de l'Istiqlal face à Hamid Chabat, a depuis perdu beaucoup de plumes dans un calcul tribal contre certains ténors du PI au Sahara. Avant la présidence du conseil national, Nizar Baraka a réussi à confier les commandes du groupe des députés de l'Istilqlal à Allal Amraoui. Il a désigné Mustapha Hanine au poste d'inspecteur général du PI et placé Abdelmajid El Fassi, son beau-frère et le fils d'Abbas El Fassi, l'ancien chef du gouvernement, deuxième vice-président de la Chambre des représentants. Article modifié le 09/12/2024 à 13h02